{"id":24237,"date":"2021-03-11T20:39:24","date_gmt":"2021-03-12T00:39:24","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=24237"},"modified":"2021-03-11T20:39:24","modified_gmt":"2021-03-12T00:39:24","slug":"nous-sommes-des-citadins-et-personne-ne-nous-a-parle-des-lycees-agricoles-cultiver-la-terre-un-reve-detudiant-engage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/nous-sommes-des-citadins-et-personne-ne-nous-a-parle-des-lycees-agricoles-cultiver-la-terre-un-reve-detudiant-engage\/","title":{"rendered":"\u00abWe\u2019re city folks, and no one ever told us about agricultural high schools!\u00bb: Farming the land\u2014a dream of a socially conscious student"},"content":{"rendered":"\r\n<p><b>Port\u00e9s par des convictions \u00e9cologiques, des \u00e9tudiants ou des jeunes dipl\u00f4m\u00e9s sans lien familial avec le monde agricole d\u00e9cident de se lancer dans une activit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la terre.\u00a0<\/b><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"js-authors-trigger\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/signataires\/sophie-viguier-vinson\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Sophie Viguier-Vinson<\/a><br \/>Le Monde<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/img.lemde.fr\/2021\/02\/23\/0\/0\/2043\/1359\/664\/0\/75\/0\/22a47d4_653673328-lemonde-perma-hd.jpg\" alt=\"\" width=\"589\" height=\"392\" \/>\r\n<figcaption>FANNY MICHAELIS<\/figcaption>\r\n<\/figure>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rendez-vous \u00e0 la r\u00e9sidence universitaire Francis-de-Croisset, porte de Clignancourt, \u00e0 Paris. C\u2019est l\u2019hiver, on entend la rumeur du p\u00e9riph, mais peu importe. Sur un carr\u00e9 de pelouse allou\u00e9 par le Crous, cinq \u00e9tudiants, membres de l\u2019association \u00e9cologiste Green Wave de Sorbonne Universit\u00e9, inaugurent un potager. Tach\u00e9s de boue jusqu\u2019au masque, ils sont radieux\u00a0!<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00ab\u00a0Nous avons r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 de la terre, des planches, du g\u00e9otextile, emprunt\u00e9 des outils \u00e0 la ferme urbaine La Recyclerie, et nous avons mont\u00e9 les bacs pour bient\u00f4t planter\u00a0\u00bb,<\/em>explique Clara, en master de g\u00e9ographie \u00ab\u00a0alimentation et cultures alimentaires\u00a0\u00bb, qui r\u00eave de devenir productrice de bi\u00e8re artisanale. Elle et Benjamin, son condisciple, ainsi qu\u2019Isabeau, en master de litt\u00e9rature compar\u00e9e, Mathilde en master d\u2019anglais, et Ryan en licence d\u2019histoire, n\u2019avaient \u00e9chang\u00e9 que sur les r\u00e9seaux sociaux \u2013 confinements obligent \u2013 avant de se retrouver \u00ab\u00a0en vrai\u00a0\u00bb pour ce projet de potager.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00ab\u00a0Je me suis beaucoup interrog\u00e9e sur le sens de mes \u00e9tudes d\u00e8s ma pr\u00e9pa litt\u00e9raire, et plus encore depuis le d\u00e9but de la crise sanitaire,\u00a0<\/em>raconte Mathilde.\u00a0<em>L\u2019art pour l\u2019art, \u00e7a me laisse sur ma faim. M\u2019impliquer pour ce potager me fait du bien.\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0De son c\u00f4t\u00e9, Isabeau s\u2019est document\u00e9e sur l\u2019agro\u00e9cologie, la biodiversit\u00e9\u2026\u00a0<em>\u00ab\u00a0L\u2019ancien mod\u00e8le industriel et intensif n\u2019est plus viable,\u00a0<\/em>d\u00e9clare-t-elle.<em>\u00a0Je ne sais pas quelle agriculture urbaine est envisageable, mais nous devons int\u00e9grer cet objectif et pour ma part, je ne pourrais pas me passer de ce rapport \u00e0 la terre.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">M\u00eame certitude pour Ryan\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Je ferai un potager plus tard, c\u2019est l\u2019avenir et \u00e7a me rend heureux.\u00a0\u00bb\u00a0<\/em>Et Benjamin de s\u2019interroger sur le m\u00e9tier d\u2019agriculteur\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Nous sommes des citadins, et personne ne nous a parl\u00e9 des lyc\u00e9es agricoles\u00a0! Ou des dipl\u00f4mes n\u00e9cessaires pour s\u2019installer\u00a0\u00bb<\/em>, regrette-t-il. Il n\u2019est peut-\u00eatre pas trop tard\u2026<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\r\n<p>\u00ab\u00a0Il y a eu chez certains [jeunes] une prise de conscience de la fragilit\u00e9 de la souverainet\u00e9 alimentaire, et qu\u2019il faut d\u00e9velopper les petites fermes pour nourrir la population locale\u00a0\u00bb<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A deux heures de l\u00e0, \u00e0 la ferme bio normande du Bec-Hellouin (Eure), Perrine Herv\u00e9-Gruyer, ex-juriste internationale devenue agricultrice, le constate\u00a0: elle est davantage sollicit\u00e9e depuis le printemps dernier\u00a0: par des jeunes actifs qui souhaitent se reconvertir, par des \u00e9tudiants qui postulent pour des stages ouvriers ou qui veulent un terrain d\u2019\u00e9tudes pour r\u00e9diger un m\u00e9moire\u2026<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00ab\u00a0Le premier confinement a \u00e9t\u00e9 un choc pour beaucoup. Aujourd\u2019hui, certains jeunes ont faim, bon nombre sont toujours tr\u00e8s seuls. Il y a eu chez certains une prise de conscience de la fragilit\u00e9 de la souverainet\u00e9 alimentaire, et qu\u2019il faut d\u00e9velopper les petites fermes pour nourrir la population locale. Et nous allons avoir autant besoin de cerveaux que de bras\u00a0\u00bb<\/em>, note Perrine Herv\u00e9-Gruyer. Des bras qui viennent de tous les milieux, et c\u2019est tant mieux, se r\u00e9jouit Emilie Rousselou, directrice de l\u2019universit\u00e9 Domaine du Possible d\u2019Arles, un site qui propose des formations en agro\u00e9cologie\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0La majorit\u00e9 des jeunes qui viennent se former chez nous ne sont pas enfants d\u2019agriculteurs. Et \u00e7a, c\u2019est nouveau. Ils sont habit\u00e9s par l\u2019urgence de l\u2019autosuffisance alimentaire.\u00a0\u00bb<\/em><sub>Article r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 nos abonn\u00e9s<\/sub>\u00a0Lire aussi\u00a0\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/m-le-mag\/article\/2020\/12\/11\/fermiers-bergers-maraichers-les-nouvelles-stars-de-la-gastronomie_6063064_4500055.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Fermiers urbains, bergers militants, mara\u00eechers bio\u2026 les visages du renouveau paysan<\/a><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Andr\u00e9a Mathez, 27\u00a0ans, n\u2019a pas attendu la crise sanitaire pour entamer sa transition. Apr\u00e8s un double master en d\u00e9veloppement international, agriculture et environnement commenc\u00e9 en\u00a02017 entre Sciences Po et le Kings College de Londres, elle a pris une ann\u00e9e de c\u00e9sure pour travailler quelques mois dans une ferme de permaculture.\u00a0<em>\u00ab\u00a0Cette exp\u00e9rience \u00e9motionnelle et physique du travail agricole m\u2019a boulevers\u00e9e, et a d\u00e9clench\u00e9 une r\u00e9flexion profonde sur la mani\u00e8re dont je pouvais mieux concilier mes travaux de recherche avec ma vie personnelle\u00a0\u00bb,\u00a0<\/em>raconte la jeune femme. Andr\u00e9a, qui envisage d\u2019entamer une th\u00e8se l\u2019an prochain, pense s\u2019installer dans un \u00e9co-lieu.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cl\u00e9ment, fils d\u2019un couple de cadres, a totalement bascul\u00e9 vers cette autre vie dans les champs, quant \u00e0 lui, une fois son dipl\u00f4me de CentraleSupelec en poche, en\u00a02018.\u00a0<em>\u00ab\u00a0Ma formation d\u2019ing\u00e9nieur m\u2019est tomb\u00e9e des mains. J\u2019ai bien eu des cours sur l\u2019\u00e9nergie verte, mais c\u2019\u00e9tait plus ax\u00e9 business qu\u2019\u00e9cologie.\u00a0\u00bb\u00a0<\/em>Apr\u00e8s avoir tent\u00e9 de d\u00e9velopper une entreprise pour la fertilisation des sols par un processus d\u2019urine recycl\u00e9e, et effectu\u00e9 un service civique chez Asterya pour la r\u00e9alisation d\u2019un\u00a0<em>Guide pour agir<\/em>, il le dit comme \u00e7a\u00a0: il a\u00a0<em>\u00ab\u00a0tout quitt\u00e9\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0Il a rejoint le mouvement de La Bascule, qui f\u00e9d\u00e8re des initiatives \u00ab\u00a0durables\u00a0\u00bb, et s\u2019est lanc\u00e9 dans le mara\u00eechage. Doriane, sa compagne, sortie de l\u2019\u00e9cole de commerce Audencia, veut cultiver des plantes aromatiques et m\u00e9dicinales.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\r\n<p>\u00ab\u00a0Ils savent que pour vivre du m\u00e9tier, il faut \u00eatre entrepreneur, comptable, communiquant, manageur, bon sportif, et pas seulement cultivateur\u00a0\u00bb<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nolwenn Thiriet, 24\u00a0ans, dipl\u00f4m\u00e9e de Sciences Po Rennes en 2020, entend maintenant devenir vach\u00e8re \u00e0 la ferme des Petits Chapelais de Chavagne, dans l\u2019Ille-et-Vilaine. Cette fille d\u2019un \u00e9lectricien et d\u2019une aide-soignante a d\u00e9couvert la\u00a0terre lors d\u2019un stage de mara\u00eechage, en parall\u00e8le de ses \u00e9tudes.\u00a0<em>\u00ab\u00a0R\u00e9cemment, j\u2019ai d\u00e9couvert l\u2019\u00e9levage, la connexion avec les animaux, l\u2019empathie et la nouvelle relation au vivant que cela implique, le challenge de penser un mod\u00e8le \u00e9cologique, \u00e9thique et r\u00e9silient.\u00a0\u00bb\u00a0<\/em>Exp\u00e9rience \u00e0 poursuivre, avec ces vaches\u00a0<em>\u00ab\u00a0douces et t\u00eatues\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tous les chemins universitaires peuvent donc mener aux verts p\u00e2turages.\u00a0<em>\u00ab\u00a0En rupture avec l\u2019\u00e9conomie classique et avec la ville qui inqui\u00e8te, ces jeunes dipl\u00f4m\u00e9s pourraient rejoindre\u00a0<\/em><a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/idees\/article\/2019\/11\/29\/les-collapsologues-en-font-ils-trop_6020948_3232.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la cohorte des collapsologues<\/a>\u00a0[th\u00e9oriciens de l\u2019effondrement],<em>\u00a0ou ces survivalistes organis\u00e9s pour la fin des temps. Mais la plupart semblent davantage se tourner vers la coop\u00e9ration, le partage, avec l\u2019objectif de mieux nourrir le plus grand nombre\u00a0\u00bb,\u00a0<\/em>analyse le sociologue Bertrand Vidal, ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Paul-Val\u00e9ry de Montpellier, auteur de\u00a0<em>Survivalisme, \u00eates-vous pr\u00eats pour la fin du monde\u00a0?<\/em>\u00a0(Arkh\u00e9, 2018). Selon lui, ces\u00a0<em>\u00ab\u00a0transitionneurs\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0tr\u00e8s dipl\u00f4m\u00e9s pourraient s\u2019apparenter \u00e0 une cat\u00e9gorie \u00e9mergente, probablement amen\u00e9e \u00e0 cro\u00eetre dans le sillage de la crise sanitaire, qui joue un r\u00f4le de catalyseur.<em>\u00a0\u00ab\u00a0Ils sont globalement issus de la classe cultiv\u00e9e, dont le luxe paradoxal est de rejeter le consum\u00e9risme d\u2019autant plus facilement qu\u2019ils n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 frustr\u00e9s mat\u00e9riellement.\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0Et bien form\u00e9s, ils ont aussi la t\u00eate sur les \u00e9paules, ajoute Emilie Rousselou\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Ils savent que pour vivre du m\u00e9tier, il faut \u00eatre entrepreneur, comptable, communiquant, manageur, bon sportif, et pas seulement cultivateur.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Jamais seul<\/h2>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bonne nouvelle,<em>\u00a0\u00ab\u00a0car des paysans polyvalents et protecteurs de l\u2019environnement, il va en falloir pour remplacer les 45\u00a0% d\u2019agriculteurs qui arriveront \u00e0 l\u2019\u00e2ge de la retraite dans les dix\u00a0ans,<\/em>\u00a0pr\u00e9vient Guillaume Riou, pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration nationale des agriculteurs bio (FNAB).\u00a0<em>Pr\u00e8s de 12\u00a0millions d\u2019hectares pourraient potentiellement se lib\u00e9rer, au risque d\u2019agrandir de grandes exploitations existantes, alors qu\u2019il y a de quoi installer chaque ann\u00e9e plus de mille nouveaux paysans sur 100 hectares chacun\u00a0!\u00a0\u00bb\u00a0<\/em><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le r\u00eave des n\u00e9oruraux \u00e9colos pourrait ainsi rencontrer les besoins du territoire. A condition de d\u00e9crocher un brevet professionnel d\u2019exploitation agricole (BPREA), comprenant 1\u00a0200\u00a0heures de formation environ, pour \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 acheter une surface agricole et b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019aides publiques \u00e0 l\u2019installation\u2026\u00a0<em>\u00ab\u00a0Les candidats devraient \u00eatre mieux accompagn\u00e9s afin d\u2019y acc\u00e9der plus largement, surtout\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/m-perso\/article\/2018\/02\/23\/agriculture-biologique-le-pari-enthousiaste-des-femmes_5261611_4497916.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">les femmes encore sous-repr\u00e9sent\u00e9es<\/a>\u00a0\u00bb,\u00a0<\/em>assure Guillaume Riou.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le d\u00e9fi n\u2019effraie justement pas la jeune Nolwenn Thiriet, qui compte d\u00e9crocher son brevet. Pour se lancer sur 100 hectares\u00a0?\u00a0<em>\u00ab\u00a0Pourquoi pas, mais \u00e0 plusieurs, pour mutualiser les comp\u00e9tences, r\u00e9duire la p\u00e9nibilit\u00e9, les frais, les risques\u2026 et la solitude.\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0Si le \u00ab\u00a0bio\u00a0\u00bb est une \u00e9vidence pour tous, l\u2019aventure doit se vivre sur le mode collectif.<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Port\u00e9s par des convictions \u00e9cologiques, des \u00e9tudiants ou des jeunes dipl\u00f4m\u00e9s sans lien familial avec le monde agricole d\u00e9cident de se lancer dans une activit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la terre.\u00a0 Par\u00a0Sophie Viguier-VinsonLe Monde &nbsp; Rendez-vous \u00e0 la r\u00e9sidence universitaire Francis-de-Croisset, porte de Clignancourt, \u00e0 Paris. C\u2019est l\u2019hiver, on entend la rumeur du p\u00e9riph, mais peu importe.<\/p>","protected":false},"author":33,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":"","rank_math_focus_keyword":"","rank_math_title":"","rank_math_description":"","rank_math_canonical_url":"","rank_math_robots":null,"rank_math_facebook_title":"","rank_math_facebook_description":"","rank_math_twitter_title":"","rank_math_twitter_description":""},"categories":[200],"tags":[],"class_list":["post-24237","post","type-post","status-publish","format-standard","category-ecologie"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24237","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/33"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=24237"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24237\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24237"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=24237"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=24237"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}