{"id":24539,"date":"2021-03-18T03:53:30","date_gmt":"2021-03-18T07:53:30","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=24539"},"modified":"2021-03-18T03:53:30","modified_gmt":"2021-03-18T07:53:30","slug":"marin-dexception-anobli-par-la-reine-dangleterre-pionnier-de-lecologie-et-tue-par-des-pirates-la-vie-romanesque-de-peter-blake","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/marin-dexception-anobli-par-la-reine-dangleterre-pionnier-de-lecologie-et-tue-par-des-pirates-la-vie-romanesque-de-peter-blake\/","title":{"rendered":"An exceptional sailor, knighted by the Queen of England, an environmental pioneer, and killed by pirates: the romantic life of Peter Blake"},"content":{"rendered":"<div class=\"art__brdcrmb block-breadcrumb block-breadcrumb--light\">\n<p>Peter Blake \u00e0 Brest, apr\u00e8s sa victoire dans le Troph\u00e9e Jules Verne, le 1er avril 1994 | BEP\/OUEST FRANCE<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"art__inf\">\n<div class=\"art__auth\">Auteur\u00b7e\u00a0: <a title=\"Julien Lamotte\" href=\"https:\/\/sport.francetvinfo.fr\/redaction\/julien-lamotte\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span class=\"author-name\">Julien Lamotte<\/span><\/a><\/div>\n<\/div>\n<figure class=\"art__fgr article-detail-figure\"><figcaption class=\"art__fgr__lgnd article-detail-legend\">france tv sport\u00a0<\/figcaption><\/figure>\n<div class=\"art__desc\">\n<p><strong>La Coupe de l\u2019America qui se d\u00e9roule en ce moment est l&rsquo;occasion de se souvenir de Peter Blake. L\u00e9gende de l&rsquo;\u00e9preuve, le N\u00e9o-Z\u00e9landais a presque tout gagn\u00e9 sur les mers. Mais il \u00e9tait bien plus que ces victoires. Sa disparition tragique en 2001 a plong\u00e9 le monde de la voile dans un oc\u00e9an de tristesse.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"art__txt rte-text\">\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Tout \u00e7a pour des montres. Oui, des montres. Peter Blake a perdu la vie en d\u00e9fendant son bateau attaqu\u00e9 par des pirates sur les rives de l&rsquo;Amazone, du c\u00f4t\u00e9 de Macapa, au Br\u00e9sil. Ces bandits, surnomm\u00e9s les \u00ab\u00a0ratos d&rsquo;agua\u00a0\u00bb (les rats d&rsquo;eau) ont r\u00e9ussi \u00e0 s&rsquo;\u00e9chapper avec des montres. Blake, lui, n&rsquo;a pas \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la mort. Cela fera vingt ans le 6 d\u00e9cembre prochain.<\/p>\n<p>Une fin s\u00e8che, brutale, inattendue. Comme dans un roman. Peter Blake, par sa corpulence, son charisme et son go\u00fbt de l&rsquo;aventure avait d&rsquo;ailleurs des petits airs de Jack London. <em>\u00ab\u00a0Il suffisait qu&rsquo;il rentre dans une pi\u00e8ce pour savoir qu&rsquo;il \u00e9tait l\u00e0\u00a0\u00bb<\/em> se souvient Dean Barker, l&rsquo;un de ses successeurs \u00e0 la barre <a href=\"https:\/\/sport.francetvinfo.fr\/voile\/coupe-de-lamerica\/coupe-de-lamerica-team-new-zealand-detrone-le-tenant-americain-398277\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">du d\u00e9fi n\u00e9o-z\u00e9landais en America&rsquo;s Cup<\/a>. Avec ses deux m\u00e8tres de haut, sa moustache\u00a0et sa stature de granit, il \u00e9tait de toute fa\u00e7on difficile de le louper.<\/p>\n<h2>Ogre des mers<\/h2>\n<p>Ce qui frappait avant tout chez Blake, avant m\u00eame sa pr\u00e9sence physique, c&rsquo;\u00e9tait ce regard malicieux, d\u00e9pourvu de tout\u00a0cynisme. Mais, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agissait de d\u00e9fier la mer et ses adversaires, Blake retrouvait alors son instinct de tueur. Le navigateur kiwi est le seul \u00e0 avoir remport\u00e9 la Whitbread (course autour du monde en \u00e9quipage et par \u00e9tapes), le Troph\u00e9e Jules Verne (tour\u00a0du monde en \u00e9quipage sans escale et sans assistance) et donc, la Coupe de l&rsquo;America. S&rsquo;il est difficile de comparer les \u00e9poques et les disciplines en voile, il n&rsquo;est pas exag\u00e9r\u00e9 de dire que seul \u00c9ric\u00a0Tabarly pouvait regarder droit dans les yeux ce g\u00e9ant des oc\u00e9ans.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"article-detail--reset-width\">\n<figure class=\"article-detail__inner-figure\"><img decoding=\"async\" class=\"article-detail__inner-img\" src=\"https:\/\/assets.sport.francetvinfo.fr\/sites\/default\/files\/styles\/large_16_9\/public\/2021-02\/000_apw2001010956175.jpg?h=e69dc9ad&amp;itok=aR5Sz6Ek\" alt=\"Peter Blake et ses co\u00e9quipiers paradent dans les rues d'Auckland apr\u00e8s leur victoire en America's Cup, le 24 mai 1995\" \/><figcaption class=\"article-detail__inner-caption\"><span class=\"inner-caption__legend\">Peter Blake et ses co\u00e9quipiers paradent dans les rues d&rsquo;Auckland apr\u00e8s leur victoire en America&rsquo;s Cup, le 24 mai 1995<\/span><span class=\"inner-caption__copyright\">\u00a9 TORSTEN BLACKWOOD \/ AFP<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Comme le Fran\u00e7ais, le natif d&rsquo;Auckland aura influenc\u00e9 des millions de marins dans le monde.<em> \u00ab\u00a0C&rsquo;est un exemple car il a embrass\u00e9 presque tous les domaines de la voile, et avec une r\u00e9ussite \u00e9gale<\/em>, admire Franck Cammas.\u00a0<em>On a toujours l&rsquo;impression de recommencer \u00e0 z\u00e9ro quand on se lance dans une nouvelle aventure. Peter Blake n&rsquo;avait pas peur de ces d\u00e9fis, il ne s&rsquo;interdisait rien, il avait l&rsquo;audace de s&rsquo;attaquer \u00e0 des challenges tr\u00e8s diff\u00e9rents\u00a0qui demandaient \u00e0 chaque fois d&rsquo;autres comp\u00e9tences, d&rsquo;autres \u00e9quipages&#8230;\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Tacticien hors pair, barreur redoutable, aussi \u00e0 l&rsquo;aise entre les bou\u00e9es qu&rsquo;au grand large, Peter Blake avait ce que les marins appellent \u00ab\u00a0le sens de la mer\u00a0\u00bb. On l&rsquo;a ou on ne l&rsquo;a pas. Mais, et ce n&rsquo;est pas un d\u00e9faut, il avait aussi le sens pratique. On ne parvient pas \u00e0 gagner autant de courses sans savoir s&rsquo;entourer des meilleurs. <em>\u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait un leader charismatique, populaire. Il savait aller chercher l&rsquo;argent\u00a0\u00bb<\/em>, se souvient Marc Pajot. D&rsquo;abord barreur puis directeur de course de l&rsquo;\u00e9quipe n\u00e9o-z\u00e9landaise sur l&rsquo;Americas&rsquo;s Cup, Blake remportera par deux fois l&rsquo;aigui\u00e8re d&rsquo;argent. Ce qui lui valut le statut de h\u00e9ros national et l&rsquo;anoblissement par la reine d&rsquo;Angleterre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"article-detail--reset-width\">\n<figure class=\"article-detail__inner-figure\"><img decoding=\"async\" class=\"article-detail__inner-img\" src=\"https:\/\/assets.sport.francetvinfo.fr\/sites\/default\/files\/styles\/large_16_9\/public\/2021-02\/000_apw2000110844124.jpg?itok=JBG71Qdt\" alt=\"Team New Zealand, barr\u00e9 par Peter Blake, lors de l'America's Cup 1995\" \/><figcaption class=\"article-detail__inner-caption\"><span class=\"inner-caption__legend\">Team New Zealand, barr\u00e9 par Peter Blake, lors de l&rsquo;America&rsquo;s Cup 1995<\/span><span class=\"inner-caption__copyright\">\u00a9 MARILYN YOUNG \/ AFP<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sir Peter Blake, donc, a su se servir de son aura pour placer la Nouvelle-Z\u00e9lande au centre des cartes oc\u00e9anographiques. Dans sa lourde foul\u00e9e,<em> \u00ab\u00a0un tout petit\u00a0pays, o\u00f9 il y a plus de moutons que d&rsquo;habitants, est parvenu \u00e0 financer un d\u00e9fi multivictorieux\u00a0sur la Coupe de l&rsquo;America\u00a0\u00bb<\/em>, remarque Marc Pajot. Et il y est arriv\u00e9 sans jamais utiliser la m\u00e9thode forte. Alain Gautier admirait beaucoup la classe du personnage. <em>\u00ab\u00a0Blake \u00e9tait\u00a0tr\u00e8s humble. En Coupe de l&rsquo;America, notamment, il lui arrivait de laisser la place du barreur \u00e0 un co\u00e9quipier pour prendre la bastaque par exemple, ou un autre poste moins prestigieux. Il savait mettre son ego de c\u00f4t\u00e9 pour mettre les bonnes personnes aux bons endroits\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"twitter-tweet twitter-tweet-rendered\"><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Un beau jour, pourtant, celui qui fut ing\u00e9nieur en m\u00e9canique avant de devenir marin, en a eu assez de tout gagner. Assez de la comp\u00e9tition et de la vitesse. Il avait d&rsquo;autres d\u00e9fis, encore plus importants, \u00e0 mener : sensibiliser le monde \u00e0 la protection de la nature et des oc\u00e9ans. Sur son bateau, le Seamaster (anciennement l&rsquo;Antartica de Jean-Louis \u00c9tienne), Peter Blake, soutenu par les Nations Unies, a commenc\u00e9 \u00e0 sillonner la plan\u00e8te pour \u00e9tudier et alerter. L&rsquo;allure avait baiss\u00e9, mais pas sa motivation.<\/p>\n<p>Marc Pajot se souvient : <em>\u00ab\u00a0Il a \u00e9t\u00e9 un des premiers navigateurs \u00e0 avoir une ouverture vers l&rsquo;\u00e9cologie. Aujourd&rsquo;hui tous les marins ont cet esprit. Blake \u00e9tait en ce sens un pr\u00e9curseur\u00a0\u00bb<\/em>. Ce que confirme Franck Cammas : <em>\u00ab\u00a0Il aimait aller d\u00e9couvrir le monde gr\u00e2ce \u00e0 son bateau\u00a0et montrer qu&rsquo;il pouvait mal tourner \u00e9cologiquement, d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. C&rsquo;est une facette remarquable pour quelqu&rsquo;un qui venait de la comp\u00e9tition pure.\u00a0Dans l&rsquo;id\u00e9ologie, on peut dire qu&rsquo;il \u00e9tait dans la m\u00eame lign\u00e9e que Cousteau\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<h2>Blake et la morte mer<\/h2>\n<p>Drapeaux en berne. Minute de silence. Nous sommes le 6 d\u00e9cembre 2001 et les 3,8 millions d&rsquo;habitants que compte la Nouvelle-Z\u00e9lande \u00e0 cette \u00e9poque sont sous le choc. Ils viennent d&rsquo;apprendre la mort de leur h\u00e9ros, tu\u00e9 par balles\u00a0au Br\u00e9sil par des pirates. Ces derniers, arr\u00eat\u00e9s plus tard par la police, avoueront qu&rsquo;ils ne savaient pas qui \u00e9tait Peter Blake.\u00a0Ils \u00e9coperont de 32 ans de prison.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"article-detail--reset-width\">\n<figure class=\"article-detail__inner-figure\"><img decoding=\"async\" class=\"article-detail__inner-img\" src=\"https:\/\/assets.sport.francetvinfo.fr\/sites\/default\/files\/styles\/large_16_9\/public\/2021-02\/000_aph2001122374151.jpg?h=b1d4b752&amp;itok=WMHN2Uhy\" alt=\"Le peuple n\u00e9o-z\u00e9landais rend hommage \u00e0 Peter Blake lors d'un m\u00e9morial \u00e0 Auckland, le 23 d\u00e9cembre 2001\" \/><figcaption class=\"article-detail__inner-caption\"><span class=\"inner-caption__legend\">Le peuple n\u00e9o-z\u00e9landais rend hommage \u00e0 Peter Blake lors d&rsquo;un m\u00e9morial \u00e0 Auckland, le 23 d\u00e9cembre 2001<\/span><span class=\"inner-caption__copyright\">\u00a9 MICHAEL J. FIELD \/ AFP<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Blake se trouvait sur l&rsquo;Amazone avec deux autres membres de l&rsquo;\u00e9quipage du Seamaster et menait \u00e0 bien une exp\u00e9dition scientifique dans cette r\u00e9gion\u00a0particuli\u00e8rement sensible. <em>\u00ab\u00a0La navigation est agr\u00e9able. Il fait 36 degr\u00e9s\u00a0\u00bb <\/em>note-t-il sur son journal de bord ce jour-l\u00e0. Son dernier. Le rapport de la police br\u00e9silienne indique que le g\u00e9ant est mort sur le coup en voulant d\u00e9fendre son bateau, tu\u00e9 par deux balles dans la poitrine. Ses co\u00e9quipiers, bless\u00e9s, ont eu la chance de survivre.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a pas de mot pour exprimer une telle d\u00e9tresse\u00a0\u00bb<\/em>, d\u00e9clare Helen Clark, premier ministre n\u00e9o-z\u00e9landais, au lendemain de l&rsquo;annonce du d\u00e9c\u00e8s de Blake. Le pr\u00e9sident du Parlement, Michael Cullen, observait quant \u00e0 lui que <em>\u00ab\u00a0tout le monde avait l&rsquo;impression de le conna\u00eetre\u00a0\u00bb<\/em>. Ce qui en dit long sur la simplicit\u00e9 de cet homme, souvent compar\u00e9 \u00e0 l&rsquo;autre l\u00e9gende du pays, Edmund Hillary, le premier homme \u00e0 avoir gravi l&rsquo;Everest.<\/p>\n<p>Quelques jours plus tard sont organis\u00e9es des obs\u00e8ques nationales pour un dernier adieu au g\u00e9ant blond. Des milliers de gens s&rsquo;y rendent en chaussettes rouges, celles que portait Peter Blake lorsqu&rsquo;il a men\u00e9 le d\u00e9fi n\u00e9o-z\u00e9landais \u00e0 la victoire en Coupe de l&rsquo;America. Quand un pays entier porte les m\u00eames chaussettes que vous, c&rsquo;est sans doute que vous avez r\u00e9ussi quelque chose d&rsquo;important. Mais, plus encore qu&rsquo;au triomphateur des oc\u00e9ans, c&rsquo;est bien \u00e0 l&rsquo;homme que le peuple a voulu rendre hommage.<\/p>\n<p>Vingt ans plus tard, Franck Cammas r\u00e9sume Peter Blake, simplement et magnifiquement: <em>\u00ab\u00a0Il aimait la mer et le monde dans son ensemble\u00a0\u00bb.\u00a0<\/em>Et les deux le lui rendaient bien.<\/p>\n<p>\u2013<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"article-detail--reset-width\">\n<figure class=\"article-detail__inner-figure\"><img decoding=\"async\" class=\"article-detail__inner-img\" src=\"https:\/\/assets.sport.francetvinfo.fr\/sites\/default\/files\/styles\/large_16_9\/public\/2021-02\/000_app2001120628822_1.jpg?h=21462af0&amp;itok=Dos4yPTx\" alt=\"Peter Blake et ses enfants \u00e0 l'arriv\u00e9e du Troph\u00e9e Jules Verne, le 1er avril 1994\" \/><figcaption class=\"article-detail__inner-caption\"><span class=\"inner-caption__legend\">Peter Blake et ses enfants \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e du Troph\u00e9e Jules Verne, le 1er avril 1994<\/span><span class=\"inner-caption__copyright\">\u00a9 DAVID GILES \/ AFP<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"block-author\"><a title=\"Julien Lamotte\" href=\"https:\/\/sport.francetvinfo.fr\/redaction\/julien-lamotte\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span class=\"author-name\">Julien Lamotte<\/span><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Peter Blake \u00e0 Brest, apr\u00e8s sa victoire dans le Troph\u00e9e Jules Verne, le 1er avril 1994 | BEP\/OUEST FRANCE Auteur\u00b7e\u00a0: Julien Lamotte france tv sport\u00a0 La Coupe de l\u2019America qui se d\u00e9roule en ce moment est l&rsquo;occasion de se souvenir de Peter Blake. L\u00e9gende de l&rsquo;\u00e9preuve, le N\u00e9o-Z\u00e9landais a presque tout gagn\u00e9 sur les mers.<\/p>","protected":false},"author":33,"featured_media":24540,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":"","rank_math_focus_keyword":"","rank_math_title":"","rank_math_description":"","rank_math_canonical_url":"","rank_math_robots":null,"rank_math_facebook_title":"","rank_math_facebook_description":"","rank_math_twitter_title":"","rank_math_twitter_description":""},"categories":[15],"tags":[],"class_list":["post-24539","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-sports"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24539","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/33"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=24539"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24539\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/24540"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24539"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=24539"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=24539"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}