{"id":2506,"date":"2011-07-22T17:53:04","date_gmt":"2011-07-22T21:53:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.antilla-blog.com\/?p=2506"},"modified":"2011-07-22T17:53:04","modified_gmt":"2011-07-22T21:53:04","slug":"trois-ecrivains-post-creolite-alfred-alexandre-miguel-duplan-jean-marc-rosier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/trois-ecrivains-post-creolite-alfred-alexandre-miguel-duplan-jean-marc-rosier\/","title":{"rendered":"Three post-Cr\u00e9olit\u00e9 writers: Alfred Alexandre, Miguel Duplan, Jean-Marc Rosier."},"content":{"rendered":"<p><strong>Si vous croyiez que la litt\u00e9rature antillo-francophone allait mal : d\u00e9trompez-vous. D\u00e9couvrez aujourd&rsquo;hui trois \u00e9crivains post-Cr\u00e9olit\u00e9 : Alfred Alexandre, Miguel Duplan, Jean-Marc Rosier. Et, puisqu&rsquo;un bonheur n&rsquo;arrive jamais seul, n&rsquo;oubliez pas qu&rsquo;une chose est d&rsquo;en \u00eatre fier, une autre d&rsquo;acheter leur production. Car cela aidera les canaux de production \u00e0 vivre ou survivre, et, surtout \u00e0 donner tout leur chance \u00e0 tous les nouveaux qui br\u00fblent de voir un de leurs \u00e9crits passer la rampe de leur tiroir\u2026<\/strong><\/p>\n<h2><strong><strong><strong>Alfred<\/strong> <strong>Alexandre<\/strong><\/strong><\/strong><\/h2>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><strong> <\/strong>Alfred Alexandre<\/strong>, est n\u00e9 en 1970 \u00e0 Fort-de-France, en Martinique. Il \u00e9tudie la philosophie \u00e0 Paris avant de retourner travailler sur son \u00eele natale en tant qu&rsquo;enseignant-formateur en fran\u00e7ais. Alors qu&rsquo;il trouve ses \u00e9crits &lsquo;trop litt\u00e9raire &lsquo;, c&rsquo;est aux c\u00f4t\u00e9s de ses \u00e9tudiants qu&rsquo;il va puiser l&rsquo;inspiration pour son premier roman publi\u00e9, &lsquo;<strong>Bord de Canal<\/strong>&lsquo; (Drapper, 2005) qui obtient en 2006 le Prix des Am\u00e9riques insulaires et de la Guyane. Il y d\u00e9montre d\u00e9j\u00e0 une filiation assum\u00e9e avec la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine (il cite entre autres Faulkner, Marquez, Carpentier, Steinbeck) qu&rsquo;il consid\u00e8re plus proche des Cara\u00efbes que la litt\u00e9rature europ\u00e9enne. Il pr\u00f4ne un retour au r\u00e9cit, contrairement aux artistes de la n\u00e9gritude, &lsquo;des po\u00e8tes d\u00e9guis\u00e9s en romanciers &lsquo;. Sa premi\u00e8re pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, &lsquo;<strong>La nuit carib\u00e9enne&rsquo;<\/strong>, est choisi en 2007 parmi les dix meilleurs textes francophones au concours g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;ETC Cara\u00efbe. En 2009, il part en r\u00e9sidence \u00e0 Qu\u00e9bec pour y pr\u00e9senter sa deuxi\u00e8me oeuvre th\u00e9\u00e2trale, &lsquo;<strong>Le patron&rsquo;<\/strong>. Son deuxi\u00e8me roman, publi\u00e9 en 2011 chez \u00c9criture, &lsquo;<strong>Les Villes Assassines<\/strong>&lsquo;, retenu dans la s\u00e9lection du Prix Orange du livre 2011, renoue avec ses inspirations litt\u00e9raires am\u00e9ricaines, tout en ne d\u00e9laissant pas un go\u00fbt pour les inventions de langue et les jeux po\u00e9tiques.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong>Articles et citations<\/strong><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><a href=\"http:\/\/www.gensdelacaraibe.org\/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=4523:on-a-lu-l-les-villes-assassines-r-dalfred-alexandre&amp;catid=209&amp;Itemid=144\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.gensdelacaraibe.org\/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=4523:on-a-lu-l-les-villes-assassines-r-dalfred-alexandre&amp;catid=209&amp;Itemid=144<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/milleetunepages.canalblog.com\/archives\/2011\/02\/18\/20334983.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/milleetunepages.canalblog.com\/archives\/2011\/02\/18\/20334983.html<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/salondemrspepys.over-blog.com\/article-les-villes-assassines-66497810.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/salondemrspepys.over-blog.com\/article-les-villes-assassines-66497810.html<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.potomitan.info\/atelier\/pawol\/alexandre.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.potomitan.info\/atelier\/pawol\/alexandre.php<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.atv.mq\/actu\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.atv.mq\/actu<\/a> (Journal du 15 juillet 2011)<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">\u00abLe canal dessinait une fronti\u00e8re, une saign\u00e9e d&rsquo;eau gluante, entre le reste de la ville et notre bout de monde, et ils \u00e9taient rares, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la vie, \u00e0 enjamber le pont pour se risquer, m\u00eame en plein jour, sur notre territoire. Et on peut les comprendre\u00bb (incipit)<span style=\"text-decoration: underline;\">Bord de canal<\/span>, Ed. Dapper, 2005<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">Les villes qui fument le crack n\u2019aiment pas qu\u2019on dise qu\u2019elles sont belles. La nuit, quand elles allument leurs chandelleries minables sous la pluie,elles ont les yeux qui se rincent le sang, en mille morceaux de miroirs, dans les flaques d\u2019eau.\u00a0<span style=\"text-decoration: underline;\">Les villes assassines<\/span>, Ed. Ecriture, 2011.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">_________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________<\/p>\n<h2><strong><strong>Miguel Duplan<\/strong><\/strong><\/h2>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><strong> <\/strong>Miguel Duplan<\/strong> est n\u00e9 en 1963 \u00e0 La Martinique, o\u00f9 il vit aujourd\u2019hui apr\u00e8s avoir pass\u00e9 vingt-cinq ans en Guyane fran\u00e7aise. Il travaille dans le monde enseignant. Il est l\u2019auteur de\u00a0<span style=\"text-decoration: underline;\">L\u2019Acier<\/span> (Prix Carbet de la Cara\u00efbe 2007, L\u2019Harmattan) et\u00a0<span style=\"text-decoration: underline;\">Le Discours profane<\/span> (\u00c9ditions des \u00c9quateurs, 2008).\u00a0<span style=\"text-decoration: underline;\">Un long silence de Carnaval<\/span> (Editions Quidam, 201)0, son dernier roman, raconte avec fulgurance l\u2019ordinaire d\u2019une vie inapais\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong>Articles et citations<\/strong><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><a href=\"http:\/\/www.atv.mq\/actu\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.atv.mq\/actu<\/a> (Journal du 15 juillet 2011)<\/p>\n<div style=\"padding-left: 30px;\">\n<div dir=\"ltr\">\n<div>\n<p>\u00ab Dans sa description de Jean-Baptiste Simonin, flic martiniquais \u00e9migr\u00e9 en Guyane et sale type path\u00e9tique, qui traite aussi mal ses coll\u00e8gues et ses concitoyens que ses femmes, Miguel Duplan, l&rsquo;auteur de ce court et fi\u00e9vreux roman, r\u00e9ussit \u00e0 nous faire sentir le potentiel de po\u00e9sie et de dr\u00f4lerie de l&rsquo;indigne et du minable ; il fait aussi un magnifique portrait du Cayenne des ann\u00e9es 2000. \u00bb<strong>Natalie Levisalles,\u00a0<em>Lib\u00e9ration<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u00ab Une \u00e9criture tr\u00e8s singuli\u00e8re pour un roman atypique \u00e0 d\u00e9couvrir. \u00bb\u00a0<strong>Max Buvry,\u00a0<em>Librairie Vaux Livres<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u00ab &#8230; Cayenne en ce d\u00e9but de mill\u00e9naire ressemblait \u00e0 toutes mes envies&#8230; \u00bb.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab D\u00e9j\u00e0, il g\u00e9mit sans arr\u00eat dans son uniforme bleu-p\u00e2le-bleu-fonc\u00e9 et seul le rouge du sang se savoure abondamment dans le capharna\u00fcm des urgences. \u00bb<\/p>\n<p><strong>_________________________________________________________________________________________________________________________________________________________<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<h2><strong><strong>Jean-marc Rosier<\/strong><\/strong><\/h2>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><strong> <\/strong>Jean-marc Rosier<\/strong> est n\u00e9 en 1976 \u00e0 Fort-de-France. Professeur de Lettres et de Langue et Culture r\u00e9gionale\u00a0 (cr\u00e9ole), il est \u00e9galement \u00e9diteur (K.Editions) et traducteur. Auteur de deux romans en cr\u00e9ole (<span style=\"text-decoration: underline;\">An lavi chim\u00e9rik<\/span> &#8211; Prix Sonny Rupaire 1999) et\u00a0<span style=\"text-decoration: underline;\">L\u00e9l\u00e9kou<\/span>(2003), il a traduit Albert Camus (Caligula), Uderzo et Goshiny,\u00a0 (Ast\u00e9rix,) Herg\u00e9 (Tintin), Les profs, a assur\u00e9 la traduction le sous-titre du court-m\u00e9trage\u00a0<span style=\"text-decoration: underline;\">La noire ode<\/span> (Prix de court, 2011) du r\u00e9alisateur et com\u00e9dien Patrice Le Namouric, de DVD historiques, Cherry on cake, etc.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">En 2008, il publie\u00a0<span style=\"text-decoration: underline;\">Noirs N\u00e9ons<\/span> aux \u00e9ditions Alph\u00e9e Jean-Paul Bertrand (Prix sp\u00e9cial du Jury du Prix Carbet). Ce livre la \u00e9t\u00e9 retenu dans la s\u00e9lection finale des Prix RFO, Carbet, et Fetkann. Co-fondateur avec Alfred Alexandre de la revue M\u00e9langes Cara\u00efbes, Jean-Marc Rosier interroge la soci\u00e9t\u00e9 martiniquaise \u00e0 travers les th\u00e8mes de l&rsquo;urbanit\u00e9, de la folie, de l&rsquo;enfermement, des d\u00e9shumanisations.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">Les romanciers qui ont nourri son \u00e9criture, sa r\u00e9flexion, son style, lesAm\u00e9ricains (Selby Jr, Easton Ellis, Chrichton, Mosley, hoddel, etc.), le br\u00e9silien Jorge Amado, les fran\u00e7ais, Louis-Ferdinand C\u00e9line, Romain Gary-Ajar,\u00a0 San Antonio, l&rsquo;allemand Stefan Zweig, l&rsquo;italien Umberto Eco, etc.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong>Articles et citations<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><a href=\"http:\/\/www.atv.mq\/actu\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.atv.mq\/actu<\/a> (Journal du 15 juillet 2011)<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><a href=\"http:\/\/www.montraykreyol.org\/spip.php?article1672\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.montraykreyol.org\/spip.php?article1672<\/a><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><a href=\"http:\/\/www.culturessud.com\/contenu.php?id=239\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.culturessud.com\/contenu.php?id=239<\/a><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><a href=\"http:\/\/www.fxgpariscaraibe.com\/article-23041194.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.fxgpariscaraibe.com\/article-23041194.html<\/a><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><a href=\"http:\/\/www.tout-monde.com\/activites\/index.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.tout-monde.com\/activites\/index.html<\/a><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><a href=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/video\/xb6pu3_prix-carbet-de-la-caraibe-2008-remi_news\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.dailymotion.com\/video\/xb6pu3_prix-carbet-de-la-caraibe-2008-remi_news<\/a><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">Voyage au bout de la nuit foyalaise, RFO Paris, Ma\u00eft\u00e9 Kodha.<br \/>\n<span style=\"font-family: Arial;\"><br \/>\n\u00ab\u00a0<\/span><span style=\"font-family: Arial;\"><em>Noirs N\u00e9ons, d<\/em><\/span><span style=\"font-family: Arial;\">e la vraie litt\u00e9rature donc \/ C&rsquo;est qui est plut\u00f4t rare par les temps qui courent\/ Je veux dire par l\u00e0 qu&rsquo;au moins ce bouquin on l&rsquo;oublie pas sit\u00f4t la derni\u00e8re page referm\u00e9e\/ Et moi j&rsquo;aime les livres comme \u00e7a qui continuent \u00e0 vous poursuivre longtemps\/ Voil\u00e0\/ <\/span><span style=\"font-family: Arial;\"> <strong>Robert Piccamiglio<\/strong>,\u00a0<em>\u00e9crivain et critique fran\u00e7ai<\/em>s,\u00a0<span style=\"text-decoration: underline;\">La station-service<\/span>, \u00e9d. Albin Michel, 2003.<\/span><\/p>\n<div style=\"padding-left: 30px;\">Bravo pour ce roman, Noirs N\u00e9ons, qui m&rsquo;a fait penser \u00e0 Selby Jr. et \u00e0 Easton Ellis&#8230; C&rsquo;est dire !\u00a0<strong>Medhi Oma\u00efs<\/strong>, \u00e9crivain.&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>Trois \u00e9crivains \u00e0 suivre donc. Bonne lecture.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>E. P.<\/strong><\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si vous croyiez que la litt\u00e9rature antillo-francophone allait mal : d\u00e9trompez-vous. D\u00e9couvrez aujourd&rsquo;hui trois \u00e9crivains post-Cr\u00e9olit\u00e9 : Alfred Alexandre, Miguel Duplan, Jean-Marc Rosier. Et, puisqu&rsquo;un bonheur n&rsquo;arrive jamais seul, n&rsquo;oubliez pas qu&rsquo;une chose est d&rsquo;en \u00eatre fier, une autre d&rsquo;acheter leur production. 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