{"id":26032,"date":"2021-04-26T06:00:28","date_gmt":"2021-04-26T10:00:28","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=26032"},"modified":"2021-04-26T07:22:43","modified_gmt":"2021-04-26T11:22:43","slug":"celui-qui-se-refugia-dans-la-montagne-monchoachi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/celui-qui-se-refugia-dans-la-montagne-monchoachi\/","title":{"rendered":"Celui qui se r\u00e9fugia dans la montagne. Monchoachi."},"content":{"rendered":"<p>Ayant vu ce documentaire sur le po\u00e8te Monchoachi, pr\u00e9sent\u00e9 en avant premi\u00e8re \u00e0 Tropiques-Atrium le 30 Mars dernier et diffus\u00e9 sur Martinique la premi\u00e8re, le 6 Avril, je me permets de vous envoyer cet article. Ce film m&rsquo;a sembl\u00e9 int\u00e9ressant tant par sa po\u00e9sie que par la philosophie du quotidien qui s&rsquo;en d\u00e9gage. Surtout dans le contexte actuel. Serait-il possible de le publier?<br \/>\n<b>Widad Amra<\/b><\/p>\n<p><b>,<\/b><\/p>\n<p class=\"s3\">Dans le film d\u2019Arlette Pacquit\u00a0: \u00ab\u00a0<span class=\"s4\">L<\/span><span class=\"s4\">a <\/span><span class=\"s4\">P<\/span><span class=\"s4\">arole <\/span><span class=\"s4\">S<\/span><span class=\"s4\">ovaj<\/span><span class=\"s4\">\u00a0\u00bb<\/span>, pr\u00e9sent\u00e9 en avant-premi\u00e8re \u00e0 Tropiques &#8211; Atrium le 30 mars dernier \u00a0eten premi\u00e8re diffusion sur Martinique la 1\u00e8re, le 6 avril, Andr\u00e9-Pierre Louis, alias Monchoachi, nous est pr\u00e9sent\u00e9 dans toute sa complexit\u00e9 et toute sa clart\u00e9. Chose \u00e9tonnante, l\u2019homme solitaire est descendu de la montagne du Vauclin, lui qui refuse tout projecteur, cultive l\u2019absence plus que la pr\u00e9sence. Il nous est apparu dans sa simplicit\u00e9, son apparente fragilit\u00e9, son sourire malicieux, sa modestie, son \u00e9l\u00e9gance.<\/p>\n<p class=\"s3\">Ce documentaire d\u2019une belle po\u00e9sie, est un voyage qui briseles codes habituels pour offrir ce que la po\u00e9sie a de plus \u00e9clat\u00e9 et de plus rassembl\u00e9, de plus libre, de plus primitif, voire subversif, dans ce qu\u2019elle offre \u00e0 voir de ce qu\u2019est la beaut\u00e9. Beaut\u00e9 des lieux habit\u00e9s. Celle de la force du verbe.<\/p>\n<p class=\"s3\">Dans la d\u00e9couverte de la magnificence de l\u2019\u00eele, les sens sont en \u00e9veil. La cam\u00e9ra s\u2019\u00e9merveille de ces lieux habit\u00e9s, particuliers, captant magnifiquement la diversit\u00e9 des paysages, semblable \u00e0 la diversit\u00e9 des humains. Les lieux sont vari\u00e9s, ouverts, plus intimes, parfois clos, a\u00e9r\u00e9s, ou encore \u00e9touffants, toujours po\u00e9tiques. La mer, \u00e9tendue large et claire, la crique, coin des p\u00eacheurs, lieu cach\u00e9 d\u2019initi\u00e9s. La cam\u00e9ra se prom\u00e8ne, d\u00e9niche et caresse, faisant surgir des images qui apaisent. Des images \u00e0 contrario de ce monde pr\u00e9tendument civilis\u00e9, mondialis\u00e9, embouteill\u00e9. La for\u00eat offre l\u2019espace myst\u00e9rieuxdes secrets, de la m\u00e9ditation, voire de la magie et l\u2019arbre lieu de pri\u00e8re, symbole de force, de transmission. L\u2019eau de la rivi\u00e8re purifie. La fum\u00e9e du brulis donne \u00e0 la terre toute la po\u00e9sie qui lui revient. Nous sommes envahis de sensations diverses. Il n\u2019est nulle beaut\u00e9 d\u2019un lieu sans ceux qui y habitent. Et les \u00eatres sont l\u00e0, en osmose avec la terre, l\u2019acceptant, la saluant, la caressant, s\u2019en impr\u00e9gnant, la chantant, la c\u00e9l\u00e9brant, la travaillant et la conque du lambi, accompagne le rythme du tambour. \u00a0Le son donne \u00e0 vibrer. Les voix s\u2019\u00e9l\u00e8vent. Les voix alternent. Celle de l\u2019homme aux pieds nus, puis la divine virtuose Callas, a\u00e9rienne, la voix envo\u00fbtante de Dhaffer Youssef, s\u2019\u00e9teignant en un souffle, tout comme celui de l\u2019instrument.<\/p>\n<p class=\"s3\">A cela, s\u2019ajoute le verbe. Affirm\u00e9 d\u2019embl\u00e9e. \u00ab\u00a0Chaque langue a une vision particuli\u00e8re du monde\u2026 Et cette langue vient du peuple\u00a0\u00bb dit le po\u00e8te. A ce titre, c\u2019est bien au peuple que la parole est donn\u00e9e et le po\u00e8te est le peuple. L\u2019homme Monchoachi ne s\u2019impose pas, mais se pose dans une posture au monde, aux c\u00f4t\u00e9s des agriculteurs, du p\u00eacheur, d\u2019autres artistes, d\u2019autres anonymes, des vieux, des enfants, des jeunes, des d\u2019\u00e2ge m\u00fbr. Des gens \u00e0 la fois simples et philosophes dans leur contact avec l\u2019environnement, avec les autres. Les \u00eatres parlent peu, chuchotent parfois mais ce qui est dit, pose tout son sens et la langue vit. Le cr\u00e9ole dit la libert\u00e9 du bonjour, car qu\u2019est un bonjour, sinon l\u2019envie du partage, sinon l\u2019amorce de ce qui viendra apr\u00e8s, clame le p\u00eacheur\u00a0? Qu\u2019est le po\u00e8te sinon le tuteur du pied d\u2019igname, ce tuteur solidaire de ce et de ceux qui gravitent autour de lui, dit l\u2019agriculteur\u00a0? Qu\u2019est donc le cr\u00e9ole sinon une fa\u00e7on d\u2019\u00eatre au monde\u00a0? L\u2019expression des savoirs populaires, l\u2019expression de la libert\u00e9, du mouvement car langue orale. La langue bouge, vit, ne souffre aucun enfermement, ne supporte aucune rationalit\u00e9, affirme le po\u00e8te. Le cr\u00e9ole est avant tout partage, rencontre, renouvellement permanent, la danse des sons, comme l\u2019\u00e9criture du po\u00e8te pourrait \u00eatre la danse des signes. Le cr\u00e9ole impose une pr\u00e9sence \u00e0 soi et aux autres, diff\u00e9rente. N\u2019est-il pas vrai qu\u2019un corps bouge diff\u00e9remment en fran\u00e7ais, en anglais, en cr\u00e9ole\u00a0? Et toujours, selon lui, La langue n\u2019apparait pas identitaire. Peut-elle n\u00e9anmoins, dans ce monde uniformis\u00e9 aider \u00e0 affronter le monde actuel\u00a0? Oui, r\u00e9pond avec conviction Monchaochi.<\/p>\n<p class=\"s3\">Les propos, les images, le son, rappellent l\u2019essentiel humain, la particularit\u00e9 et la quintessence de la pr\u00e9sence au monde. \u00a0M\u00eame si nous n\u2019avons pas trouv\u00e9 tous les codes d\u2019acc\u00e8s de ce qu\u2019est la po\u00e9sie de Monchoachi. En cela, ne suffit-il de recevoir ce qui nous est donn\u00e9, sans chercher \u00e0 vouloir tout mettre sous le joug de la raison\u00a0? Comme s\u2019arr\u00eater devant une toile qui nous subjugue sans qu\u2019on ne la comprenne\u00a0? Faut-il toujours tout comprendre pour savoir juste accueillir\u00a0?<\/p>\n<p class=\"s3\"><span class=\"s5\">Le film est comme celle qui l\u2019a r<\/span><span class=\"s5\">\u00e9<\/span><span class=\"s5\">alis\u00e9. <\/span><span class=\"s5\">Arlette Pacquit. <\/span><span class=\"s5\">Feutr\u00e9<\/span><span class=\"s5\">. I<\/span><span class=\"s5\">ntense<\/span><span class=\"s5\">. P<\/span><span class=\"s5\">o\u00e9tique. Comme un murmure qui roule. Un murmure qui chuchote ce qu\u2019est la vie. La vraie. <\/span><span class=\"s5\">La voix superpos\u00e9e, sans intrusion, <\/span><span class=\"s5\">sans mise en avant, <\/span><span class=\"s5\">en \u00e9cho aux propos de <\/span><span class=\"s5\">Monchoachi<\/span><span class=\"s5\">\u00a0: \u00ab\u00a0Qu\u2019est-ce qu\u2019\u00e9crire\u00a0? Qu\u2019est-ce que penser\u00a0face \u00e0 un monde qui s\u2019effondre\u00a0? Revenir \u00e0 une parole qui sauvegarde\u00a0?\u00a0\u00bb<\/span><span class=\"s5\">. La voix sobre, pose l\u2019\u00e9quation, suit le fil de la pens\u00e9e du po\u00e8te. <\/span><span class=\"s5\">Images et son disent non \u00e0 <\/span><span class=\"s5\">cette surconsommation chronique, ce chaos moderne, ces d\u00e9cibels destructeurs. <\/span><span class=\"s5\">En les montrant justement. A contrario. <\/span><span class=\"s5\">Rapidement. <\/span><span class=\"s5\">Sans les nommer. <\/span><span class=\"s5\">La nature est l<\/span><span class=\"s5\">\u00e0<\/span><span class=\"s5\">, majestueuse<\/span><span class=\"s5\">, rassurante<\/span><span class=\"s5\"> and <\/span><span class=\"s5\">le rythme ralentit, <\/span><span class=\"s5\">repart, s\u2019acc\u00e9l<\/span><span class=\"s5\">\u00e8<\/span><span class=\"s5\">re, au rythme du chef d\u2019orchestre qu\u2019est la r\u00e9alisatrice. <\/span><span class=\"s5\">S<\/span><span class=\"s5\">a voix, <\/span><span class=\"s5\">rarement, <\/span><span class=\"s5\">sobrement, interpelle <\/span><span class=\"s5\">encore, <\/span><span class=\"s5\">en \u00e9cho <\/span><span class=\"s5\">toujours <\/span><span class=\"s5\">aux mots du po\u00e8te. <\/span><span class=\"s5\">En compr\u00e9hension des mots du po\u00e8te. <\/span><span class=\"s5\">\u00ab\u00a0A quel instant, notre parole s\u2019\u00e9gara-t-elle\u00a0? Aujourd\u2019hui, les peuples s\u2019agglutinent, l\u2019uniformit\u00e9 dissipe les dons, personne n\u2019attend d\u2019\u00eatre invit\u00e9 par un sorci<\/span><span class=\"s5\">e<\/span><span class=\"s5\">r<\/span><span class=\"s5\">\u2026<\/span><span class=\"s5\">\u00a0\u00bb<\/span><span class=\"s5\">. <\/span><span class=\"s5\">Le po\u00e8te de la marge, <\/span><span class=\"s5\">celui qui, loin de chez lui, avait connu l\u2019exil physique, ne se reconna\u00eet pas dans ce monde qui l\u2019exile du plus profond de lui. <\/span><span class=\"s5\">\u00ab\u00a0E<\/span><span class=\"s5\">xil moral<\/span><span class=\"s5\">\u00a0\u00bb<\/span><span class=\"s5\">, sur son propre sol. <\/span><span class=\"s5\">Il ne se reconnait pas dans ce<\/span><span class=\"s5\">s codes impos\u00e9s. <\/span><span class=\"s5\">Dans ce <\/span><span class=\"s5\">monde si semblable d\u2019un <\/span><span class=\"s5\">lieu \u00e0 l\u2019<\/span><span class=\"s5\">autre<\/span><span class=\"s5\"> de la plan\u00e8te<\/span><span class=\"s5\">, d<\/span><span class=\"s5\">ans cette travers\u00e9e qu\u2019<\/span><span class=\"s5\">impose<\/span><span class=\"s5\"> la mondialisation. <\/span><span class=\"s5\">Ce monde qui enl\u00e8ve toute sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e0 toute terre sp\u00e9cifique<\/span><span class=\"s5\">, the<\/span><span class=\"s5\">a vidant de <\/span><span class=\"s5\">sa substan<\/span><span class=\"s5\">tifique moelle<\/span><span class=\"s5\">. Ce monde qui domine, <\/span><span class=\"s5\">qui <\/span><span class=\"s5\">\u00e9crase, qui tue la singularit\u00e9 des peuples<\/span><span class=\"s5\">, qui tue l<\/span><span class=\"s5\">eur culture, pour en imposer une autre<\/span><span class=\"s5\">, the<\/span><span class=\"s5\">eur histoire pour en fabriquer une autre. <\/span><\/p>\n<p class=\"s3\"><span class=\"s5\">Si parfois, le fil conducteur semble se perdre, <\/span><span class=\"s5\">si parfois le spectateur <\/span><span class=\"s5\">erre, <\/span><span class=\"s5\">a le sentiment de n<\/span><span class=\"s5\">e pas <\/span><span class=\"s5\">avoir<\/span> <span class=\"s5\">eu le temps de comprendre, d\u2019assimiler, <\/span><span class=\"s5\">il n\u2019en est rien, <\/span><span class=\"s5\">car la pens\u00e9e fluctue, <\/span><span class=\"s5\">se cherche, comme le verbe, <\/span><span class=\"s5\">comme les \u00eatres<\/span><span class=\"s5\">, et trace petit \u00e0 petit le chemin de la d\u00e9couverte<\/span><span class=\"s5\">. L<\/span><span class=\"s5\">e visage, les propos de Jean-Elie Radiguet, p\u00eacheur de son \u00e9tat\u00a0; le visage, les propos, de l\u2019agriculteur F\u00e9lix <\/span><span class=\"s5\">Euphrasie<\/span><span class=\"s5\">, sont \u00e0 la m\u00eame enseigne que les mots dits du po\u00e8te. <\/span><span class=\"s5\">I<\/span><span class=\"s5\">llustration <\/span><span class=\"s5\">vivante, <\/span><span class=\"s5\">absolue<\/span><span class=\"s5\">,<\/span> <span class=\"s5\">des mots \u00e9crits<\/span><span class=\"s5\"> en mots-po\u00e8me<\/span><span class=\"s5\">. <\/span><span class=\"s5\">Dans le v\u00e9cu.<\/span> <span class=\"s5\">Dans la singularit\u00e9. <\/span><span class=\"s5\">Dans le lien \u00e0 la langue. Celui \u00e0 la nature. <\/span>Une autre fa\u00e7on d\u2019habiter l\u2019\u00eele, la n\u00f4tre, dans sa particularit\u00e9, nous est propos\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"s3\">Dans ce que ce documentaire donne \u00e0 voir, \u00e0 entendre, dans \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9clat\u00e9\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0le rassembl\u00e9\u00a0\u00bb, tout est harmonie, tout flotte et tout est ancrage. Tout est aussi questionnement. Aussi bien le po\u00e8te pr\u00e9sent, discret, s\u2019effa\u00e7ant devant les mots, les laissant libres d\u2019aller et de venir, de dire. Au gr\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments, des \u00e9v\u00e9nements, au gr\u00e9 des hommes, qui eux aussi, affichent le mouvement. Dans un ensemble de paysages posant la question de la langue, des coutumes, de la rencontre, celle de l\u2019ermitage, de l\u2019ancrage. Du sens de la vie. De nos ratages. De nos espoirs.<\/p>\n<p class=\"s3\">Mais au-del\u00e0 de l\u2019\u00eele, il est \u00e0 comprendre la dimension universelle des mots du po\u00e8te. L\u2019enracinement d\u2019un homme, d\u2019o\u00f9 qu\u2019il soit, se fait par la langue, les traditions, par son originalit\u00e9, par ce fil qui le relie au plus lointain de son ascendance, de son histoire, par la fa\u00e7on dont il habite son lieu. <span class=\"s5\">Ancrage ne signifi<\/span><span class=\"s5\">e<\/span><span class=\"s5\"> pas repli<\/span><span class=\"s5\">\u00a0; a<\/span><span class=\"s5\">ncrage s\u2019alli<\/span><span class=\"s5\">e<\/span><span class=\"s5\"> \u00e0 r\u00e9sistance.<\/span> Il s\u2019agit d\u2019affirmer sa libert\u00e9, d\u2019\u00e9chapper au mod\u00e8le unique, celui qui s\u2019impose. D\u2019\u00e9chapper au bulldozer des temps modernes, visant \u00e0 \u00e9touffer l\u2019humain.<\/p>\n<p class=\"s3\"><span class=\"s5\">Tant \u00e0 dire encore sur cette c\u00e9l\u00e9bration d<\/span><span class=\"s5\">\u2019<\/span><span class=\"s5\">u<\/span><span class=\"s5\">n<\/span><span class=\"s5\"> soir. <\/span><\/p>\n<p><span class=\"s5\">Monchoachi<\/span><span class=\"s5\">, le po\u00e8te engag\u00e9, \u00ab\u00a0gag\u00e9\u00a0\u00bb, <\/span><span class=\"s5\">enracin\u00e9, <\/span><span class=\"s5\">celui <\/span><span class=\"s5\">qui avait fui en Alg\u00e9rie, qui en \u00e9tait revenu,<\/span><span class=\"s5\"> celui <\/span><span class=\"s5\">qui <\/span><span class=\"s5\">r<\/span><span class=\"s5\">envoie Dieu au ciel<\/span><span class=\"s5\">, s\u2019il existe, qui n\u00e9anmoins c\u00e9l\u00e8bre le sacr\u00e9, <\/span><span class=\"s5\">pourrait<\/span><span class=\"s5\">\u00eatre un moine Tib\u00e9tain<\/span><span class=\"s5\">, <\/span><span class=\"s5\">mais <\/span><span class=\"s5\">aussi un <\/span><span class=\"s5\">paysan<\/span><span class=\"s5\"> Palestinien<\/span><span class=\"s5\">d\u00e9fendant<\/span><span class=\"s5\"> ses oliviers contre les colons, un indien d\u2019Amazonie <\/span><span class=\"s6\">luttant pour garder son espace vital,<\/span><\/p>\n<p class=\"s3\"><span class=\"s7\">or <\/span><span class=\"s7\">tout autre rebelle<\/span> <span class=\"s7\">\u00e0 l\u2019engloutissement, \u00e0 la disparition.<\/span><\/p>\n<p class=\"s3\"><span class=\"s5\">Peu importe que la profondeur de sa pens\u00e9e parfois, d\u00e9soriente, <\/span><span class=\"s5\">suppose un apprivoisement.<\/span><span class=\"s5\"> She <\/span><span class=\"s5\">\u00e9chapp<\/span><span class=\"s5\">e<\/span><span class=\"s5\"> ainsi \u00e0 l\u2019enfermement et laiss<\/span><span class=\"s5\">e<\/span><span class=\"s5\"> libre cours au cheminement. <\/span><\/p>\n<p class=\"s3\"><span class=\"s5\">Ce soir \u2013 l\u00e0, l<\/span><span class=\"s5\">\u2019homme <\/span><span class=\"s5\">\u00ab\u00a0<\/span><span class=\"s5\">s<\/span><span class=\"s5\">ovaj<\/span><span class=\"s5\">\u00a0\u00bb<\/span><span class=\"s5\"> \u00e0 la parole <\/span><span class=\"s5\">\u00ab\u00a0<\/span><span class=\"s5\">s<\/span><span class=\"s5\">ovaj<\/span><span class=\"s5\">\u00a0\u00bb <\/span><span class=\"s5\">n\u2019a pas fui<\/span><span class=\"s5\">. Il<\/span><span class=\"s5\"> \u00e9tait l<\/span><span class=\"s5\">\u00e0<\/span><span class=\"s5\">, descendu de sa montagne du <\/span><span class=\"s5\">Vauclin<\/span><span class=\"s5\">. Ne se trouvant d\u00e9cid\u00e9ment pas assez int\u00e9ressant pour \u00eatre le personnage du film. Et d\u2019ailleurs<\/span><span class=\"s5\">, dit-il <\/span><span class=\"s5\">: pourquoi faire un film sur<\/span><span class=\"s5\"> moi <\/span><span class=\"s5\">? <\/span><span class=\"s5\">\u00ab Au <\/span><span class=\"s5\">\u2013 <\/span><span class=\"s5\">del\u00e0 de moi, seules les id\u00e9es comptent&#8230; \u00bb<\/span> <span class=\"s5\">Et que les points de suspension accompagnent le chemin \u00e0 suivre&#8230; <\/span><span class=\"s5\">Librement, car \u00ab\u00a0Si tu es perdu sur le chemin, ne demande pas \u00e0 celui qui connait la route\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"s3\"><span class=\"s5\">Merci \u00e0 tous ceux qui ont permis que le documentaire existe. Qu\u2019il soit vu. <\/span><\/p>\n<p class=\"s3\"><span class=\"s5\">Merci \u00e0 Arlette <\/span><span class=\"s5\">Pacquit<\/span><span class=\"s5\"> pour ce film qui vivra sa vie, vibrera et fera vibrer. <\/span><\/p>\n<p class=\"s3\"><span class=\"s5\">Merci \u00e0 <\/span><span class=\"s5\">Monchoachi<\/span><span class=\"s5\"> d\u2019avoir accept\u00e9 de nous donner \u00e0 voir, \u00e0 sentir, \u00e0 vivre, \u00e0 entendre<\/span><span class=\"s5\">, \u00e0 recevoir<\/span><span class=\"s5\"> \u00ab la parole <\/span><span class=\"s5\">s<\/span><span class=\"s5\">ovaj<\/span><span class=\"s5\"> \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"s3\">Widad Amra<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ayant vu ce documentaire sur le po\u00e8te Monchoachi, pr\u00e9sent\u00e9 en avant premi\u00e8re \u00e0 Tropiques-Atrium le 30 Mars dernier et diffus\u00e9 sur Martinique la premi\u00e8re, le 6 Avril, je me permets de vous envoyer cet article. 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