{"id":28458,"date":"2021-07-17T11:30:16","date_gmt":"2021-07-17T15:30:16","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=28458"},"modified":"2021-07-17T11:30:16","modified_gmt":"2021-07-17T15:30:16","slug":"la-distance-sociale-entre-lafrique-et-les-afro-americains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/la-distance-sociale-entre-lafrique-et-les-afro-americains\/","title":{"rendered":"La \u00ab distance sociale \u00bb entre l&rsquo;Afrique et les Afro-Am\u00e9ricains"},"content":{"rendered":"<div class=\"topper\">\n<div class=\"article-media-title default \">\n<div class=\"inner\">\n<div class=\"aritcle-titles-container\">\n<div class=\"inner\">\n<p class=\"entry-title\"><b>Site: Jstor Daily<\/b><\/p>\n<div class=\"subtitle\">\n<p>La culture populaire am\u00e9ricaine inhibe une relation \u00e9troite entre les Afro-Am\u00e9ricains et le continent africain.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"featured-img-container\">\n<div class=\"inner\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"article-meta-container grid-container\">\n<div class=\"grid-x grid-margin-x\">\n<div class=\"feature-img-attribution cell small-12\">\n<div class=\"caption\"><\/div>\n<div class=\"attribution\">Getty<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"article-meta cell small-12\">\n<div class=\"article-authors byline\">Par : <a href=\"https:\/\/daily.jstor.org\/daily-author\/ohimai-amaize\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ohimai Amaize<\/a><\/div>\n<div class=\"article-date\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"grid-container\">\n<div class=\"main-grid grid-x grid-margin-x\">\n<article id=\"post-275207\" class=\"post-275207 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-education-and-society category-social-sciences tag-african-americans tag-immigration pub_tag-cinema-journal pub_tag-journal-of-american-ethnic-history pub_tag-journal-of-black-studies pub_tag-the-black-scholar pub_tag-the-international-journal-of-african-historical-studies daily_article_types-long-reads do-drop-cap\">\n<div class=\"entry-content\">\n<p>Ce devait \u00eatre la tenue \u00e0 imprim\u00e9 africain que je portais ce samedi apr\u00e8s-midi qui a attir\u00e9 leur attention. \u00ab\u00a0D&rsquo;o\u00f9 viens-tu?\u00a0\u00bb m&rsquo;a demand\u00e9 un groupe d&rsquo;adolescents noirs alors qu&rsquo;ils m&rsquo;accostaient dans le train 3 de Manhattan \u00e0 Brooklyn. \u00ab\u00a0Je viens d&rsquo;Afrique,\u00a0\u00bb r\u00e9pondis-je, pas vraiment s\u00fbr de ce qui a motiv\u00e9 la question. Puis vint une avalanche de questions suppl\u00e9mentaires :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Est-ce que les gens ont des queues en Afrique\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Est-il vrai que les gens vivent sur les arbres en Afrique\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand vous \u00eates-vous ras\u00e9 pour la derni\u00e8re fois\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ils m&rsquo;ont chahut\u00e9, \u00e9clatant d&rsquo;un rire rauque, faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 mes jambes poilues expos\u00e9es sous un short ghan\u00e9en color\u00e9 \u00e0 motifs <em>Kente que<\/em> je portais. Imm\u00e9diatement, il est devenu clair qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait pas de questions n\u00e9es d&rsquo;une simple curiosit\u00e9, mais d&rsquo;une ignorance nourrie de st\u00e9r\u00e9otypes sur l&rsquo;Afrique et les Africains.<\/p>\n<p>Aux \u00c9tats-Unis, certains chercheurs qui ont \u00e9tudi\u00e9 les relations entre les Afro-Am\u00e9ricains et les immigrants africains ont observ\u00e9 une \u00ab distance sociale \u00bb entre les deux groupes. En 2012, Adaobi Chiamaka Iheduru, \u00e9tudiante dipl\u00f4m\u00e9e \u00e0 la Wright State University, Ohio, a \u00e9crit sa th\u00e8se de <a href=\"https:\/\/corescholar.libraries.wright.edu\/cgi\/viewcontent.cgi?article=1802&amp;context=etd_all\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">doctorat<\/a> sur la fa\u00e7on dont \u00ab le racisme joue un r\u00f4le de premier plan \u00bb dans le fa\u00e7onnement de cette dynamique. Le racisme int\u00e9rioris\u00e9 est l&rsquo;acceptation de st\u00e9r\u00e9otypes ou de croyances qui d\u00e9crivent son groupe racial comme \u00ab\u00a0sous-humain, inf\u00e9rieur, incapable d&rsquo;accomplir des t\u00e2ches dignes et un fardeau pour la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, <a href=\"https:\/\/scholarlycommons.law.cwsl.edu\/cgi\/viewcontent.cgi?article=1299&amp;context=fs\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">selon<\/a>Laura M. Padilla, professeur \u00e0 la California Western School of Law.<\/p>\n<div class=\"daily_email_signup weekly-digest \">\n<h4><\/h4>\n<\/div>\n<p>Howard W. French, professeur \u00e0 la Columbia University Graduate School of Journalism, fournit un contexte historique qui explique comment la politique am\u00e9ricaine, la culture populaire et l&rsquo;\u00e9ducation se sont toutes combin\u00e9es sur une longue p\u00e9riode pour emp\u00eacher une relation \u00e9troite entre les Afro-Am\u00e9ricains et le continent africain.<\/p>\n<p>\u00ab Pendant tr\u00e8s longtemps au XXe si\u00e8cle, pendant les ann\u00e9es Jim Crow en particulier, les Afro-Am\u00e9ricains ont \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9s \u00e0 fuir l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un lien avec l&rsquo;Afrique, \u00e0 penser mal de l&rsquo;Afrique, \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer des traits en eux-m\u00eames, qui se seraient distanci\u00e9s. d&rsquo;Afrique, en d&rsquo;autres termes, de se consid\u00e9rer comme plus cultiv\u00e9s, plus chr\u00e9tiens, plus blancs, plus civilis\u00e9s que les Africains et donc de consid\u00e9rer \u00ab l&rsquo;africanit\u00e9 \u00bb comme une honte ou une sorte de souillure qu&rsquo;il fallait \u00e9viter \u00bb, French m&rsquo;a dit dans une interview.<\/p>\n<aside class=\"pull-quote center\">\n<div class=\"pull-quote__text tweetable\"><a href=\"https:\/\/daily.jstor.org\/the-social-distance-between-africa-and-african-americans\/?utm_term=The%20%2526ldquo%3BSocial%20Distance%2526rdquo%3B%20between%20Africa%20and%20African-Americans&amp;utm_campaign=jstordaily_07152021&amp;utm_content=email&amp;utm_source=Act-On+Software&amp;utm_medium=email#\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9crasante majorit\u00e9 des Noirs am\u00e9ricains sont, \u00e0 tout le moins, six ou sept g\u00e9n\u00e9rations culturellement \u00e9loign\u00e9es de l&rsquo;Afrique.\u00a0\u00bb<\/a><\/div>\n<\/aside>\n<p>D\u00e9connect\u00e9s de leur patrie et plac\u00e9s dans \u00ab un milieu culturel enti\u00e8rement nouveau et tr\u00e8s diff\u00e9rent, auquel ils ont d\u00fb s&rsquo;adapter rapidement \u00bb, les Afro-Am\u00e9ricains ont cr\u00e9\u00e9 une culture noire am\u00e9ricaine nettement diff\u00e9rente de leurs racines africaines, a <a href=\"https:\/\/www.latimes.com\/archives\/la-xpm-1989-04-02-me-1465-story.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e9crit Phillip Gay, un ancien professeur. de sociologie<\/a> \u00e0 la San Diego State University dans le <em>Los Angeles Times.<\/em><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9crasante majorit\u00e9 des Noirs am\u00e9ricains sont, \u00e0 tout le moins, six ou sept g\u00e9n\u00e9rations culturellement \u00e9loign\u00e9es de l&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Gay dans son article de 1989. \u00ab Ils ne parlent aucune langue africaine. Leurs croyances et pratiques religieuses ne sont pas africaines. Leur cuisine quotidienne est non-africaine. Leurs structures matrimoniales et familiales sont typiquement non africaines. Ils n&rsquo;ont pas de parents en Afrique et ils ne sont jamais all\u00e9s eux-m\u00eames en Afrique.<\/p>\n<p>Dans leur <a class=\"jcitation\" href=\"https:\/\/www.jstor.org\/stable\/3180977?mag=the-social-distance-between-africa-and-african-americans&amp;seq=1#metadata_info_tab_contents\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e9tude<\/a> sur les relations entre les Africains, les Afro-Am\u00e9ricains et les Afro-Antillais, Jennifer V. Jackson et Mary E. Cothran ont not\u00e9 que si ces trois groupes aux \u00c9tats-Unis ont \u00ab des luttes interraciales similaires qui cr\u00e9ent un semblant de liens communs, ils \u00e9chouent. appr\u00e9cier leur patrimoine commun. Selon leurs recherches, les personnes interrog\u00e9es ont indiqu\u00e9 que les Africains, les Afro-Am\u00e9ricains et les Antillais communiquaient mal et ne s&rsquo;entendaient pas en raison de \u00ab\u00a0mythes, id\u00e9es fausses, ignorance et st\u00e9r\u00e9otypes\u00a0:\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote><p>Les probl\u00e8mes de communication sont imput\u00e9s \u00e0 l&rsquo;histoire de l&rsquo;esclavage, \u00e0 sa division et \u00e0 la doctrine du diviser pour r\u00e9gner. Les Noirs ont \u00e9t\u00e9 mont\u00e9s les uns contre les autres et on leur a dit de ne pas s&rsquo;associer avec d&rsquo;autres Noirs en raison d&rsquo;attributs n\u00e9gatifs.<\/p><\/blockquote>\n<p>Citant les travaux de Rhett Jones, ancien directeur du Center for the Study of Race and Ethnicity in America \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Brown, le chercheur d&rsquo;origine nig\u00e9riane Tunde Adeleke <a class=\"jcitation\" href=\"https:\/\/www.jstor.org\/stable\/221474?mag=the-social-distance-between-africa-and-african-americans&amp;seq=1#metadata_info_tab_contents\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">soutient<\/a> que l&rsquo;esclavage \u00ab a accompli la destruction totale de l&rsquo;identit\u00e9 ethnique des Afro-Am\u00e9ricains : \u00bb<\/p>\n<blockquote><p>La terrible exp\u00e9rience du Passage du Milieu et les horreurs brutales de l&rsquo;esclavage ont \u00e9limin\u00e9 tout sentiment d&rsquo;identit\u00e9 ethnique chez les Noirs. La croissance rapide de la population noire am\u00e9ricaine signifiait que l&rsquo;Afrique n&rsquo;\u00e9tait bient\u00f4t plus qu&rsquo;un souvenir pour la majorit\u00e9 des Noirs am\u00e9ricains. La connaissance de leur appartenance ethnique et d&rsquo;o\u00f9 ils venaient en Afrique s&rsquo;est vite perdue.<\/p><\/blockquote>\n<p>De m\u00eame, Iheduru a observ\u00e9 que les repr\u00e9sentations m\u00e9diatiques occidentales de l&rsquo;Afrique en tant que \u00ab\u00a0continent noir\u00a0\u00bb ont cr\u00e9\u00e9 des images n\u00e9gatives dans l&rsquo;esprit des Afro-Am\u00e9ricains, qui voient maintenant leur patrie ancestrale comme un lieu primitif ayant besoin de civilisation. Cette repr\u00e9sentation n\u00e9gative de l&rsquo;Afrique perdure depuis des ann\u00e9es dans la culture populaire am\u00e9ricaine, et ce n&rsquo;est que tout r\u00e9cemment que l&rsquo;on peut trouver des exemples positifs d&rsquo;Afrique ou d&rsquo;Africains c\u00e9l\u00e9br\u00e9s, selon French :<\/p>\n<blockquote><p>Et ces quelques exemples qui existent ne sont pas parfaits. Mais, m\u00eame les gens qui sont sceptiques \u00e0 leur \u00e9gard, comme moi, pensent en quelque sorte que nous devons les c\u00e9l\u00e9brer parce qu&rsquo;il y a si peu de contre-exemples qu&rsquo;avoir un exemple, m\u00eame compromis ou limit\u00e9, est in\u00e9vitablement satisfaisant.<\/p><\/blockquote>\n<p><em>Coming 2 America<\/em> , la suite r\u00e9cemment sortie d&rsquo;Eddie Murphy de la com\u00e9die de 1988 <em>Coming to America<\/em> , a \u00e9t\u00e9 critiqu\u00e9e comme un autre exemple de la mauvaise repr\u00e9sentation de l&rsquo;Afrique par Hollywood. Par exemple, Kovie Biakolo, journaliste et universitaire multiculturel, a r\u00e9primand\u00e9 le film pour son sens de l&rsquo;humour malheureux et sa repr\u00e9sentation archa\u00efque des Afro-Am\u00e9ricains. \u00ab\u00a0Une combinaison d&rsquo;exemples \u00e0 trois volets d&rsquo;une utilisation obsol\u00e8te de l&rsquo;humour d&rsquo;agression sexuelle, de repr\u00e9sentations r\u00e9volues d&rsquo;Africains et de caricatures classiques de Noirs am\u00e9ricains r\u00e9sume l&rsquo;existence inutile du film\u00a0\u00bb, a-t- <a href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/film\/2021\/mar\/08\/coming-2-america-unfunny-disaster-representation\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">elle \u00e9crit dans <em>The Guardian<\/em><\/a> .<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La seule chose pire que le manque d&rsquo;informations est la d\u00e9sinformation\u00a0\u00bb, m&rsquo;a dit Hawthorne Smith, psychologue et directrice du programme NYU\/Bellevue pour les survivants de la torture (PSOT). \u00ab\u00a0Et souvent, nous, les Afro-Am\u00e9ricains, c&rsquo;est ce que nous obtenons en termes de connaissances sur l&rsquo;Afrique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Smith a racont\u00e9 comment, en tant qu&rsquo;Afro-am\u00e9ricain, il a v\u00e9cu un choc culturel plus important lorsqu&rsquo;il est revenu aux \u00c9tats-Unis du S\u00e9n\u00e9gal, o\u00f9 il avait voyag\u00e9 pour \u00e9tudier \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar. C&rsquo;\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu&rsquo;il \u00e9tait forc\u00e9 d&rsquo;affronter la r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;une culture am\u00e9ricaine qui tourne autour de \u00ab\u00a0le temps, c&rsquo;est de l&rsquo;argent, le chien mange du chien et l&rsquo;agitation\u00a0\u00bb \u2013 des choses qu&rsquo;il n&rsquo;a pas connues en Afrique.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s son retour d&rsquo;Afrique, Smith a rencontr\u00e9 un immigrant africain qui a fondu en larmes cinq minutes apr\u00e8s avoir \u00e9chang\u00e9 un accueil chaleureux. \u00ab\u00a0Vous savez, je suis ici en tant qu&rsquo;\u00e9tudiant d&rsquo;\u00e9change dans le pays depuis pr\u00e8s de 10 mois, et vous \u00eates la premi\u00e8re personne qui est venue me dire bonjour\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Smith lors de cette rencontre \u00e9mouvante sur un banc de parc \u00e0 Washington DC.<\/p>\n<p>Inversement, les images n\u00e9gatives des armes \u00e0 feu, de la drogue et de la violence dans les communaut\u00e9s afro-am\u00e9ricaines ont grandement fa\u00e7onn\u00e9 la fa\u00e7on dont les immigrants africains per\u00e7oivent les Afro-Am\u00e9ricains, a not\u00e9 Iheduru dans son \u00e9tude.<\/p>\n<p>\u00abNous avons entendu des gens parler de leur arriv\u00e9e aux \u00c9tats-Unis pour la premi\u00e8re fois et de leur peur de quitter leur appartement parce qu&rsquo;ils pensaient simplement que tout le monde \u00e9tait une menace potentielle. Vous entendez les gens dire, ce que j&rsquo;ai entendu \u00e0 propos de Harlem et de toutes les mauvaises choses qui s&rsquo;y passent, je ne veux pas y aller \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Smith, qui a anim\u00e9 un groupe de soutien pour les survivants africains francophones de la torture pour les 22 derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<aside class=\"pull-quote center\">\n<div class=\"pull-quote__text tweetable\"><a href=\"https:\/\/daily.jstor.org\/the-social-distance-between-africa-and-african-americans\/?utm_term=The%20%2526ldquo%3BSocial%20Distance%2526rdquo%3B%20between%20Africa%20and%20African-Americans&amp;utm_campaign=jstordaily_07152021&amp;utm_content=email&amp;utm_source=Act-On+Software&amp;utm_medium=email#\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les cin\u00e9astes noirs ind\u00e9pendants qui peuvent raconter des histoires afro-am\u00e9ricaines sans d\u00e9former la r\u00e9alit\u00e9 n&rsquo;ont pas les ressources n\u00e9cessaires pour faire leurs films.<\/a><\/div>\n<\/aside>\n<p>De m\u00eame, Kenneth Chan, professeur d&rsquo;anglais et d&rsquo;\u00e9tudes cin\u00e9matographiques \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 du nord du Colorado, observe que cette repr\u00e9sentation n\u00e9gative impr\u00e8gne <a class=\"jcitation\" href=\"https:\/\/www.jstor.org\/stable\/1225641?mag=the-social-distance-between-africa-and-african-americans&amp;seq=2#metadata_info_tab_contents\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la construction de l&rsquo;identit\u00e9 masculine<\/a> noire dans les films d&rsquo;action noirs des ann\u00e9es 90, notant que : \u00ab\u00a0La politique capitaliste du syst\u00e8me hollywoodien influencent fr\u00e9quemment les cin\u00e9astes \u00e0 succomber \u00e0 des constructions st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es de personnages noirs. \u00bb<\/p>\n<p>Le cin\u00e9aste afro-am\u00e9ricain n\u00e9 \u00e0 Harlem, St. Clair Bourne, qui a produit une vari\u00e9t\u00e9 de films documentant la culture noire et la vie d&rsquo;\u00e9minents Afro-Am\u00e9ricains, <a class=\"jcitation\" href=\"https:\/\/www.jstor.org\/stable\/41067680?mag=the-social-distance-between-africa-and-african-americans&amp;refreqid=excelsior%3A091457aa2a477e21e1c6093b91a5b316&amp;seq=1#metadata_info_tab_contents\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">soutient<\/a> que les cin\u00e9astes noirs ind\u00e9pendants qui peuvent raconter des histoires afro-am\u00e9ricaines sans d\u00e9former la r\u00e9alit\u00e9 manquent de ressources. pour faire leurs films. Cette situation, associ\u00e9e \u00e0 la d\u00e9t\u00e9rioration du syst\u00e8me \u00e9conomique am\u00e9ricain, soutient Bourne, a affect\u00e9 les cin\u00e9astes noirs plus que leurs homologues blancs et a cr\u00e9\u00e9 \u00abune vague d&rsquo;images et d&rsquo;histoires d&rsquo;\u00e9vasion qui d\u00e9forment et\/ou r\u00e9interpr\u00e8tent tout \u00e9l\u00e9ment cr\u00e9atif qui pourrait s\u00e9rieusement d\u00e9fier le monde. vue de ceux qui contr\u00f4lent les principales ressources.<\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des images actuelles de Blackness \u00e9manant d&rsquo;Hollywood sont cr\u00e9\u00e9es pour \u00ab\u00a0divertir, ne pr\u00e9coniser aucun changement et, plus important encore, sugg\u00e9rer la l\u00e9gitimit\u00e9 de l&rsquo;ordre social et politique actuel\u00a0\u00bb, \u00e9crit-il. Bourne continue :<\/p>\n<blockquote><p>Ce n&rsquo;est pas par hasard que les r\u00f4les \u00e9crits pour Eddie Murphy ou Whoopi Goldberg les pr\u00e9sentent g\u00e9n\u00e9ralement comme des policiers et les associent \u00e0 des personnages blancs. Encore une fois, tr\u00e8s peu de producteurs, sc\u00e9naristes ou r\u00e9alisateurs sont noirs et le tour de passe-passe est que les \u00e9crivains blancs utilisent les techniques et leur perception du style culturel des Noirs pour l\u00e9gitimer ces messages.<\/p><\/blockquote>\n<p>Au-del\u00e0 des repr\u00e9sentations n\u00e9gatives de la culture pop des Afro-Am\u00e9ricains et de l&rsquo;Afrique, les Afro-Am\u00e9ricains portent un fardeau psychique en raison de leur exp\u00e9rience de l&rsquo;esclavage et du racisme en Am\u00e9rique, ce qui affecte in\u00e9vitablement la fa\u00e7on dont ils voient l&rsquo;Afrique ou interagissent avec les immigrants africains.<\/p>\n<p>\u00ab Les Afro-Am\u00e9ricains ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 ce que je vais appeler une \u00ab d\u00e9naturation \u00bb, par laquelle ils ont \u00e9t\u00e9 contraints \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;esclavage puis plus tard \u00e0 l&rsquo;\u00e8re pro esclavagiste, fortement encourag\u00e9s ou contraints \u00e0 mettre l&rsquo;Afrique derri\u00e8re eux et \u00e0 oublier Afrique, et d&rsquo;effacer autant que possible les souvenirs de l&rsquo;Afrique de leur conscience \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 French.<\/p>\n<p>Selon French, ce d\u00e9tachement mental de l&rsquo;Afrique est le plus \u00e9vident dans la fa\u00e7on dont les Afro-Am\u00e9ricains, en tant que descendants de l&rsquo;esclavage, ont \u00e9t\u00e9 contraints d&rsquo;abandonner l&rsquo;utilisation de noms africains pour les noms chr\u00e9tiens &#8211; une arme tr\u00e8s puissante qui les a psychologiquement d\u00e9connect\u00e9s de tout souvenir de leur vie africaine. patrimoine.<\/p>\n<p>Pour Henry Ukazu, un immigr\u00e9 nig\u00e9rian n\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, la distance sociale entre les Afro-Am\u00e9ricains et les immigr\u00e9s africains est aussi une question de comp\u00e9tition pour les ressources \u00e9conomiques. Ukazu a dit :<\/p>\n<blockquote><p>Beaucoup d&rsquo;Africains viennent ici pour diff\u00e9rentes raisons. Certains viennent pour l&rsquo;\u00e9cole, le perfectionnement professionnel, le travail ou les vacances. Lorsqu&rsquo;ils ont termin\u00e9 leurs \u00e9tudes, ceux qui veulent travailler sont pr\u00eats \u00e0 recommencer \u00e0 z\u00e9ro, en acceptant des emplois \u00e0 faible revenu et de niveau d&rsquo;entr\u00e9e. Pour les Afro-Am\u00e9ricains d\u00e9j\u00e0 dans le syst\u00e8me, ils pourraient ne pas \u00eatre dispos\u00e9s \u00e0 faire ce type de travail parce qu&rsquo;ils sont n\u00e9s ici et ont fait leurs \u00e9tudes ici.<\/p><\/blockquote>\n<p>Il a ajout\u00e9 que, contrairement \u00e0 leurs homologues afro-am\u00e9ricains, de nombreux immigrants africains daignent saisir ces opportunit\u00e9s \u00ab\u00a0et ont du mal \u00e0 gravir les \u00e9chelons du syst\u00e8me\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La rencontre de Smith \u00e0 Washington, DC et l&rsquo;accueil chaleureux qu&rsquo;il a re\u00e7u en Afrique, ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ce qu&rsquo;il a d\u00e9crit comme \u00ab un sous-texte de choc culturel sous une partie de ce que je vois, parce que je pense que pour beaucoup d&rsquo;immigrants africains, mes amis, mes coll\u00e8gues, mes clients et ma famille, il y a cette couche de choc culturel et de pression sur les liens communautaires \u2013 les liens familiaux \u00e9largis.<\/p>\n<p>Cette pression exerc\u00e9e sur les populations d&rsquo;immigrants afro-am\u00e9ricains et africains se manifeste de diff\u00e9rentes mani\u00e8res, du logement aux \u00e9coles o\u00f9 les enfants se taquinent &#8211; r\u00e9sultant en une situation o\u00f9 \u00ab\u00a0nous sommes arriv\u00e9s des groupes aux \u00c9tats-Unis &#8211; ceux des bas \u00e9chelons \u00e9conomiques se battent pour miettes qui sont disponibles et cela peut cr\u00e9er de l&rsquo;animosit\u00e9 \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Smith.<\/p>\n<aside class=\"pull-quote center\">\n<div class=\"pull-quote__text tweetable\"><a href=\"https:\/\/daily.jstor.org\/the-social-distance-between-africa-and-african-americans\/?utm_term=The%20%2526ldquo%3BSocial%20Distance%2526rdquo%3B%20between%20Africa%20and%20African-Americans&amp;utm_campaign=jstordaily_07152021&amp;utm_content=email&amp;utm_source=Act-On+Software&amp;utm_medium=email#\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00ab\u00a0De nombreux Noirs am\u00e9ricains restent sceptiques quant \u00e0 la puissance, voire \u00e0 la pertinence, d&rsquo;un paradigme qui situe leur identit\u00e9 en dehors de l&rsquo;Am\u00e9rique.\u00a0\u00bb<\/a><\/div>\n<\/aside>\n<p>Violet M. Showers Johnson, doyenne associ\u00e9e et professeure d&rsquo;histoire au College of Liberal Arts de la Texas A&amp;M University, a <a class=\"jcitation\" href=\"https:\/\/www.jstor.org\/stable\/27501883?mag=the-social-distance-between-africa-and-african-americans&amp;seq=1#metadata_info_tab_contents\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">observ\u00e9<\/a> qu&rsquo;au cours du dernier quart du vingti\u00e8me si\u00e8cle, lorsque trois incidents tr\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9s ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des immigrants africains et d&rsquo;autres Noirs \u00e9trangers aux rouages \u200b\u200bde la race et du racisme dans l&rsquo;Am\u00e9rique post-droits civiques, les gros titres de la presse am\u00e9ricaine ont soulign\u00e9 l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 des victimes :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Un immigr\u00e9 \u00e9thiopien matraqu\u00e9 \u00e0 mort par des skinheads\u00a0\u00bb,\u00a0\u00ab\u00a0Un<br \/>\nagent de s\u00e9curit\u00e9 ha\u00eftien brutalis\u00e9 par des policiers de la ville de New York\u00a0\u00bb et<br \/>\n\u00ab\u00a0Un immigr\u00e9 ouest-africain non arm\u00e9 abattu sans piti\u00e9 par la NYPD Street Crime Unit\u00a0\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Comme l&rsquo;\u00e9crit Showers Johnson, \u00ab\u00a0[m]algr\u00e9 ces gros titres sp\u00e9cifiques aux immigrants, beaucoup consid\u00e9raient les incidents comme \u00e0 motivation raciale\u00a0\u00bb. Ces incidents ont soulev\u00e9 plusieurs questions sur l&rsquo;exp\u00e9rience des immigrants noirs en Am\u00e9rique :<\/p>\n<blockquote><p>Comment les immigrants noirs n\u00e9gocient-ils les identit\u00e9s nationales, ethniques et raciales ? Quelle est l&rsquo;\u00e9tendue de leur connaissance et de leur compr\u00e9hension des relations raciales en Am\u00e9rique ? Comment leurs int\u00e9r\u00eats et leurs agendas convergent-ils et divergent-ils de ceux des Noirs n\u00e9s dans le pays\u00a0? Quel est le niveau de conscience raciale chez les immigrants noirs ? Et quel est leur niveau de participation et de contribution \u00e0 l&rsquo;activisme noir ?<\/p><\/blockquote>\n<p>Les r\u00e9ponses sont emp\u00eatr\u00e9es dans une r\u00e9alit\u00e9 historique complexe, dans laquelle certains Afro-Am\u00e9ricains pr\u00e9f\u00e8rent se tenir \u00e0 distance du continent africain tandis que certains immigrants africains \u00e9vitent le sujet du racisme en Am\u00e9rique.<\/p>\n<p>\u00c0 cet \u00e9gard, Adeleke fait valoir que \u00abde nombreux Noirs am\u00e9ricains restent sceptiques quant \u00e0 la puissance, voire \u00e0 la pertinence, d&rsquo;un paradigme qui situe leur identit\u00e9 en dehors de l&rsquo;Am\u00e9rique\u00bb et en sont venus \u00e0 consid\u00e9rer l&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;esclavage comme plus puissante que le fait de l&rsquo;ascendance africaine. :<\/p>\n<blockquote><p>L&rsquo;un des principaux d\u00e9fenseurs de ce point de vue est le dramaturge noir am\u00e9ricain, Douglas Turner Ward, qui a soulev\u00e9 la question dans son discours d&rsquo;ouverture lors de la r\u00e9union de 1995 de la Southern Conference on Afro-American Studies \u00e0 Baton Rouge, en Louisiane. Il distingue deux paradigmes identitaires, \u00ab slavocentrique \u00bb et \u00ab afrocentrique \u00bb. Tout en reconnaissant les liens entre les Noirs am\u00e9ricains et l&rsquo;Afrique, Ward a insist\u00e9 sur le fait que ce qui fa\u00e7onnait l&rsquo;identit\u00e9 noire am\u00e9ricaine \u00e9tait l&rsquo;esclavage, plut\u00f4t que l&rsquo;Afrique, et par cons\u00e9quent, puisque l&rsquo;esclavage \u00e9tait essentiellement institutionnalis\u00e9 ici en Am\u00e9rique, l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;exp\u00e9rience noire am\u00e9ricaine et, ipso facto, la d\u00e9termination et la d\u00e9finition de l&rsquo;identit\u00e9, devraient se concentrer et commencer par l&rsquo;exp\u00e9rience am\u00e9ricaine !<\/p><\/blockquote>\n<p>Une partie de la dynamique de la distance sociale entre les Afro-Am\u00e9ricains et les immigrants africains est la <em>cr\u00e9ation<\/em> du terme <em>akata<\/em> , un nom yoruba pour \u00ab chat sauvage \u00bb \u2013 <a href=\"https:\/\/africasacountry.com\/2018\/09\/black-and-black\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">utilis\u00e9 par certains immigrants africains<\/a> pour d\u00e9crire certains Afro-Am\u00e9ricains, en particulier lors de rencontres hostiles. Les Afro-Am\u00e9ricains consid\u00e8rent le terme p\u00e9joratif, et il est en partie aliment\u00e9 par des st\u00e9r\u00e9otypes \u00abfabriqu\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 dominante blanche sur les Afro-Am\u00e9ricains\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Iheduru dans son \u00e9tude.<\/p>\n<p>\u00ab Personnellement, je n&rsquo;aime pas le son du mot, donc je ne l&rsquo;utilise pas \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Oshomah John, un immigrant nig\u00e9rian aux \u00c9tats-Unis. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai de bonnes relations avec les Afro-Am\u00e9ricains ici.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Smith voit des opportunit\u00e9s de gu\u00e9rison, de r\u00e9conciliation et de collaboration entre les deux groupes. Il fait \u00e9cho \u00e0 l&rsquo;optimisme de Gloria Browne Marshall, avocate des droits civiques et professeure de droit constitutionnel au John Jay College (CUNY) qui a \u00e9crit dans son livre <em>Race, Law, and American Society<\/em> : . Les gens de couleur ont besoin les uns des autres.<\/p>\n<\/div>\n<\/article>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Site: Jstor Daily La culture populaire am\u00e9ricaine inhibe une relation \u00e9troite entre les Afro-Am\u00e9ricains et le continent africain. Getty Par : Ohimai Amaize Ce devait \u00eatre la tenue \u00e0 imprim\u00e9 africain que je portais ce samedi apr\u00e8s-midi qui a attir\u00e9 leur attention. \u00ab\u00a0D&rsquo;o\u00f9 viens-tu?\u00a0\u00bb m&rsquo;a demand\u00e9 un groupe d&rsquo;adolescents noirs alors qu&rsquo;ils m&rsquo;accostaient dans le<\/p>","protected":false},"author":33,"featured_media":28459,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":"","rank_math_focus_keyword":"","rank_math_title":"","rank_math_description":"","rank_math_canonical_url":"","rank_math_robots":null,"rank_math_facebook_title":"","rank_math_facebook_description":"","rank_math_twitter_title":"","rank_math_twitter_description":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-28458","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-latribune"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28458","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/33"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=28458"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28458\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/28459"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=28458"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=28458"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=28458"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}