{"id":31007,"date":"2021-12-11T18:44:25","date_gmt":"2021-12-11T22:44:25","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=31007"},"modified":"2021-12-11T18:44:51","modified_gmt":"2021-12-11T22:44:51","slug":"quand-le-rechauffement-climatique-et-lexploitation-miniere-reveillent-des-virus-et-des-bacteries-prisonniers-des-glaces","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/quand-le-rechauffement-climatique-et-lexploitation-miniere-reveillent-des-virus-et-des-bacteries-prisonniers-des-glaces\/","title":{"rendered":"When global warming and mining awaken viruses and bacteria trapped in the ice"},"content":{"rendered":"<figure>\n<h1 id=\"titreIllus\" class=\"titreIllus\"><\/h1>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"\" src=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/actualites\/images\/paysages\/lac-Ba%C3%AFkal-gel.webp\" alt=\"lac-Ba\u00efkal-gel\" data-src=\"\/actualites\/images\/paysages\/lac-Ba\u00efkal-gel.webp\" \/><figcaption>Le lac Ba\u00efkal gel\u00e9 au cr\u00e9puscule (Sib\u00e9rie &#8211; Russie)<br \/>\nCr\u00e9dit : Eszter Miller \/ Pixabay &#8211; Licence : CC0<\/figcaption><\/figure>\n<div id=\"articleCorps\">\n<p><strong>Avec le r\u00e9chauffement climatique et l&rsquo;exploitation mini\u00e8re dans les r\u00e9gions les plus recul\u00e9es et froides de notre plan\u00e8te, nos activit\u00e9s font courir le risque de r\u00e9activation de virus et bact\u00e9ries endormis depuis des milliers d&rsquo;ann\u00e9es et dont les cons\u00e9quences sanitaires sur les animaux et l&rsquo;humanit\u00e9 pourraient \u00eatre hors de contr\u00f4le.<\/strong><\/p>\n<p>Les virus et bact\u00e9ries existent depuis les <a href=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/actualites\/3946-vie-eau-poussieres-espace-Soleil\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9buts de la vie sur Terre<\/a>, il y a environ 3,5 milliards d&rsquo;ann\u00e9es. Ils ont donc \u00e9volu\u00e9, mut\u00e9 et ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 aux <a href=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/environnement\/biodiversite\/extinctions_massives.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">extinctions massives<\/a> et aux grands cycles climatiques de notre plan\u00e8te. Certains micro-organismes sont ainsi rest\u00e9s prisonniers dans le perg\u00e9lisol (couche de sol gel\u00e9 en permanence des r\u00e9gions arctiques) pendant des dizaines de milliers voire des millions d&rsquo;ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Or, les activit\u00e9s humaines r\u00e9chauffent significativement notre plan\u00e8te et plus particuli\u00e8rement les <a href=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/actualites\/2110-rechauffement-Arctique\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">r\u00e9gions p\u00e9riglaciaires<\/a> de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re nord qui devraient conna\u00eetre une augmentation de temp\u00e9rature de 3 \u00e0 5\u00b0C d&rsquo;ici 2050 et de 5 \u00e0 9\u00b0C en 2080. C&rsquo;est suffisant pour <a href=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/actualites\/487-fonte-pergelisol-Arctique\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">faire fondre la couche sup\u00e9rieure du permafrost<\/a> et ainsi r\u00e9activer des virus et bact\u00e9ries endormies par le froid.<\/p>\n<p>En 2014, des scientifiques fran\u00e7ais et russes d\u00e9couvraient un nouveau virus inconnu et g\u00e9ant appel\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/actualites\/3960-plus-gros-virus-geant-congelation\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pithovirus<\/a>, dans des \u00e9chantillons de permafrost de Sib\u00e9rie de 32 000 ans d&rsquo;\u00e2ge. En 2015, des chercheurs fran\u00e7ais du CNRS et du CEA <a href=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/actualites\/4333-virus-geant-siberie\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9couvraient un autre virus g\u00e9ant d&rsquo;un genre totalement nouveau<\/a> : Mollivirus sibericum.<\/p>\n<h2>Le r\u00e9chauffement climatique et l&rsquo;exploitation mini\u00e8re vont r\u00e9activer des virus et bact\u00e9ries potentiellement dangereuses<\/h2>\n<figure>\u00a0\u25b4<\/figure>\n<p>La d\u00e9couverte de nouveaux micro-organismes pathog\u00e8nes prisonniers de sols gel\u00e9s est source d&rsquo;inqui\u00e9tude car la fonte de la glace sous l&rsquo;effet du r\u00e9chauffement climatique devrait remettre en circulation d&rsquo;anciens micro-organismes \u00e0 l&rsquo;origine de maladies potentiellement mortelles et contagieuses, on parle de \u00ab\u00a0virus zombies\u00a0\u00bb dans le grand public.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le cas d&rsquo;une bact\u00e9rie de Sib\u00e9rie qui vient d&rsquo;\u00eatre analys\u00e9e et dont les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en septembre 2021 dans le journal Biology.<br \/>\nLa bact\u00e9rie Acinetobacter lwoffii, isol\u00e9e d&rsquo;\u00e9chantillons de perg\u00e9lisol en Yakoutie (Sib\u00e9rie) vieux de milliers ou de millions d&rsquo;ann\u00e9es, a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e. Si les Acinetobacter lwoffii sont r\u00e9pandus dans une grande vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;habitats et sont g\u00e9n\u00e9ralement non pathog\u00e8nes, leurs proches parents, d&rsquo;autres esp\u00e8ces du genre Acinetobacter, peuvent provoquer des maladies infectieuses dangereuses chez l&rsquo;homme et les animaux.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Bien s\u00fbr, on peut esp\u00e9rer qu&rsquo;ils seront sensibles aux antibiotiques modernes, mais nos recherches indiquent que ce n&rsquo;est peut-\u00eatre pas le cas<\/em>\u00ab\u00a0, a d\u00e9clar\u00e9 Andrey Rakitin, auteur de l&rsquo;\u00e9tude.<br \/>\nL&rsquo;\u00e9tude du g\u00e9nome complet des souches isol\u00e9es du perg\u00e9lisol a montr\u00e9 que cette bact\u00e9rie \u00e9tait r\u00e9sistante aux antibiotiques les plus courants comme la streptomycine, la spectinomycine, le chloramph\u00e9nicol et la t\u00e9tracycline. De plus, ils sont r\u00e9sistants aux <a href=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/environnement\/metaux_lourds.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e9l\u00e9ments traces m\u00e9talliques<\/a> et \u00e0 l&rsquo;arsenic.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Les bact\u00e9ries que nous avons \u00e9tudi\u00e9es, ont \u00e9t\u00e9 isol\u00e9es d&rsquo;un perg\u00e9lisol qui a entre 15 000 et 1,8 million d&rsquo;ann\u00e9es, mais elles ont beaucoup de points communs avec les souches modernes [de bact\u00e9ries]. Nos coll\u00e8gues ont obtenu des r\u00e9sultats similaires et la situation est effrayante. Le r\u00e9chauffement climatique ne peut \u00eatre que ralenti, mais il ne peut plus \u00eatre arr\u00eat\u00e9, et il pourra d\u00e9clencher de nouvelles infections. Une \u00e9tude de ces agents pathog\u00e8nes potentiels maintenant enfouis dans le perg\u00e9lisol pourrait sauver nos vies et notre sant\u00e9 \u00e0 l&rsquo;avenir<\/em>\u00a0\u00bb avertit Nikolai Ravin, chef du laboratoire de clonage mol\u00e9culaire au <a href=\"https:\/\/www.fbras.ru\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Centre de recherche en biotechnologie RAS<\/a> (Russie).<\/p>\n<p>Le r\u00e9chauffement climatique mais aussi l&rsquo;exploitation de plus en plus importante des ressources mini\u00e8res et \u00e9nerg\u00e9tique[1] des r\u00e9gions p\u00e9riglaciaires fait courir le <strong>risque d&rsquo;apparition de nouveaux micro-organismes pathog\u00e8nes mais aussi de r\u00e9surgence de virus<\/strong> consid\u00e9r\u00e9s aujourd&rsquo;hui comme \u00e9radiqu\u00e9s, tel celui de la variole (officiellement \u00e9radiqu\u00e9 depuis 1980). En effet, des chercheurs fran\u00e7ais ont d\u00e9couvert en 2012 la pr\u00e9sence d&rsquo;ADN g\u00e9nomique du virus de la variole au sein des tissus d&rsquo;un corps momifi\u00e9 inhum\u00e9 il y a environ 300 ans dans la r\u00e9gion de Yakutsk (R\u00e9publique de Sakha, Sib\u00e9rie orientale).<br \/>\nCe sc\u00e9nario fait partie des travaux du laboratoire fran\u00e7ais \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.igs.cnrs-mrs.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Information g\u00e9nomique et structurale\u00a0\u00bb<\/a> qui vient de publier un <a href=\"https:\/\/www.igs.cnrs-mrs.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/ArticleA3.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e9clairage sur les risques sanitaires li\u00e9s au r\u00e9chauffement de l&rsquo;Arctique<\/a>.<\/p>\n<p>Jean-Michel Claverie[1] (professeur \u00e9m\u00e9rite de l&rsquo;universit\u00e9 Aix-Marseille et ancien praticien hospitalier de l&rsquo;APHM en sant\u00e9 publique) et Chantal Abergel (directrice de recherche et directrice du laboratoire IGS depuis 2018), auteurs de cet article indiquent que des \u00ab\u00a0<em>nombreux microbes stock\u00e9s depuis des milliers d&rsquo;ann\u00e9es dans les sols de l&rsquo;Arctique sib\u00e9rien seront remis en circulation \u00e0 l&rsquo;occasion de leur d\u00e9gel de plus en plus profond, ou des multiples activit\u00e9s mini\u00e8res qui y sont projet\u00e9es<\/em>\u00ab\u00a0. Ils confirment que le \u00ab\u00a0<em>risque infectieux li\u00e9 \u00e0 la persistance de bact\u00e9ries dans le perg\u00e9lisol est connu depuis longtemps, gr\u00e2ce notamment aux travaux de l&rsquo;\u00e9cole russe de microbiologie des sols.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En ce qui concerne le virus de la variole, les auteurs sont plut\u00f4t rassurants : \u00ab\u00a0<em>la lib\u00e9ration de virus des couches superficielles de perg\u00e9lisol, m\u00eame si elle s&rsquo;amplifie en moyenne chaque \u00e9t\u00e9, ne nous para\u00eet pas associ\u00e9e \u00e0 un danger qualitativement nouveau. D\u00e8s qu&rsquo;elles apparaissent \u00e0 la surface, les particules virales sont soumises au pouvoir st\u00e9rilisant de la lumi\u00e8re et de l&rsquo;oxyg\u00e8ne de l&rsquo;air, puis sont emport\u00e9es par les eaux de ruissellement dans le cours d&rsquo;eau le plus proche, o\u00f9 elles se diluent bien avant d&rsquo;atteindre la mer.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ce qui pr\u00e9occupe davantage les deux chercheurs fran\u00e7ais se sont les virus et bact\u00e9ries enfouis dans le perg\u00e9lisol profond comme Pithovirus et Mollivirus recueillis \u00e0 environ 30 m de profondeur et qui correspondent \u00e0 30 000 ans en arri\u00e8re. \u00ab\u00a0<em>Or cette p\u00e9riode est contemporaine de l&rsquo;extinction rapide de plusieurs grands animaux alors tr\u00e8s abondants tels que les rhinoc\u00e9ros laineux (il y a 14 000 ans), les mammouths (il y a 10 000 ans), ou les derniers N\u00e9andertaliens (il y a 30 000 ans). Ainsi, les m\u00eames \u00e9chantillons de perg\u00e9lisol qui ont livr\u00e9 nos virus d&rsquo;amibes pr\u00e9historiques pourraient \u00eatre la source de virus encore infectieux, ayant particip\u00e9 \u00e0 l&rsquo;extinction de ces esp\u00e8ces, mais encore jamais entr\u00e9s en contact avec les esp\u00e8ces modernes de ruminants, \u00e9l\u00e9phants ou autres mammif\u00e8res, dont l&rsquo;homme. Leur \u00e9ventuelle pathog\u00e9nicit\u00e9 dans le contexte actuel est donc inconnue et impr\u00e9visible.<\/em>\u00ab\u00a0.<br \/>\nPour \u00e9viter toute \u00e9pizootie voire une pand\u00e9mie, les chercheurs fran\u00e7ais n&rsquo;ont bien s\u00fbr pas tenter de r\u00e9activer ces virus. Ce n&rsquo;est pas le cas de l&rsquo;institut russe Vector, situ\u00e9 \u00e0 Novosibirsk, qui \u00ab\u00a0<em>vient d&rsquo;annoncer son intention de lancer un programme de \u00ab pal\u00e9ovirologie \u00bb \u00e0 partir de restes animaux exhum\u00e9s de perg\u00e9lisol ancien (rhinoc\u00e9ros, mammouth, etc).<\/em>\u00a0\u00bb ajoutent J-M. Claverie et C. Abergel.<\/p>\n<h2>Le cas de la bact\u00e9rie \u00e0 l&rsquo;origine de l&rsquo;anthrax<\/h2>\n<p>Une bact\u00e9rie, capable de sommeiller pendant des ann\u00e9es et de ressurgir est particuli\u00e8rement connue et surveill\u00e9e : il s&rsquo;agit de la bact\u00e9rie Bacillus anthracis, agent de la maladie du \u00ab charbon \u00bb (anthrax en anglais).<\/p>\n<p>Elle est \u00e0 l&rsquo;origine de nombreuses \u00e9pid\u00e9mies qui ont d\u00e9cim\u00e9 \u00ab\u00a0<em>les troupeaux de rennes au cours de l&rsquo;histoire contemporaine, les ann\u00e9es particuli\u00e8rement chaudes \u00e9tant associ\u00e9es \u00e0 un risque accru de remettre en circulation des agents infectieux. Des chercheurs russes ont estim\u00e9 que le perg\u00e9lisol sib\u00e9rien renferme 1,5 millions de carcasses de rennes infect\u00e9s par la bact\u00e9rie du charbon, dont les spores sont connues pour y survivre plus de 100 ans (et sans doute beaucoup plus).<\/em>\u00a0\u00bb pr\u00e9cisent J-M. Claverie et C. Abergel.<\/p>\n<p>Le r\u00e9chauffement climatique et plus particuli\u00e8rement l&rsquo;exploitation des ressources du sous-sol font courir le risque de r\u00e9surgence de virus et bact\u00e9ries enfouies depuis des milliers d&rsquo;ann\u00e9es dans les couches profondes du permafrost sans qu&rsquo;aucune pr\u00e9caution ne soit mise en oeuvre.<\/p>\n<h4>Notes<\/h4>\n<ol>\n<li>La Russie, aid\u00e9e de <a href=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/actualites\/2645-centrale-nucleaire-flottante-Russie\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">centrales nucl\u00e9aires flottantes<\/a>, explore son littoral (mer de Laptev, mer de Sib\u00e9rie orientale), \u00ab\u00a0<em>o\u00f9 des couches de perg\u00e9lisol profondes de plusieurs centaines de m\u00e8tres et vieilles d&rsquo;un million d&rsquo;ann\u00e9es surplombent un sous-sol riche en ressources min\u00e9rales de toutes sortes (hydrocarbures, barytine, apatite, cuivre, nickel, zinc, tungst\u00e8ne, uranium, or, argent, diamant, fer, platine)\u00a0\u00bb<\/em> (J-M. Claverie, C. Abergel).<\/li>\n<li>Dans un autre registre, il <a href=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/actualites\/4849-vaccins-COVID-19-risques-morts\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9nonce notamment la \u00ab\u00a0vaccination\u00a0\u00bb anti-COVID chez les enfants<\/a> dont le rapport b\u00e9n\u00e9fice \/ risque est tr\u00e8s mauvais.<\/li>\n<\/ol>\n<hr \/>\n<div id=\"articlePlus\">\n<div class=\"plus\">\n<h5>R\u00e9f\u00e9rence<\/h5>\n<p>Rakitin, A.L.; Ermakova, A.Y.; Beletsky, A.V.; Petrova, M.; Mardanov, A.V.; Ravin, N.V. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3390\/biology10090871\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Genome Analysis of Acinetobacter lwoffii Strains Isolated from Permafrost Soils Aged from 15 Thousand to 1.8 Million Years Revealed Their Close Relationships with Present-Day Environmental and Clinical Isolates<\/a>. Biology 2021, 10, 871.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"plus\">\n<h5>Auteur<\/h5>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"avatar\" src=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/services\/membres\/photos\/mini\/2.jpg\" alt=\"Christophe Magdelaine\" \/> <a href=\"https:\/\/www.notre-planete.info\/services\/membres\/membre.php?id=2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Christophe Magdelaine \/ notre-planete.info<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le lac Ba\u00efkal gel\u00e9 au cr\u00e9puscule (Sib\u00e9rie &#8211; Russie) Cr\u00e9dit : Eszter Miller \/ Pixabay &#8211; Licence : CC0 Avec le r\u00e9chauffement climatique et l&rsquo;exploitation mini\u00e8re dans les r\u00e9gions les plus recul\u00e9es et froides de notre plan\u00e8te, nos activit\u00e9s font courir le risque de r\u00e9activation de virus et bact\u00e9ries endormis depuis des milliers d&rsquo;ann\u00e9es et<\/p>","protected":false},"author":33,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":"","rank_math_focus_keyword":"","rank_math_title":"","rank_math_description":"","rank_math_canonical_url":"","rank_math_robots":null,"rank_math_facebook_title":"","rank_math_facebook_description":"","rank_math_twitter_title":"","rank_math_twitter_description":""},"categories":[200],"tags":[],"class_list":["post-31007","post","type-post","status-publish","format-standard","category-ecologie"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31007","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/33"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=31007"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31007\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31007"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=31007"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=31007"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}