{"id":42171,"date":"2022-12-22T21:11:10","date_gmt":"2022-12-22T20:11:10","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=42171"},"modified":"2022-12-22T21:11:10","modified_gmt":"2022-12-22T20:11:10","slug":"la-transition-ecologique-martinique-by-renaissance-martinique-le-bilan-de-la-table-ronde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/la-transition-ecologique-martinique-by-renaissance-martinique-le-bilan-de-la-table-ronde\/","title":{"rendered":"LA TRANSITION ECOLOGIQUE MARTINIQUE by Renaissance Martinique : Le Bilan de la Table Ronde"},"content":{"rendered":"<header class=\"entry-header\">\n<div class=\"entry-meta\"><strong><em style=\"font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif\">La cinqui\u00e8me Table Ronde de la Renaissance s\u2019est tenue jeudi 15 d\u00e9cembre 2022 au si\u00e8ge du Cr\u00e9dit Agricole Martinique-Guyane, en pr\u00e9sence de Daniel CHOMET, Yvon PAQUIT et St\u00e9phane ABRAMOVICI. C\u2019\u00e9tait la derni\u00e8re rencontre de l\u2019ann\u00e9e, anim\u00e9e une fois de plus avec talent par Serge THALY. Le th\u00e8me : Comment acc\u00e9l\u00e9rer la transition \u00e9cologique en Martinique ? En voici le compte rendu :<\/em><\/strong><\/div>\n<\/header>\n<div class=\"entry-content\">\n<h3>INTRODUCTION<\/h3>\n<p>Selon le site du gouvernement, la transition \u00e9cologique est une \u00e9volution vers un nouveau mod\u00e8le \u00e9conomique et social. Un mod\u00e8le de d\u00e9veloppement durable qui renouvelle nos fa\u00e7ons de consommer, de produire, de travailler et de vivre ensemble afin de r\u00e9pondre aux grands enjeux environnementaux : le changement climatique, la raret\u00e9 des ressources, la perte acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de la biodiversit\u00e9 et la multiplication des risques sanitaires environnementaux.<\/p>\n<hr \/>\n<h2><span style=\"color: #800000\">Yvon PAQUIT<\/span><\/h2>\n<hr \/>\n<p>Yvon Paquit est pr\u00e9sident d\u2019Odyssi, vice-pr\u00e9sident de la Cacem et premier adjoint au maire de Fort-de-France. L\u2019objectif final de l\u2019\u00e9cologie est de laisser notre plan\u00e8te dans le meilleur \u00e9tat possible aux g\u00e9n\u00e9rations futures. Il y a deux probl\u00e9matiques majeures en Martinique : l\u2019eau et les d\u00e9chets. Yvon Paquit propose de faire un focus sur la question des d\u00e9chets.<\/p>\n<h4>Un enjeu de territoire<\/h4>\n<p>La mauvaise gestion des d\u00e9chets a un impact imm\u00e9diat sur la sant\u00e9 des populations. Jusque dans les ann\u00e9es 1960, il y avait beaucoup de d\u00e9c\u00e8s dus \u00e0 la qualit\u00e9 de l\u2019eau et aux cas de chol\u00e9ra.<\/p>\n<p>La mauvaise gestion des d\u00e9chets a aussi un impact sur le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et l\u2019attractivit\u00e9 du territoire car elle ne donne ni envie de s\u2019installer ni envie d\u2019investir.<\/p>\n<p>Pour rappel, les instances en charge des d\u00e9chets sont la Deal, l\u2019\u00c9tat, et les trois communaut\u00e9s d\u2019agglom\u00e9ration, Cap Nord, l\u2019Espace Sud et la Cacem. Le premier acte d\u2019une politique des d\u00e9chets en Martinique fut la construction de l\u2019usine d\u2019incin\u00e9ration de Dillon. C\u2019est cette d\u00e9cision qui a rendu possible la cr\u00e9ation de la Cacem en 2004.<\/p>\n<h4>L\u2019historique<\/h4>\n<p>En 1998, les quatre maires du Centre (Aim\u00e9 C\u00e9saire, Alfred Almont, Raymond Saffache et Pierre Samot) se sont unis pour trouver une solution \u00e0 la probl\u00e9matique des d\u00e9chets. Il existe trois m\u00e9thodes de traitement : l\u2019enfouissement (or nous sommes sur une \u00eele), la m\u00e9thanisation (qui d\u00e9gage un gaz inflammable) et l\u2019incin\u00e9ration. Ils ont d\u00e9cid\u00e9 de retenir les trois proc\u00e9d\u00e9s pour traiter les 300.000 tonnes de d\u00e9chets produits chaque ann\u00e9e en Martinique : 112.000 tonnes pour l\u2019usine d\u2019incin\u00e9ration, 50.000 pour la m\u00e9thanisation et 100.000 pour l\u2019enfouissement. Conscients des enjeux futurs, l\u2019usine a \u00e9t\u00e9 construite de fa\u00e7on \u00e0 accueillir trois lignes de traitement, chacune pouvant traiter 100.000 tonnes de d\u00e9chets. Seule une ligne a \u00e9t\u00e9 mise en place \u00e0 ce jour. Ce projet phare \u00e9tait loin de faire l\u2019unanimit\u00e9 en raison de la dioxine, ce gaz issu de l\u2019incin\u00e9ration des ordures.<\/p>\n<h4>Quel bilan ?<\/h4>\n<p>L\u2019usine\u00a0<strong>d\u2019incin\u00e9ration<\/strong>\u00a0traite bien 100.000 tonnes par an et le niveau de dioxine observ\u00e9 est dix fois inf\u00e9rieur \u00e0 la norme europ\u00e9enne. Elle ne produit aucun rejet gazeux, liquide ou solide. Pour cela, il faut laver la fum\u00e9e et cette op\u00e9ration co\u00fbte beaucoup plus cher que la combustion m\u00eame des ordures. Le panache qui sort de la chemin\u00e9e et qui est visible depuis la route est de la vapeur d\u2019eau. L\u2019usine a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9pass\u00e9 ses capacit\u00e9s et l\u2019installation d\u2019une deuxi\u00e8me ligne co\u00fbterait 50 millions \u20ac. Elle produit 30.000 tonnes de m\u00e2chefer (r\u00e9sidu de la combustion) par an, non valoris\u00e9es.<\/p>\n<p>The\u00a0<strong>m\u00e9thanisation<\/strong>\u00a0a \u00e9chou\u00e9 car on ne peut pas collecter les d\u00e9chets fermentescibles en raison du climat tropical, et les tonnages sont limit\u00e9s. De plus, on ne r\u00e9cup\u00e8re pas le gaz produit par la m\u00e9thanisation alors m\u00eame que c\u2019est une \u00e9nergie renouvelable non fossile.<\/p>\n<p>Il a fallu des ann\u00e9es pour trouver un terrain pour\u00a0<strong>l\u2019enfouissement<\/strong>\u00a0car il existe des normes pr\u00e9cises et contraignantes. Seuls deux sites le permettaient, C\u00e9ron (Sainte-Luce) et Petit Galion (Robert). Le Maire du Robert a accept\u00e9. Le site a une dur\u00e9e de vie de 25 \u00e0 30 ans maximum \u00e0 condition de n\u2019y mettre que des d\u00e9chets ultimes donc non-valorisables. Mais, pour ce faire, il fallait d\u2019abord trier les d\u00e9chets\u2026 ce qui n\u2019est pas le cas. Le trou se remplit \u00e0 grande vitesse et il sera plein dans 5 ans.<\/p>\n<h4>Les probl\u00e8mes non r\u00e9solus<\/h4>\n<p>Les d\u00e9chets industriels, les d\u00e9chets dangereux, les boues de stations d\u2019\u00e9puration ne sont pas trait\u00e9s. En conclusion : beaucoup de questions restent irr\u00e9solues.<\/p>\n<hr \/>\n<h2><span style=\"color: #800000\">St\u00e9phane ABRAMOVICI<\/span><\/h2>\n<hr \/>\n<p><strong>St\u00e9phane Abramovici est pr\u00e9sident de l\u2019association\u00a0<em>Entreprises &amp; Environnement<\/em>. Cr\u00e9\u00e9e en 1994, elle regroupe 80 entreprises martiniquaises adh\u00e9rentes, et emploie huit salari\u00e9s. Elle privil\u00e9gie la mise en valeur de l\u2019action plut\u00f4t que la mise en avant des adh\u00e9rents car le but n\u2019est pas de faire de la communication d\u2019entreprise ni du greenwashing.<\/strong><\/p>\n<h4>L\u2019environnement au c\u0153ur des actions<\/h4>\n<p><em>Entreprises &amp; Environnement<\/em>\u00a0s\u2019est longtemps investie dans l\u2019entretien des bords de route et des ronds-points. L\u2019op\u00e9ration\u00a0<em>Pays propre<\/em>\u00a0est l\u2019une de ses actions phares : deux fois par an, pendant trois jours, des centaines de salari\u00e9s volontaires nettoient les sites remarquables communiqu\u00e9s par l\u2019ONF. \u00c0 chaque \u00e9dition, ce sont entre 10 et 20 tonnes de d\u00e9chets qui sont collect\u00e9es. Le succ\u00e8s de\u00a0<em>Pays propre<\/em>\u00a0a pouss\u00e9 l\u2019association \u00e0 l\u2019ouvrir \u00e0 d\u2019autres personnes que les salari\u00e9s des adh\u00e9rents. La derni\u00e8re op\u00e9ration a mobilis\u00e9 2.000 personnes sur 21 sites.<\/p>\n<p>Ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es, deux nouvelles op\u00e9rations ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es :\u00a0<em>Kay pwop<\/em>\u00a0and\u00a0<em>Pays vert<\/em>. La premi\u00e8re est financ\u00e9e par des \u00e9co-organismes et consiste en l\u2019installation de d\u00e9chetteries \u00e9ph\u00e9m\u00e8res dans les communes.\u00a0<em>Pays vert<\/em>\u00a0est un programme de replantation d\u2019arbres qui s\u2019inscrit dans le cadre des engagements\u00a0<em>RSE<\/em>\u00a0(responsabilit\u00e9 soci\u00e9tale des entreprises). Il s\u2019agit de mettre en lien des entreprises m\u00e9c\u00e8nes et des porteurs de projets (agroforesterie, reboisement d\u2019espaces naturels).<\/p>\n<p><em>Entreprises &amp; Environnement<\/em>\u00a0assure deux autres missions. Elle g\u00e8re, depuis 15 ans, les fili\u00e8res\u00a0<em>REP<\/em>\u00a0(responsabilit\u00e9 \u00e9largie du producteur) qui sont des dispositifs fonctionnant sur le principe pollueur payeur : l\u2019entreprise est responsable de la fin de vie des produits qu\u2019elle vend et se doit de r\u00e9gler une \u00e9co-taxe. En Martinique, sept \u00e9co-organismes sont charg\u00e9s de collecter l\u2019\u00e9co-participation afin de mettre en place le retraitement des d\u00e9chets concern\u00e9s. L\u2019association d\u00e9veloppe aussi l\u2019<em>EIT<\/em>\u00a0(\u00e9cologie industrielle territoriale) dont le but est de cr\u00e9er des synergies inter-entreprises pour g\u00e9rer et recycler les d\u00e9chets, mutualiser le personnel et les entrep\u00f4ts etc.<\/p>\n<h4>D\u00e9chets : il est d\u00e9j\u00e0 trop tard<\/h4>\n<p>Sur la probl\u00e9matique des d\u00e9chets, le point de non-retour a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9 en Martinique. Il est d\u00e9j\u00e0 trop tard. La population diminue mais la production de d\u00e9chets augmente par t\u00eate d\u2019habitant, et l\u2019\u00eele accuse un retard consid\u00e9rable sur les infrastructures de traitement.<\/p>\n<p>La cons\u00e9quence est que beaucoup de d\u00e9chets se retrouvent dans la nature, et de nouvelles d\u00e9charges sauvages se cr\u00e9ent. \u00c9tant sur un territoire insulaire, on peut d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9dire que certains d\u00e9chets seront exp\u00e9di\u00e9s, mais ils seront surtout entass\u00e9s, stock\u00e9s de ci de l\u00e0\u2026. En attendant les infrastructures.<\/p>\n<hr \/>\n<h2><span style=\"color: #800000\">Daniel CHOMET<\/span><\/h2>\n<hr \/>\n<p>Daniel Chomet est enseignant en physique-chimie, chef de file de Schoelcher dynamique et solidaire, militant \u00e9cologiste, ancien pr\u00e9sident du parc naturel r\u00e9gional de la Martinique et du Comit\u00e9 de bassin.<\/p>\n<p>La mobilit\u00e9 durable n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 pens\u00e9e en Martinique. L\u2019\u00e9tat de la circulation est une aberration environnementale et \u00e9conomique, une aberration en termes de qualit\u00e9 de vie et de bien-\u00eatre.<\/p>\n<h4>Des atouts non exploit\u00e9s<\/h4>\n<p>La Martinique dispose d\u2019extraordinaires marges de croissance verte et bleue et qui sont une partie de la solution pour cr\u00e9er de la richesse pour le territoire, et d\u00e9velopper une croissance vertueuse. Avec la mer, le vent, le soleil l\u2019\u00eele a d\u2019ind\u00e9niables atouts pour la transition \u00e9nerg\u00e9tique, or elle a seulement 25% d\u2019\u00e9nergies renouvelables dans son mix \u00e9nerg\u00e9tique. La Martinique fait partie des 34 hotspots de biodiversit\u00e9 du monde. Qu\u2019en fait-on ?<\/p>\n<h4>D\u00e9chets, une situation catastrophique<\/h4>\n<p>Depuis 22 ans, tous les documents pr\u00e9conisent une 3\u00e8me ligne d\u2019incin\u00e9ration, et ce n\u2019est pas fait. La R\u00e9union a r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9soudre une partie de son probl\u00e8me de d\u00e9chets et notamment l\u2019enfouissement avec une usine de pr\u00e8s de 330 millions \u20ac qui ne co\u00fbte rien aux R\u00e9unionnais. En Martinique, non seulement on ne trie pas avant d\u2019enfouir mais, en plus, on ne compacte pas ce que l\u2019on enfouit, r\u00e9duisant la dur\u00e9e de vie du site. Le retard pris est consid\u00e9rable. Quand, en 2008, la r\u00e9glementation europ\u00e9enne s\u2019est orient\u00e9e vers l\u2019interdiction de l\u2019enfouissement, la Martinique a d\u00fb b\u00e9n\u00e9ficier de d\u00e9rogations pour continuer \u00e0 enfouir ses d\u00e9chets, mais ce n\u2019est plus subventionnable avec des fonds publics. Le risque est que nous retournions 50 ans en arri\u00e8re en mati\u00e8re de gestion des d\u00e9chets. Cela montre l\u2019\u00e9chec de conduite des politiques publiques. Pour 20 millions d\u2019euros d\u2019investissement, la Martinique dispose d\u2019un \u201cm\u00e9thaniseur qui ne m\u00e9thanise pas et qui ne fait que du compost\u201d.<\/p>\n<h4>Exp\u00e9rimenter<\/h4>\n<p>En mati\u00e8re de d\u00e9chets, la Martinique doit se saisir de la possibilit\u00e9 d\u2019exp\u00e9rimenter, de trouver ses propres solutions. Les outils ne sont pas toujours adapt\u00e9s au contexte local. Les fonds europ\u00e9ens, par exemple, sont pens\u00e9s de mani\u00e8re sectorielle et les processus de financement sont verticaux. Il faudrait les adapter \u00e0 notre contexte.<\/p>\n<p>Il faut 3 choses :<\/p>\n<ul>\n<li>Retrouver du volontarisme sinc\u00e8re dans les choix en faveur d\u2019une transition \u00e9cologique<\/li>\n<li>Simplifier les outils de la gouvernance pour plus de coh\u00e9rence<\/li>\n<li>Sortir de la culture du chef, accepter le d\u00e9bat et la contradiction<\/li>\n<\/ul>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2190 lazyloaded\" title=\"LE COMPTE RENDU DE LA TABLE RONDE #5 SUR LA TRANSITION ECOLOGIQUE 3\" src=\"https:\/\/renaissancemartinique.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/img_1084.jpg\" alt=\"img 1084\" width=\"640\" height=\"480\" data-ll-status=\"loaded\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<h3><span style=\"color: #800000\">PR\u00c9CONISATIONS DES INTERVENANTS ET DE LA SALLE<\/span><\/h3>\n<hr \/>\n<ul>\n<li><strong>Mettre fin au \u201ctout automobile\u201d<\/strong>. Le parc de voitures a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par trois, g\u00e9n\u00e9rant de la pollution, des probl\u00e8mes de sant\u00e9, un co\u00fbt \u00e9conomique de plus en plus \u00e9lev\u00e9, un obstacle \u00e0 l\u2019int\u00e9gration dans le monde du travail pour les jeunes et les personnes modestes et un co\u00fbt en termes de qualit\u00e9 de vie que les Martiniquais supportent de moins en moins.<\/li>\n<li>Mettre en place une vraie politique de mobilit\u00e9 durable avec un\u00a0<strong>Plan v\u00e9lo<\/strong>, and\u00a0<strong>d\u00e9velopper les pistes cyclables<\/strong>\u00a0prot\u00e9g\u00e9es. \u00c9quiper nos 350 km de routes nationales de pistes cyclables co\u00fbterait 90 millions \u20ac, ce qui est parfaitement absorbable. De plus, cela favoriserait l\u2019adoption de comportements nouveaux, et stimulerait de nouvelles activit\u00e9s \u00e9conomiques pourvoyeuses d\u2019emplois.<\/li>\n<li>Faciliter<strong>\u00a0la pratique du v\u00e9lo \u00e0 assistance \u00e9lectrique<\/strong>\u00a0pour encourager les Martiniquais \u00e0 abandonner l\u2019usage syst\u00e9matique de la voiture. En effet, le v\u00e9lo traditionnel est moins adapt\u00e9 \u00e0 notre contexte climatique et topographique.<\/li>\n<li><strong>Cr\u00e9er un \u00e9quipement routier multimodal<\/strong>\u00a0o\u00f9 toutes les formes de mobilit\u00e9s de demain pourraient cohabiter, une\u00a0<strong>grande dorsale<\/strong>\u00a0qui irait du Sud vers le Nord pour d\u00e9congestionner le territoire. Un tel projet a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 exp\u00e9riment\u00e9 \u00e0 la R\u00e9union, c\u2019est la route des Tamarins (1,3 milliards \u20ac) et cela a redimensionn\u00e9 l\u2019\u00eele dans toutes ses aspects, y compris \u00e9cologiques.<\/li>\n<li>D\u00e9velopper la concertation sur la question des mobilit\u00e9s et s\u2019interroger sur ce que les Martiniquais veulent avant de cr\u00e9er des infrastructures co\u00fbteuses.<\/li>\n<li>Faciliter la mise en fourri\u00e8re et la prise en charge des v\u00e9hicules hors d\u2019usage.<\/li>\n<li>Sensibiliser les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations,\u00a0<strong>\u00e9duquer et r\u00e9\u00e9duquer<\/strong>\u00a0\u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de valoriser, r\u00e9utiliser, recycler les d\u00e9chets. Ce qui suppose une r\u00e9elle mobilisation du rectorat et des institutions. Transformer le d\u00e9chet en mati\u00e8re premi\u00e8re fait dispara\u00eetre le d\u00e9chet comme l\u2019a montr\u00e9 Gunter Pauli dans son concept \u201cd\u2019\u00e9conomie bleue\u201d.<\/li>\n<li><strong>Indice de r\u00e9parabilit\u00e9<\/strong>\u00a0: mettre en place des sanctions contre les industriels qui ne le respectent pas. De plus, la r\u00e9parabilit\u00e9 cr\u00e9e de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique. Question : existe-t-il des mod\u00e8les pertinents chez nos voisins carib\u00e9ens susceptibles de nous inspirer ?<\/li>\n<li>Lutter contre les d\u00e9chets :\u00a0<strong>faire de l\u2019octroi de mer un outil punitif<\/strong>. Taxer les biens de consommation qui produisent trop de d\u00e9chets comme certains biens alimentaires emball\u00e9s trois ou quatre fois. Cela pousserait les industriels \u00e0 faire des efforts.<\/li>\n<li><strong>Instaurer un bonus-malus sur le tri des d\u00e9chets<\/strong>. Aujourd\u2019hui, certains foyers font l\u2019effort, d\u2019autres pas. Or tout le monde paie la m\u00eame taxe. Celui qui cr\u00e9e plus de d\u00e9chets doit payer une taxe sur les ordures m\u00e9nag\u00e8res. Cela ferait bouger les lignes sur le volume de d\u00e9chets \u00e0 traiter.<\/li>\n<li>Appliquer les lois environnementales comme celle contre les d\u00e9p\u00f4ts sauvages. Il est temps maintenant de passer \u00e0 la coercition et \u00e0 la sanction.<\/li>\n<li>Autre rappel \u00e0 la loi : au moment de la livraison, les distributeurs ont l\u2019obligation de reprendre les vieux appareils \u00e9lectrom\u00e9nagers gratuitement. Ils ne doivent pas faire payer le consommateur qui, de surcro\u00eet, a d\u00e9j\u00e0 pay\u00e9 l\u2019\u00e9co-participation<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La cinqui\u00e8me Table Ronde de la Renaissance s\u2019est tenue jeudi 15 d\u00e9cembre 2022 au si\u00e8ge du Cr\u00e9dit Agricole Martinique-Guyane, en pr\u00e9sence de Daniel CHOMET, Yvon PAQUIT et St\u00e9phane ABRAMOVICI. C\u2019\u00e9tait la derni\u00e8re rencontre de l\u2019ann\u00e9e, anim\u00e9e une fois de plus avec talent par Serge THALY. Le th\u00e8me : Comment acc\u00e9l\u00e9rer la transition \u00e9cologique en Martinique<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":42172,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":"","rank_math_focus_keyword":"","rank_math_title":"","rank_math_description":"","rank_math_canonical_url":"","rank_math_robots":null,"rank_math_facebook_title":"","rank_math_facebook_description":"","rank_math_twitter_title":"","rank_math_twitter_description":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-42171","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-actualite"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42171","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=42171"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42171\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/42172"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=42171"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=42171"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=42171"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}