{"id":57821,"date":"2024-05-27T00:40:34","date_gmt":"2024-05-26T22:40:34","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=57821"},"modified":"2024-05-27T16:14:15","modified_gmt":"2024-05-27T14:14:15","slug":"reformes-agricoles-en-martinique-le-posei-et-la-banane-sur-la-sellette","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/reformes-agricoles-en-martinique-le-posei-et-la-banane-sur-la-sellette\/","title":{"rendered":"R\u00e9formes agricoles en Martinique, Le POSEI et la banane sur la sellette"},"content":{"rendered":"<h2><strong>Dans un courrier en date du 22 mai dernier <span style=\"color: #800000\">(1)<\/span>, adress\u00e9 aux pr\u00e9sidents des organisations agricoles de la Martinique, <span style=\"color: #008000\">le Pr\u00e9sident du Conseil Ex\u00e9cutif de la CTM, Serge Letchimy<\/span>, annonce \u00ab Un plan strat\u00e9gique pour l&rsquo;am\u00e9lioration de l&rsquo;autonomie alimentaire de la Martinique\u00a0\u00bb, vot\u00e9 \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 par la Collectivit\u00e9. Dans le viseur de ce plan, cit\u00e9 en objet,\u00a0 le POSEI, le dispositif d\u2019aides europ\u00e9ennes et nationales au secteur agricole pour toutes les RUP. Et par voie de cons\u00e9quence, \u00a0le secteur de la banane, premier producteur agricole de Martinique, est stigmatis\u00e9 puisque s\u2019agissant d\u2019une aide \u00e0 la production et \u00e0 la tonne produite, il est le plus dot\u00e9. L\u2019Etat semble lui aussi aller dans le sens d\u2019une r\u00e9forme structurelle du POSEI. <span style=\"color: #008000\">Le Pr\u00e9sident de Banamart,\u00a0 le\u00a0 groupement des planteurs de banane de Martinique, Alexis Gouy\u00e9,<\/span> a voulu s\u2019exprimer \u00e0 ce sujet en nous communiquant un texte <span style=\"color: #800000\">(2)<\/span> \u00e9crit justement \u00a0en r\u00e9action aux prises de position de G\u00e9rard Darmanin qui \u00e9voquait\u00a0 d\u00e9but f\u00e9vrier, des monopoles \u00ab\u00a0insupportables\u00a0\u00bb \u00e0 propos de la banane et de la canne en tant que monocultures et aussi \u00ab\u00a0en r\u00e9action \u00e0 la totale m\u00e9connaissance des hommes politiques concernant les m\u00e9canismes du POSEI.\u00a0\u00bb<\/strong><\/h2>\n<h2><span style=\"color: #800000\"><strong>A ANTILLA, nous avons tent\u00e9 de comprendre les enjeux cruciaux pour l\u2019agriculture martiniquaise des r\u00e9formes envisag\u00e9es qui pourraient bien affaiblir les fili\u00e8res canne et banane. D\u2019autant que la CTM demande la \u00ab\u00a0 territorialisation de la gestion du POSEI \u00bb, comme c\u2019est d\u00e9j\u00e0 le cas pour le fond FEDER, alors que ces aides sont actuellement attribu\u00e9es directement \u00e0 chaque exploitant via leurs groupements\u2026On peut alors imaginer les pertes de tr\u00e9sorerie pour le fonctionnement des groupements et des producteurs et aussi les lourdeurs administratives structurelles d\u2019une gestion locale de cette manne de 115M\u20ac d\u00e9di\u00e9e aux agriculteurs martiniquais\u2026\u00a0<\/strong><\/span><\/h2>\n<hr \/>\n<h3><em><strong>Avant parution de cet article nous avons tent\u00e9 de joindre Mr Letchimy pour plus de pr\u00e9cisions. Une fois fait, nous y reviendrons&#8230;<\/strong><\/em><\/h3>\n<hr \/>\n<h2><strong>Serge Letchimy<\/strong> dans l\u2019objet de son courrier \u00e9crit, <em>\u00ab\u00a0 Vers une r\u00e9forme profonde du POSEI pour plus d\u2019\u00e9quit\u00e9 dans l\u2019accompagnement des fili\u00e8res agricoles \u00bb<\/em><\/h2>\n<p>S\u2019il est vrai qu\u2019une solution doit \u00eatre trouv\u00e9e pour \u00ab\u00a0 accompagner davantage les fili\u00e8res de diversification agro\u00e9cologiques\u00a0\u00bb,\u00a0 il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019opposer les gros aux petits producteurs, en laissant penser que les plus gros captent les aides dont les plus petits sont priv\u00e9s. En r\u00e9alit\u00e9, la situation est bien plus complexe et c\u2019est aux m\u00e9canismes des fonds vis\u00e9s qu\u2019il faut s\u2019int\u00e9resser, notamment la RI, R\u00e9f\u00e9rence Historique des surfaces, sur laquelle est bas\u00e9e la dotation du POSEI pour chaque producteur, \u00a0sans pour autant mettre en p\u00e9ril les structurations d\u00e9j\u00e0 en pr\u00e9sence qui ont su travailler sur l\u2019ing\u00e9nierie de leur fonctionnement. (Voir Encadr\u00e9s)<\/p>\n<hr \/>\n<p><a href=\"https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/LETCHIMY-POSEI_Courrier-_-Reforme-POSEI_-22-MAI-2024.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color: #800000\"><strong>T\u00c9L\u00c9CHARGEZ ICI LE COURRIER DE SERGE LETCHIMY<\/strong><\/span><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<h2>Voici ce que dit \u00e0 ce sujet <strong>Alexis Gouy\u00e9\u00a0<\/strong>:<\/h2>\n<p><em>\u00ab\u00a0Pour Serge Letchimy, l\u2019agriculture martiniquaise ne se d\u00e9veloppe pas parce que la banane capte toutes les aides. Mais c\u2019est faux, le reste ne se d\u00e9veloppe pas parce que le secteur n\u2019est pas structur\u00e9, pas organis\u00e9. Le POSEI est une aide \u00e0 la production, donc au plus on produit, au plus on per\u00e7oit d\u2019aide, ce qui est le cas de la banane qui est une fili\u00e8re structur\u00e9e, organis\u00e9e qui sait commercialiser son produit. Pour une tonne de banane produite, un planteur per\u00e7oit 404,36\u20ac mais c\u2019est pareil pour les autres productions. La banane produit beaucoup et emploie beaucoup, parce qu\u2019elle est organis\u00e9e. Les Guadeloup\u00e9ens n\u2019ont aucune opposition de la part de leur collectivit\u00e9, similaire \u00e0 celle que nous subissons ici. La CTM m\u00e8ne une v\u00e9ritable croisade pour r\u00e9cup\u00e9rer la gestion du POSEI\u00a0 afin d\u2019en faire un outil qu\u2019elle g\u00e9rerait \u00e0 sa convenance !<\/em><\/p>\n<p><em>Si c\u2019\u00e9tait le cas il deviendrait assur\u00e9ment un outil d\u2019opportunit\u00e9 politique et \u00e9loignerait davantage la fili\u00e8re des centres de d\u00e9cisions que sont Paris et Bruxelles et il serait g\u00e9r\u00e9 comme le sont d\u00e9j\u00e0 les autres fonds europ\u00e9ens.<\/em><\/p>\n<p><em>Quant au FEDER, depuis que ce fond est g\u00e9r\u00e9\u00a0 par la CTM nous ne cessons de demander une simplification de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces aides pour tous. Un responsable des affaires agricoles \u00e0 la CTM a affirm\u00e9 qu\u2019il pr\u00e9f\u00e9rerait voir repartir les fonds du FEDER plut\u00f4t que de les attribuer \u00e0 la banane\u00a0! Mais il a oubli\u00e9 les petits producteurs de banane qui en ont besoin\u00a0et qui sont majoritaires! Voil\u00e0 o\u00f9 nous en sommes\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<figure id=\"attachment_50376\" aria-describedby=\"caption-attachment-50376\" style=\"width: 800px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-50376 size-full\" src=\"https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Gouye.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Gouye.jpg 800w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Gouye-600x450.jpg 600w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Gouye-300x225.jpg 300w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Gouye-768x576.jpg 768w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Gouye-150x113.jpg 150w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Gouye-450x338.jpg 450w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-50376\" class=\"wp-caption-text\">Alexis Gouy\u00e9, Pr\u00e9sident de Banamart,\u00a0 le\u00a0 groupement des planteurs de banane de Martinique<\/figcaption><\/figure>\n<hr \/>\n<p><a href=\"https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/La-Banane-beaucoup-didees-recues.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color: #800000\"><strong>T\u00c9L\u00c9CHARGEZ ICI LE TEXTE D&rsquo;ALEXIS GOUY\u00c9<\/strong><\/span><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<h2><strong>Une culture \u00ab essentielle pour l&rsquo;\u00e9conomie locale \u00bb<\/strong><\/h2>\n<p>La fili\u00e8re banane, souvent critiqu\u00e9e pour son impact environnemental et sa domination sur l&rsquo;agriculture martiniquaise, a beaucoup \u00e9volu\u00e9 \u00a0ces derni\u00e8res ann\u00e9es en mati\u00e8re environnementale et sociale et s\u2019oriente r\u00e9solument vers l\u2019agro\u00e9cologie pour en faire \u00ab\u00a0la banane\u00a0 la plus propre du monde\u00a0\u00bb. Elle est cependant en grande difficult\u00e9. Elle a perdu ses derni\u00e8res ann\u00e9es, la moiti\u00e9 de ses planteurs en raison de l\u2019instabilit\u00e9 de la production (maladies et al\u00e9as climatiques), augmentation des charges, ainsi que des r\u00e8glementations phytosanitaires europ\u00e9ennes drastiques auxquelles elle\u00a0 est soumise face \u00e0 une concurrence mondiale qui elle ne l\u2019est pas. Mais gr\u00e2ce \u00e0 la structuration et \u00e0 l\u2019organisation de ses groupements en Martinique comme en Guadeloupe r\u00e9unis au sein de l\u2019entit\u00e9 UGPBAN, elle demeure le premier employeur du secteur agricole et surtout le premier exportateur, ce qui garantit \u00e0 la Martinique et \u00e0 la Guadeloupe, un prix du fret stable et abordable pour les importations. \u00a0Aujourd\u2019hui 40% de ses producteurs se sont engag\u00e9s dans la diversification des cultures pour r\u00e9pondre aux besoins d\u2019autonomie alimentaire en situation insulaire. Elle compte 307 exploitations dont la majorit\u00e9 sont les \u00ab\u00a0petits planteurs\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2><strong>D\u00e9diaboliser la banane et aller vers un mod\u00e8le agricole local serein et efficace<\/strong><\/h2>\n<p>Le t\u00e9moignage d\u2019<strong>Alain Vivi\u00e8s,<\/strong> producteur de bananes et de fruits, dans le dernier <a href=\"https:\/\/www.calameo.com\/read\/00722839264b92f6dd181\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>hors s\u00e9rie sp\u00e9cial banane d\u2019Antilla,<\/strong><\/a> nous \u00e9claire davantage\u00a0: \u00a0\u00ab\u00a0Nous sommes dans une conjoncture tr\u00e8s compliqu\u00e9e. Le m\u00e9tier est devenu tr\u00e8s difficile et les aides n&rsquo;ont pas augment\u00e9. Le r\u00e9gime d&rsquo;aide a \u00e9t\u00e9 n\u00e9goci\u00e9 en 2007 \u00e0 Bruxelles au moment o\u00f9 il y a eu le regroupement Guadeloupe Martinique, c&rsquo;est le gouvernement fran\u00e7ais pour des raisons pratiques de distribution qui a d\u00e9cid\u00e9 de faire transiter et distribuer les aides par le POSEI, structure qui existait d\u00e9j\u00e0, et dont la collectivit\u00e9 territoriale souhaiterait avoir la gestion.<\/p>\n<p>Mais aujourd&rsquo;hui, nous produisons moins \u00e0 cause de la cercosporiose avec une baisse de rendement de 20 \u00e0 30%\u00a0; des charges qui, comme partout dans le monde augmentent, des charges de personnel aussi. Et on entend dire depuis quelques mois que notre aide serait remise en cause par la volont\u00e9 de la CTM. L\u00e0, il y a un trouble dans la t\u00eate des planteurs. Il y avait 660 exploitations il y a 20 ans on est 330 aujourd&rsquo;hui, on n\u2019arr\u00eate pas de perdre des planteurs parce que beaucoup ne s&rsquo;en sortent pas malgr\u00e9 les aides. Et aujourd&rsquo;hui, comment peut-on penser \u00e0 r\u00e9duire ces aides, qui n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 augment\u00e9es. On en a d\u2019autant plus besoin qu\u2019on est en baisse de production \u00e0 cause de la disparition des produits phyto, ces aides sont indispensables.<\/p>\n<p>Elles repr\u00e9sentent 40% de la recette globale du planteur, il est impensable de pouvoir s\u2019en passer. On dit que la banane a beaucoup d\u2019aide, c\u2019est vrai en raison du volume puisqu\u2019on produit plus de 200\u00a0000 tonnes de banane mais la tomate, la laitue, la prune de Cyth\u00e8re, ont les m\u00eames aides. Je touche le m\u00eame prix pour la prune que pour la banane \u00e0 la tonne\u00a0! Toutes les productions europ\u00e9ennes sont aid\u00e9es \u00e0 la tonne de production, il suffit d\u2019aller voir les bar\u00e8mes. La banane n\u2019est pas plus favoris\u00e9e \u00e0 la tonne produite, mais notre structure de production de banane est efficace et sur un petit bout de territoire de 6500 hectares, nous arrivons \u00e0 produire 200 \u00e0 250\u00a0000 tonnes avec la Guadeloupe, malgr\u00e9 la baisse de rendement. Donc \u00e9videmment, \u00e7a fait beaucoup d\u2019aide donn\u00e9e en volume aux producteurs de banane mais si on produisait 200\u00a0000 tonnes de prune de Cyth\u00e8re on nous en donnerait tout autant.<\/p>\n<p>En moyenne, un agriculteur selon son type de production touche entre 300\u20ac et 500\u20ac par tonne produite et pour le bio c\u2019est beaucoup plus, on peut monter \u00e0 600\u20ac et 800\u20acla tonne. Les aides sont toujours attribu\u00e9es \u00e0 la tonne de production. Par exemple, la Martinique produit environ 400 tonnes d\u2019Ananas par an, multipli\u00e9es par 404\u20ac d\u2019aide \u00e0 la tonne, ce n\u2019est pas comparable \u00e0 200 000 tonnes de banane multipli\u00e9es par 404\u20ac&#8230; Les aides ne sont pas plus favorables \u00e0 la banane qu\u2019\u00e0 l\u2019ananas, mais aujourd\u2019hui l\u2019ananas est moins produit que la banane \u00e0 la Martinique, donc touche moins d\u2019aide.<\/p>\n<p>On ne parle pas des m\u00eames choses\u00a0: le prix \u00e0 la tonne produite et la masse d\u2019argent per\u00e7u par une culture en fonction du volume produit, mais chaque agriculteur touche la m\u00eame chose \u00e0 la tonne produite. C&rsquo;est simple de d\u00e9mystifier tout cela, il faut retrouver une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, faire les choses et communiquer de fa\u00e7on honn\u00eate parce qu\u2019on croit en l&rsquo;avenir<\/p>\n<p>Je pense que nous sommes l\u2019un des secteurs qui a \u00e9volu\u00e9 le plus favorablement vers l&rsquo;agriculture raisonn\u00e9e. Nous sommes, sur beaucoup de points, exemplaires par rapport aux autres fili\u00e8res fran\u00e7aises mais il y a un acharnement local contre la banane pour des raisons disons, \u2026..affectives.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h2><strong>Ne pas d\u00e9shabiller Pierre pour habiller Paul, ou \u00e9viter de r\u00e9gler un probl\u00e8me en en cr\u00e9ant un autre\u2026<\/strong><\/h2>\n<p>On l\u2019aura compris, si l\u2019objectif des r\u00e9formes est d\u2019aller vers un mod\u00e8le agricole positif pour la Martinique de demain et vers une autonomie alimentaire pour r\u00e9pondre aux enjeux climatiques et \u00e9conomiques, il ne sera pas constructif de d\u00e9stabiliser un mod\u00e8le qui continue \u00e0 fonctionner parce qu\u2019il a entrepris depuis longtemps des r\u00e9formes structurelles en son sein. Le territoire de la Martinique, comme le reste du monde doit certainement op\u00e9rer une transition fondamentale de son mod\u00e8le agricole, fort des erreurs pass\u00e9es,\u00a0 en \u00e9tant inventif et audacieux au pr\u00e9sent.<\/p>\n<p><strong>Nathalie Laul\u00e9<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<h2><span style=\"color: #800000\"><strong>Qu\u2019est-ce que le POSEI<\/strong><\/span><\/h2>\n<p>Le programme d\u2019options sp\u00e9cifiques \u00e0 l\u2019\u00e9loignement et \u00e0 l\u2019insularit\u00e9 (POSEI) est l\u2019outil de mise \u00e0 disposition d\u2019aides europ\u00e9ennes et nationales au secteur agricole pour toutes les RUP. Il vise globalement \u00e0 am\u00e9liorer la comp\u00e9titivit\u00e9 \u00e9conomique et technique des fili\u00e8res agricoles ultramarines. Il r\u00e9pond \u00e0 la faible superficie exploitable, au relief et au climat, facteurs structurels handicapants pour le d\u00e9veloppement des fili\u00e8res agricoles ultramarines. Dot\u00e9 d\u2019une enveloppe annuelle de 320 millions d\u2019euros environ pour la France, le POSEI est aliment\u00e9 par les cr\u00e9dits du Fonds europ\u00e9en agricole de garantie (FEAGA pour environ 280 millions d\u2019euros) et par le budget national.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline\"><strong>Le POSEI se d\u00e9cline en deux volets :<\/strong><\/span><\/p>\n<ul>\n<li>Les mesures en faveur des productions agricoles locales (MFPAL) regroupent les aides aux fili\u00e8res \u201ctraditionnelles\u201d (banane, canne\/sucre\/rhum) ainsi que les aides \u00e0 la diversification v\u00e9g\u00e9tale et \u00e0 l\u2019alimentation animale.<\/li>\n<li>Le r\u00e9gime sp\u00e9cifique d\u2019approvisionnement (RSA) consiste en une aide \u00e0 l\u2019importation d\u2019intrants n\u00e9cessaires au bon fonctionnement et d\u00e9veloppement des fili\u00e8res agricoles (engrais par exemple). Ce volet est le corollaire du premier.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le POSEI comporte \u00e9galement un volet \u201cactions transversales\u201d qui regroupe le financement d\u2019\u00e9tudes, de projets de d\u00e9monstration, de formations et de mesures d\u2019assistance technique.<\/p>\n<p>Le montant de l\u2019aide est d\u00e9termin\u00e9 par la RI, la r\u00e9f\u00e9rence historique propre \u00e0 chaque exploitation, elle donne un droit \u00e0 produire calcul\u00e9 en fonction de la surface fonci\u00e8re.<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"color: #800000\">The <strong>RI<\/strong> est un droit \u00e0 produire qui a \u00e9t\u00e9 mis en place lors de la mise en \u0153uvre du POSEI fin 2006.<\/span><\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9 sur la moyenne olympique de production de chaque exploitation sur 5 ann\u00e9es en soustrayant la meilleure et la moins bonne entre 2001 et 2005.<\/p>\n<p>Le producteur per\u00e7oit la somme de 404,57 \u20ac de la tonne produite au m\u00eame titre que toutes les autres productions v\u00e9g\u00e9tales qui b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement d\u2019un POSEI.<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un courrier en date du 22 mai dernier (1), adress\u00e9 aux pr\u00e9sidents des organisations agricoles de la Martinique, le Pr\u00e9sident du Conseil Ex\u00e9cutif de la CTM, Serge Letchimy, annonce \u00ab Un plan strat\u00e9gique pour l&rsquo;am\u00e9lioration de l&rsquo;autonomie alimentaire de la Martinique\u00a0\u00bb, vot\u00e9 \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 par la Collectivit\u00e9. 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