{"id":65236,"date":"2024-11-05T22:51:43","date_gmt":"2024-11-05T21:51:43","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=65236"},"modified":"2024-11-05T22:51:43","modified_gmt":"2024-11-05T21:51:43","slug":"une-nouvelle-crise-economique-et-financiere-est-devant-nous-en-martinique-depi-ou-brile-bwa-fo-ou-fe-chabon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/une-nouvelle-crise-economique-et-financiere-est-devant-nous-en-martinique-depi-ou-brile-bwa-fo-ou-fe-chabon\/","title":{"rendered":"Une nouvelle crise \u00e9conomique et financi\u00e8re est devant nous en Martinique ! D\u00e8pi ou bril\u00e9 bwa, fo ou f\u00e8 chabon.\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>JM. NOL<\/p>\n<p>Une crise de la vie ch\u00e8re peut en cacher une autre en Martinique. Les faits et les statistiques parlent d&rsquo;eux-m\u00eames. Mais de quelle autre crise s&rsquo;agit-il, alors m\u00eame que celle li\u00e9e \u00e0 la vie ch\u00e8re semble encore loin d&rsquo;\u00eatre r\u00e9solue ? Derri\u00e8re les tensions sur les prix, une autre construction, plus silencieuse mais tout aussi d\u00e9cisive, est en cours : l\u2019\u00e9mergence, pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019histoire de la Martinique, d\u2019une forme de populisme qui menace de d\u00e9stabiliser l&rsquo;\u00eele . Ce mouvement prend racine dans un activisme citoyen dominant et affiche une tonalit\u00e9 de n\u00e9o-nationalisme. Nul doute que le RPPRAC, organisation militante en premi\u00e8re ligne, est en train de se transformer en un acteur politique d\u2019envergure. Toutefois, au-del\u00e0 de ces consid\u00e9rations politiques, un autre danger plane : l\u2019apparition imminente d\u2019une crise \u00e9conomique et financi\u00e8re qui menace de fragiliser encore davantage le territoire. La Martinique se trouve dans une situation \u00e9conomique et financi\u00e8re pr\u00e9occupante, exacerb\u00e9e par plusieurs facteurs qui menacent son \u00e9quilibre proche. D\u2019une part, les difficult\u00e9s budg\u00e9taires de la France limitent les capacit\u00e9s d\u2019aide de l\u2019Hexagone. Avec un d\u00e9ficit budg\u00e9taire atteignant 173,783 milliards d&rsquo;euros \u00e0 fin septembre, la France r\u00e9duit ses soutiens aux territoires d\u2019outre-mer, y compris la Martinique, qui reste largement d\u00e9pendante des transferts financiers publics.<\/p>\n<p>D\u2019autre part, les r\u00e9centes \u00e9meutes ont entra\u00een\u00e9 un retrait des assureurs du march\u00e9, qui refusent d\u00e9sormais de couvrir les dommages li\u00e9s aux \u00e9meutes et violences. La r\u00e9siliation des contrats d\u2019assurance prive de nombreuses entreprises martiniquaises de protection contre des risques majeurs, compromettant ainsi leur viabilit\u00e9. Sans assurance, il devient difficile pour les entreprises de s\u00e9curiser des financements bancaires, car les institutions financi\u00e8res exigent g\u00e9n\u00e9ralement des garanties pour octroyer des pr\u00eats. Cette situation expose le tissu \u00e9conomique local \u00e0 une vuln\u00e9rabilit\u00e9 accrue, freine les investissements et r\u00e9duit la capacit\u00e9 des entreprises \u00e0 se d\u00e9velopper ou \u00e0 rebondir face aux al\u00e9as.<\/p>\n<p>Pour les ann\u00e9es \u00e0 venir, l\u2019\u00e9conomie martiniquaise pourrait donc faire face \u00e0 un contexte de stagnation, voire de r\u00e9cession, en raison de ces contraintes cumulatives. Sans soutien financier ext\u00e9rieur et sans couverture assurantielle ad\u00e9quate, les entreprises risquent de voir leur comp\u00e9titivit\u00e9 se d\u00e9t\u00e9riorer, mena\u00e7ant ainsi directement les emplois locaux et l\u2019attractivit\u00e9 \u00e9conomique de l\u2019\u00eele. La baisse des investissements, d\u00e9j\u00e0 perfectible, qu\u2019ils soient publics ou priv\u00e9s, pourrait \u00e9galement affecter le d\u00e9veloppement des infrastructures et les projets \u00e9conomiques, freinant les perspectives de croissance de la Martinique.<\/p>\n<p>Dans un tel contexte, les efforts de diversification \u00e9conomique, d\u2019autonomie budg\u00e9taire et de renforcement des initiatives locales seront compl\u00e8tement annihil\u00e9s, et malheureusement  la Martinique risque fort de ne pas pouvoir r\u00e9duire sa d\u00e9pendance aux aides ext\u00e9rieures et assurer un d\u00e9veloppement r\u00e9silient face aux incertitudes.<br \/>\nLa situation \u00e9conomique et financi\u00e8re de la Martinique est aujourd\u2019hui alarmante, marqu\u00e9e par des crises qui se superposent et se renforcent. Vieillissement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, pauvret\u00e9 croissante (avec un taux avoisinant les 27,4 %, soit pr\u00e8s du double de la France hexagonale) et inflation galopante se conjuguent pour \u00e9touffer l&rsquo;\u00e9conomie locale. \u00c0 cela s&rsquo;ajoute la pression d&rsquo;une mobilisation citoyenne exigeante. Les activistes du RPPRAC, frustr\u00e9s par les r\u00e9sultats mitig\u00e9s des n\u00e9gociations, appellent d\u00e9sormais \u00e0 boycotter les entreprises locales de la grande distribution, esp\u00e9rant ainsi faire chuter les prix des produits alimentaires dans leur ensemble, au-del\u00e0 des simples biens de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9. Mais cette tactique radicale, qui cible notamment quatre grands groupes de distribution, dont celui du groupe Bernard Hayot, pourrait \u00eatre un pari risqu\u00e9. En effet, si les ventes reculent durant la p\u00e9riode cl\u00e9 des f\u00eates, les r\u00e9percussions financi\u00e8res pourraient s\u2019av\u00e9rer graves pour les entreprises, mena\u00e7ant de compromettre leurs r\u00e9sultats annuels et les emplois qu\u2019elles g\u00e9n\u00e8rent.<br \/>\nLes militants du RPPRAC comptent sur l\u2019effet de ce boycott pour contraindre les grands groupes \u00e0 revoir leurs marges et, dans l\u2019id\u00e9al, \u00e0 abandonner une partie de leur pr\u00e9sence en Martinique. Cependant, cette \u00e9ventualit\u00e9 pourrait se r\u00e9v\u00e9ler contre-productive pour l\u2019\u00eele, o\u00f9 la d\u00e9pendance alimentaire est une r\u00e9alit\u00e9 in\u00e9luctable. Si les grands groupes d\u00e9cident de r\u00e9duire leurs activit\u00e9s en r\u00e9ponse aux pressions, la population pourrait voir l\u2019offre alimentaire diminuer, intensifiant ainsi le probl\u00e8me de la vie ch\u00e8re en raison d&rsquo;une concurrence affaiblie. Les circuits d\u2019approvisionnement de la Martinique, constitu\u00e9s de nombreux interm\u00e9diaires, ajoutent \u00e9galement des co\u00fbts significatifs aux produits import\u00e9s, expliquant en partie l\u2019ampleur des marges pratiqu\u00e9es localement. Bien que des initiatives locales comme les circuits courts et les AMAP aient \u00e9merg\u00e9, elles peinent encore \u00e0 satisfaire les besoins d\u2019une population nombreuse. Une autonomie alimentaire r\u00e9elle n\u00e9cessiterait des investissements consid\u00e9rables en infrastructures et en logistique, avec des d\u00e9fis qui vont bien au-del\u00e0 de l&rsquo;engagement actuel.<br \/>\nLa grande distribution, bien que consciente des attentes de durabilit\u00e9, reste en tension entre la n\u00e9cessit\u00e9 de maintenir \u00e0 minima ses marges et celle de r\u00e9pondre \u00e0 une demande d\u2019\u00e9conomie locale. Dans ce contexte, la d\u00e9fiance de plus en plus palpable et les actions du RPPRAC pourraient fragiliser tout le mod\u00e8le \u00e9conomique actuel. Si les grandes enseignes venaient \u00e0 quitter le march\u00e9, l&rsquo;impact sur les consommateurs serait direct : une hausse des prix sur les produits essentiels pourrait s\u2019ensuivre, aggravant ainsi le co\u00fbt de la vie. Un sc\u00e9nario qui s\u2019est d\u00e9j\u00e0 partiellement v\u00e9rifi\u00e9 avec la faillite r\u00e9cente de trois grands groupes de distribution alimentaire, \u00e0 savoir Ho Hio Hen, Cora et Lancry.<br \/>\nLa posture des activistes du RPPRAC, pr\u00eats \u00e0 aller jusqu\u2019au clash, traduit le sentiment que la crise actuelle n\u2019est qu\u2019une illustration des d\u00e9s\u00e9quilibres socio-\u00e9conomiques historiques. Cette lutte contre la chert\u00e9 de la vie s&rsquo;inscrit dans une revendication plus large, portant sur la souverainet\u00e9 politique et \u00e9conomique du territoire. Le groupe d\u00e9nonce ce qu&rsquo;il per\u00e7oit comme une concentration de richesse aux mains de quelques grandes familles, les b\u00e9k\u00e9s, qu\u2019il consid\u00e8re comme d\u00e9connect\u00e9es des r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques des Martiniquais. Le protocole d&rsquo;accord r\u00e9cemment sign\u00e9 sans la participation du RPPRAC a accentu\u00e9 leur frustration, exacerbant un sentiment d&rsquo;exclusion et de marginalisation.<br \/>\nPour le RPPRAC, une rupture radicale semble \u00eatre la seule issue viable. Les activistes envisagent une politique de \u00ab\u00a0terre br\u00fbl\u00e9e\u00a0\u00bb pour fragiliser les structures \u00e9conomiques existantes, en esp\u00e9rant qu&rsquo;un d\u00e9part partiel ou total des grands groupes cr\u00e9e une opportunit\u00e9 pour des alternatives locales. Dans leur vision, le boycott vise \u00e0 marquer un coup d\u2019arr\u00eat contre ce qu&rsquo;ils appellent une \u00ab\u00a0vampirisation\u00a0\u00bb \u00e9conomique, un terme fort qui illustre leur conviction que la situation actuelle rel\u00e8ve d&rsquo;une forme d&rsquo;exploitation similaire \u00e0 celle h\u00e9rit\u00e9e de la colonisation.<br \/>\nLa question de la sortie de crise reste toutefois complexe. La cr\u00e9ation de bases \u00e9conomiques nouvelles, favorisant l\u2019autonomie alimentaire et le d\u00e9veloppement d\u2019initiatives locales, semble \u00eatre une solution de long terme. Pourtant, de telles propositions n\u00e9cessitent un soutien financier et strat\u00e9gique cons\u00e9quent, alors que la Collectivit\u00e9 Territoriale de Martinique (CTM) doit composer avec des restrictions budg\u00e9taires impos\u00e9es par l\u2019\u00c9tat. Face \u00e0 des dotations en baisse et \u00e0 une augmentation continue des d\u00e9penses sociales, la CTM voit ses capacit\u00e9s d\u2019action se r\u00e9duire, notamment pour soutenir les entreprises locales et les emplois dans des secteurs cruciaux comme le tourisme et l\u2019artisanat, eux-m\u00eames touch\u00e9s par les retomb\u00e9es de la crise.<br \/>\nLes aides existantes, telles que l&rsquo;exemption de la TVA, l\u2019octroi de mer ou les subventions pour la continuit\u00e9 territoriale, peinent \u00e0 compenser les effets d&rsquo;une inflation persistante. Alors que le budget de la CTM est de plus en plus tendu, les perspectives financi\u00e8res pour les ann\u00e9es \u00e0 venir obligent d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;institution \u00e0 envisager d&rsquo;importantes \u00e9conomies. D\u2019ici 2028-2029, la CTM devra trouver entre 120 et 130 millions d\u2019euros d\u2019\u00e9conomies. Dans ce contexte, la capacit\u00e9 de l\u2019institution \u00e0 soutenir efficacement le tissu \u00e9conomique local pourrait se r\u00e9duire encore davantage.<br \/>\nLa Martinique fait donc face \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique paradoxale : la lutte pour un co\u00fbt de la vie plus abordable et le combat contre les monopoles doivent se conjuguer avec des r\u00e9alit\u00e9s budg\u00e9taires restreintes. Pour envisager une am\u00e9lioration durable, le mod\u00e8le \u00e9conomique local doit \u00eatre repens\u00e9 en profondeur, en r\u00e9duisant la d\u00e9pendance aux importations et en renfor\u00e7ant les fili\u00e8res locales, notamment l&rsquo;agriculture, le tourisme et l&rsquo;artisanat. Ce changement structurel n\u00e9cessite \u00e9galement une r\u00e9vision des politiques de l\u2019\u00c9tat pour renforcer la continuit\u00e9 territoriale tout en pr\u00e9servant la coh\u00e9sion sociale.<br \/>\nEn d\u00e9finitive, le dispositif d\u2019all\u00e8gement des prix envisag\u00e9 lors des n\u00e9gociations r\u00e9centes pourrait offrir un r\u00e9pit, mais il n\u2019est qu\u2019une solution provisoire. Sans une prise de conscience collective et un engagement accru de l\u2019\u00c9tat, les risques d\u2019une d\u00e9gradation continue du tissu \u00e9conomique et social sont bien r\u00e9els. Car en dehors du probl\u00e8me de la chute de la croissance , l&rsquo;\u00e9conomie mondiale pourrait \u00eatre confront\u00e9e \u00e0 de profonds changements avec l&rsquo;intelligence artificielle, a soulign\u00e9 Kristalina Georgieva, la directrice du fonds mon\u00e9taire international FMI . L&rsquo;IA risque de heurter le march\u00e9 du travail \u00ab comme un tsunami \u00bb, avec \u00ab tr\u00e8s peu de temps \u00bb pour pr\u00e9parer les travailleurs et les entreprises \u00e0 ce changement, a-t-elle pr\u00e9venu. Compte tenu de l&rsquo;ensemble de ces \u00e9l\u00e9ments, l&rsquo;avenir \u00e9conomique de la Martinique repose sur une volont\u00e9 commune de repenser le mod\u00e8le \u00e9conomique en place, de mani\u00e8re \u00e0 ce que la lutte contre la vie ch\u00e8re ne d\u00e9bouche pas sur un affaiblissement structurel de l&rsquo;\u00e9conomie du territoire. La menace d&rsquo;une r\u00e9cession, attendue en Martinique d\u00e8s 2025 avec une probable baisse du produit int\u00e9rieur brut (PIB), souligne l\u2019urgence d\u2019une r\u00e9ponse politique coordonn\u00e9e et ambitieuse d&rsquo;une gestion rigoureuse des recettes et d&rsquo;une r\u00e9duction drastique des d\u00e9penses de fonctionnement des collectivit\u00e9s locales de Martinique. En d\u00e9finitive, Il faudra faire le dos rond et laisser passer l&rsquo;orage.<br \/>\nDe toute fa\u00e7on , m\u00eame si les prix de l&rsquo;alimentation baissent en d\u00e9but d&rsquo;ann\u00e9e prochaine , l&rsquo;on va assister \u00e0 une augmentation du prix des services. Les prix des services sont tr\u00e8s d\u00e9pendants de leurs co\u00fbts, et le co\u00fbt des services c\u2019est essentiellement du salaire. Or, au cours de cette p\u00e9riode, les salaires ont augment\u00e9 de 16%, moins vite que les prix, certes, mais ils progressent dans le cadre d&rsquo;un effet de rattrapage . Les chefs d\u2019entreprises r\u00e9percutent une partie de ces hausses de salaires sur leurs prix, et ce ph\u00e9nom\u00e8ne est beaucoup plus visible dans les services que dans le commerce ou l\u2019industrie. Les entreprises Martiniquaises , dont les carnets de commandes s\u2019\u00e9rodent, notamment dans le b\u00e2timent, voient leur tr\u00e9sorerie suivre le m\u00eame mouvement baissier constat\u00e9 apr\u00e8s la crise sociale de 2009 . Selon le barom\u00e8tre de l&rsquo;IEDOM , l\u2019opinion des chefs d\u2019entreprise sur leur situation de tr\u00e9sorerie se d\u00e9grade nettement, sans am\u00e9lioration en vue \u00e0 court ou \u00e0 moyen terme. Parmi les causes de cette d\u00e9gradation, \u00ab les d\u00e9lais de paiement des clients n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s aussi \u00e9lev\u00e9s \u00bb, et l&#8217;emploi devrait en p\u00e2tir car les entreprises dont les tr\u00e9soreries se d\u00e9t\u00e9riorent embauchent moins dans un contexte de ralentissement g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;activit\u00e9 assure cette enqu\u00eate. En foi de quoi il va falloir s&rsquo;attendre \u00e0 une mont\u00e9e des d\u00e9faillances d&rsquo;entreprises en 2025.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0D\u00e8pi ou bril\u00e9 bwa, fo ou f\u00e8 chabon.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Traduction litt\u00e9rale : Si tu fais br\u00fbler du bois, il faut en faire du charbon.<br \/>\nMoralit\u00e9 :Quant on a entrepris une action, il faut aller jusqu&rsquo;\u00e0 son terme. Le curseur  doit \u00eatre pouss\u00e9 jusqu&rsquo;au bout&#8230;.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>JM. NOL Une crise de la vie ch\u00e8re peut en cacher une autre en Martinique. Les faits et les statistiques parlent d&rsquo;eux-m\u00eames. Mais de quelle autre crise s&rsquo;agit-il, alors m\u00eame que celle li\u00e9e \u00e0 la vie ch\u00e8re semble encore loin d&rsquo;\u00eatre r\u00e9solue ? 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