{"id":90605,"date":"2026-05-16T17:02:59","date_gmt":"2026-05-16T21:02:59","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=90605"},"modified":"2026-05-16T17:02:59","modified_gmt":"2026-05-16T21:02:59","slug":"80-ans-de-departementalisation-tous-francais-par-guy-flandrina","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/80-ans-de-departementalisation-tous-francais-par-guy-flandrina\/","title":{"rendered":"80 Years of Departmentalization: Are We All French? By Guy Flandrina"},"content":{"rendered":"<h2>\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 les d\u00e9bats sur les r\u00e9parations li\u00e9es \u00e0 l\u2019esclavage prennent une dimension internationale nouvelle, la question de l\u2019\u00e9galit\u00e9 r\u00e9elle entre les citoyens fran\u00e7ais ressurgit avec force dans les territoires ultramarins. Dans cette tribune, Guy Flandrina revient sur les ambigu\u00eft\u00e9s historiques de la d\u00e9partementalisation, pr\u00e9sent\u00e9e en 1946 comme une promesse d\u2019int\u00e9gration pleine et enti\u00e8re, mais dont les limites sociales, \u00e9conomiques et juridiques continuent d\u2019alimenter les interrogations.<\/h2>\n<h2>Entre m\u00e9moire coloniale, assimilation inachev\u00e9e et revendications contemporaines, Mr Flandrina interroge une R\u00e9publique qui proclame l\u2019\u00e9galit\u00e9 mais dont les Outre-mer ont souvent eu le sentiment d\u2019\u00eatre trait\u00e9s \u00e0 part. Une r\u00e9flexion qui r\u00e9sonne particuli\u00e8rement en ce 22 mai, date hautement symbolique pour la Martinique.<\/h2>\n<p>Philippe Pied<\/p>\n<hr \/>\n<h3><strong>La question des <em>\u00ab\u00a0r\u00e9parations du crime contre l\u2019humanit\u00e9\u00a0\u00bb <\/em>que fut l\u2019esclavage se pose avec de plus en plus de force et d\u2019acuit\u00e9 dans tous les pays o\u00f9 cette abjection fut de mise.<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>Il ne semble pas inint\u00e9ressant, en parall\u00e8le \u00e0 ce 22 mai 2026, de placer cette interrogation en miroir de la d\u00e9partementalisation qui \u00e9tait suppos\u00e9e faire des ressortissants des quatre \u00ab\u00a0<em>vieilles colonies<\/em>\u00a0\u00bb des \u00ab\u00a0<em>fran\u00e7ais \u00e0 part enti\u00e8re<\/em>\u00a0\u00bb\u2026<\/strong><\/h3>\n<p>Le 25 mars 2026, l\u2019ONU a franchi un cap\u00a0: elle a qualifi\u00e9 la traite des esclaves africains et l\u2019esclavage racialis\u00e9 de <em>\u00ab\u00a0plus grave crime contre l\u2019humanit\u00e9\u00a0\u00bb<\/em> et appel\u00e9 \u00e0 des mesures de justice r\u00e9paratrice. Un tournant, vingt-cinq ans apr\u00e8s la loi Taubira.<\/p>\n<p>La r\u00e9solution 80\/250, port\u00e9e par le Ghana au nom du Groupe des \u00c9tats africains, a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions, parmi lesquelles celle de la France. De l\u00e0 na\u00eet le c\u0153ur du d\u00e9bat\u00a0: comment le <em>\u00ab\u00a0pays des droits humains\u00a0\u00bb<\/em> peut-il s\u2019abstenir sur un texte d\u2019une telle port\u00e9e\u00a0? \u00c0 moins de se penser <em>\u00ab\u00a0responsable mais pas coupable\u00a0\u00bb<\/em>, et donc quitte de toute r\u00e9paration.<\/p>\n<h2><strong>R\u00e9paration des in\u00e9galit\u00e9s<\/strong><\/h2>\n<p>Car c\u2019est bien l\u00e0 le fil rouge du dossier ultramarin\u00a0: derri\u00e8re les proclamations d\u2019\u00e9galit\u00e9, la <em>France d\u2019Outre-Mer<\/em> a souvent \u00e9t\u00e9 pens\u00e9e d\u2019abord en termes de co\u00fbt, d\u2019opportunit\u00e9 politique ou d\u2019int\u00e9r\u00eat hexagonal.<\/p>\n<p>Or, si d\u2019aucuns parlent de r\u00e9parations pour les afrodescendants, la premi\u00e8re d\u2019entre toutes ne devrait-elle pas \u00eatre celle de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des citoyens\u00a0de la R\u00e9publique fran\u00e7aise de quelque territoire ou de couleur de peau qu\u2019ils soient ?<\/p>\n<p>Retour en 1958. Douze ans apr\u00e8s la loi de <em>\u00ab\u00a0d\u00e9partementalisation\u00a0\u00bb<\/em>, les l\u00e9gislatives des 23 et 30 novembre se tiennent dans un climat \u00e9lectrique. Aux affrontements classiques entre droite et gauche s\u2019ajoute d\u00e9sormais une fracture ouverte au sein m\u00eame de la gauche.<\/p>\n<p>Au centre de cette secousse politique, une rupture\u00a0: la <em>Lettre d\u2019Aim\u00e9 C\u00e9saire \u00e0 Maurice Thorez<\/em>, dat\u00e9e du 24 octobre 1956. En d\u00e9non\u00e7ant la <em>\u00ab\u00a0r\u00e9pugnance\u00a0\u00bb<\/em> du Parti communiste fran\u00e7ais (PCF) <em>\u00ab\u00a0\u00e0 s\u2019engager dans les voies de la d\u00e9stalinisation (\u2026)\u00a0\u00bb<\/em> avant de le quitter, C\u00e9saire provoque un s\u00e9isme dans les rangs communistes et un schisme politique tropical.<\/p>\n<p>Les communistes martiniquais en veulent d\u2019autant plus \u00e0 l\u2019auteur du courrier qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu, en 1945, maire de Fort-de-France sous l\u2019\u00e9tiquette de leur parti et, dans la foul\u00e9e, \u00e9galement d\u00e9put\u00e9.<\/p>\n<p>Pour C\u00e9saire, une certitude s\u2019impose\u00a0: <em>\u00ab\u00a0l\u2019heure de nous-m\u00eames a sonn\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<h2><strong>N\u0153ud coulant de l\u2019assimilation<\/strong><\/h2>\n<p>En observant la situation martiniquaise, Aim\u00e9 C\u00e9saire arrive \u00e0 une conclusion sans appel\u00a0: <em>\u00ab\u00a0le Parti Communiste Fran\u00e7ais est dans l\u2019incapacit\u00e9 absolue de lui offrir une quelconque perspective qui soit autre chose qu\u2019utopique\u00a0; que le Parti Communiste Fran\u00e7ais ne s\u2019est jamais souci\u00e9 de lui en offrir\u00a0; qu\u2019il n\u2019a jamais pens\u00e9 \u00e0 nous qu\u2019en fonction d\u2019une strat\u00e9gie mondiale au demeurant d\u00e9routante\u00a0\u00bb<\/em>. Autrement dit, les travailleurs des colonies seraient instrumentalis\u00e9s au service d\u2019une strat\u00e9gie globale qui n\u2019est pas la leur.<\/p>\n<p>L\u2019homme politique, p\u00e8re de la d\u00e9partementalisation des <em>\u00ab\u00a0vieilles colonies\u00a0\u00bb<\/em>, va plus loin encore en affirmant, \u00e0 propos de la Martinique, que <em>\u00ab\u00a0le communisme a achev\u00e9 de lui passer autour du cou le n\u0153ud coulant de l\u2019assimilation\u00a0; que le communisme a achev\u00e9 de l\u2019isoler dans le bassin cara\u00efbe (\u2026)\u00a0\u00bb<\/em>. Dans cette r\u00e9gion, la r\u00e9volution cubaine a commenc\u00e9 d\u00e8s 1953\u00a0: Fidel Castro et Che Guevara luttent alors contre l\u2019imp\u00e9rialisme am\u00e9ricain et inspirent une partie du Tiers Monde.<\/p>\n<p>Le contexte est donc international. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et durant les ann\u00e9es soixante, les empires coloniaux vacillent, les fronti\u00e8res se redessinent et de nouvelles alliances se nouent. En bien des lieux, le r\u00eave des <em>\u00ab\u00a0lendemains qui chantent\u00a0\u00bb<\/em> tourne au cauchemar\u00a0; la <em>\u00ab\u00a0lutte finale\u00a0\u00bb<\/em> n\u2019en finit pas de finir\u2026<\/p>\n<p>La Martinique, comme les trois autres <em>vieilles colonies<\/em>, renforce n\u00e9anmoins ses liens avec la m\u00e9tropole.<\/p>\n<h2><strong>Prix du sang d\u00e9fiscalis\u00e9<\/strong><\/h2>\n<p>Le paradoxe est l\u00e0. Apr\u00e8s avoir combattu pour lib\u00e9rer la France et pay\u00e9 <em>\u00ab\u00a0l\u2019imp\u00f4t du sang\u00a0\u00bb<\/em>, les Guadeloup\u00e9ens et les Martiniquais, qui esp\u00e9raient \u00eatre enfin reconnus comme des <em>\u00ab\u00a0Fran\u00e7ais \u00e0 part enti\u00e8re\u00a0\u00bb<\/em>, restent trait\u00e9s comme des <em>\u00ab\u00a0Fran\u00e7ais enti\u00e8rement \u00e0 part\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>\u00c0 la tribune de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, Victor Sabl\u00e9 rappelle<a name=\"_ftnref1\"><\/a><a href=\"#_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> ses <em>\u00ab\u00a0efforts concert\u00e9s pour obtenir l\u2019\u00e9galit\u00e9 des droits, des obligations et des niveaux de vie qui d\u00e9coulent logiquement de la loi d\u2019assimilation et, d\u2019autre part, les r\u00e9ticences du gouvernement qui, tout en reconnaissant la l\u00e9gitimit\u00e9 de nos revendications, h\u00e9site devant les cons\u00e9quences financi\u00e8res du statut politique que nous tenons de la Constitution\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Le ministre des Finances de l\u2019\u00e9poque, Andr\u00e9 Philip, le dit sans d\u00e9tour lors des d\u00e9bats sur la loi de d\u00e9partementalisation\u00a0: il n\u2019est pas question de faire supporter \u00e0 la France le co\u00fbt de l\u2019assimilation. <em>\u00ab\u00a0Il est indispensable<\/em>, dit-il, <em>de ne pas faire une obligation au gouvernement d\u2019appliquer aux quatre territoires int\u00e9ress\u00e9s la l\u00e9gislation fran\u00e7aise, en raison du surco\u00fbt des d\u00e9penses pour le budget m\u00e9tropolitain\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p><strong>En clair, <em>\u00ab\u00a0l\u2019imp\u00f4t du sang\u00a0\u00bb<\/em> aura \u00e9t\u00e9, pour l\u2019Hexagone, largement <em>d\u00e9fiscalis\u00e9<\/em>.<\/strong><\/p>\n<p>Richard Burton observe que :<\/p>\n<blockquote>\n<h3><em>\u00ab\u00a0c\u2019est surtout la situation \u00e9conomique et fiscale qui inqui\u00e8te dans les premi\u00e8res ann\u00e9es de la d\u00e9partementalisation\u00a0: toujours cr\u00e9ditrice entre 1905 et 1948, l\u2019\u00e9conomie locale commence \u00e0 pr\u00e9senter, \u00e0 partir de 1960, des signes patents de d\u00e9s\u00e9quilibre\u00a0: baisse de la production sucri\u00e8re, crise de l\u2019artisanat local, afflux de produits d\u2019importation, tertiarisation, ch\u00f4mage, \u00e9migration\u00a0\u00bb<\/em><a name=\"_ftnref2\"><\/a><a href=\"#_ftn2\"><strong><sup>[2]<\/sup><\/strong><\/a>.<\/h3>\n<\/blockquote>\n<p>Cette logique ne s\u2019arr\u00eate pas aux finances. En marge de la R\u00e9publique et priv\u00e9s de l\u2019ensemble des droits attach\u00e9s \u00e0 la citoyennet\u00e9 fran\u00e7aise, les Domiens cherchent encore leur voie statutaire. La promesse d\u2019une nationalit\u00e9 pleine et enti\u00e8re, elle, continue de se faire attendre. D\u2019aucuns, s\u00e9cessionistes, se disent\u00a0: <em>\u00ab\u00a0la France elle t\u2019aime ou tu l\u2019as quitte\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0!<\/p>\n<p>Il aura fallu soixante-cinq ans pour que la Charte sociale europ\u00e9enne soit enfin \u00e9tendue aux D\u00e9partements et R\u00e9gions d\u2019Outre-Mer (DROM)\u00a0! Un d\u00e9lai qui en dit long\u2026<\/p>\n<p>Cette d\u00e9cision du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Emmanuel Macron, concerne les cinq d\u00e9partements et r\u00e9gions d\u2019outre-mer soumis au r\u00e9gime d\u2019assimilation l\u00e9gislative pr\u00e9vu par l\u2019article 73 de la Constitution\u00a0: Guadeloupe, Martinique, Guyane, La R\u00e9union et Mayotte.<br \/>\nLa Charte sociale europ\u00e9enne, sign\u00e9e le 18 octobre 1961 \u00e0 Turin puis r\u00e9vis\u00e9e le 3 mai 1996 \u00e0 Strasbourg, est une convention du Conseil de l\u2019Europe. Elle compl\u00e8te la Convention europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme en garantissant des droits sociaux et \u00e9conomiques fondamentaux dans la vie quotidienne des ressortissants des \u00c9tats membres.<\/p>\n<h2><strong>Les oubli\u00e9s de la R\u00e9publique<\/strong><\/h2>\n<p><strong>Comment admettre que la France n\u2019ait jamais \u00e9tendu plus t\u00f4t l\u2019application de cette Charte \u00e0 ses territoires ultramarins\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Cette exclusion :<\/p>\n<blockquote>\n<h3><em>\u00ab\u00a0reconnue comme discriminatoire, prive les populations d&rsquo;outre-mer de garanties essentielles en mati\u00e8re de droits sociaux, alors m\u00eame que ces territoires connaissent des difficult\u00e9s accrues dans l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau potable, \u00e0 la sant\u00e9, au logement et \u00e0 la protection des personnes vuln\u00e9rables\u00a0\u00bb<\/em>.<\/h3>\n<\/blockquote>\n<p>Les habitants de ces territoires ne peuvent comprendre une telle in\u00e9galit\u00e9 de traitement qu\u2019en se voyant rel\u00e9gu\u00e9s au rang de <em>\u00ab\u00a0citoyens de seconde zone\u00a0\u00bb<\/em>.<br \/>\nLes cinq collectivit\u00e9s relevant de l\u2019article 73, soumises au principe d\u2019identit\u00e9 l\u00e9gislative selon lequel les lois et r\u00e8glements s\u2019y appliquent de plein droit, n\u2019ont pourtant jamais b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des droits aff\u00e9rents \u00e0 cette Charte. Une seule raison l\u2019explique\u00a0: la France n\u2019a jamais adress\u00e9 au Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Conseil de l\u2019Europe la d\u00e9claration expresse n\u00e9cessaire pour \u00e9tendre la Charte \u00e0 ses territoires non m\u00e9tropolitains.<\/p>\n<p>Pourtant, l&rsquo;article 72-3 de la Constitution, int\u00e8gre les populations d&rsquo;outre-mer <em>\u00ab dans un id\u00e9al commun de libert\u00e9, d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 et de fraternit\u00e9 \u00bb<\/em>, ainsi que l&rsquo;article 1\u1d49\u02b3 de la loi du 28 f\u00e9vrier 2017 de programmation relative \u00e0 l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 r\u00e9elle outre-mer, qui consacre le droit de ces populations \u00e0\u00a0<em>\u00ab l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 r\u00e9elle au sein du peuple fran\u00e7ais \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Reste une phrase, lanc\u00e9e en Martinique par le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle, lors de sa visite officielle des 23 et 24 mars 1964\u00a0: il s\u2019exclamait\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<h2><em>\u00ab\u00a0Mon Dieu que vous \u00eates fran\u00e7ais\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0!<\/h2>\n<\/blockquote>\n<p>R\u00e9affirmant ainsi la politique d\u2019assimilation fran\u00e7aise mise en \u0153uvre dans l\u2019\u00eele.<\/p>\n<p>Mais, sans doute s\u2019agissait-il l\u00e0 d\u2019une assimilation culturelle visant le rayonnement de la France. Pas l\u2019assimilation \u00e9conomique, sociale et juridique attendue par les Martiniquais qui se voyaient d\u00e9j\u00e0, de plein droit, en\u2026 Fran\u00e7ais d\u2019Outre-mer.<\/p>\n<p><em><strong>Guy FLANDRINA<\/strong><\/em><\/p>\n<ul>\n<li><em>[1] 1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre 1960, Am\u00e9nagements fiscaux dans les D.O.M. In\u00a0: SABL\u00c9 Victor\u00a0: LES ANTILLES SANS COMPLEXES une exp\u00e9rience de d\u00e9colonisation. \u00c9ditions G.-P. MAISONNEUVE &amp; LAROSE, 1972, 309 pages, p. 150.<\/em><\/li>\n<li><em>2 BURTON Richard\u00a0: La famille coloniale, la Martinique et la m\u00e8re patrie 1789-1992, L\u2019Harmattan 1994, p. 164.<\/em><\/li>\n<li><em>Guy FLANDRINA\u00a0: UN MOD\u00c8LE COLLECTIVISTE MARTINIQUAIS\u00a0: La SICA de Fonds Saint-Jacques. Essai, 334 pages, \u00c9ditions SCITEP.<\/em><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 les d\u00e9bats sur les r\u00e9parations li\u00e9es \u00e0 l\u2019esclavage prennent une dimension internationale nouvelle, la question de l\u2019\u00e9galit\u00e9 r\u00e9elle entre les citoyens fran\u00e7ais ressurgit avec force dans les territoires ultramarins. 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