{"id":90716,"date":"2026-05-19T22:11:26","date_gmt":"2026-05-20T02:11:26","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=90716"},"modified":"2026-05-19T22:11:26","modified_gmt":"2026-05-20T02:11:26","slug":"credit-bancaire-inflation-faillites-les-antilles-face-a-un-possible-resserrement-economique-j-m-nol","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/credit-bancaire-inflation-faillites-les-antilles-face-a-un-possible-resserrement-economique-j-m-nol\/","title":{"rendered":"Bank Credit, Inflation, Bankruptcies: The Caribbean Faces a Possible Economic Slowdown. J.M. Nol"},"content":{"rendered":"<h2 data-start=\"107\" data-end=\"944\">Dans cette tribune, <span class=\"hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline\"><span class=\"whitespace-normal\">Jean-Marie Nol<\/span><\/span> analyse les cons\u00e9quences, selon lui, possibles d\u2019un durcissement des conditions de cr\u00e9dit bancaire en Guadeloupe et en Martinique dans un contexte marqu\u00e9 par la hausse des d\u00e9faillances d\u2019entreprises, les tensions g\u00e9opolitiques et les inqui\u00e9tudes autour de l\u2019inflation. Il \u00e9voque les fragilit\u00e9s structurelles des \u00e9conomies antillaises, fortement d\u00e9pendantes de la consommation et des financements ext\u00e9rieurs, ainsi que les risques qu\u2019un ralentissement du cr\u00e9dit pourrait faire peser sur l\u2019investissement, l\u2019emploi, le BTP et la consommation des m\u00e9nages. La tribune interroge \u00e9galement la capacit\u00e9 des territoires ultramarins \u00e0 financer leur transition \u00e9conomique et industrielle dans un environnement financier devenu plus prudent.<\/h2>\n<hr \/>\n<h2><b><span style=\"color: #f44336\">Avec la crise qui vient :\u00a0 les banques locales des Antilles s\u2019appr\u00eatent d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e0 fermer les vannes du cr\u00e9dit ?<\/span><\/b><\/h2>\n<div>\n<div dir=\"auto\">\n<div dir=\"auto\">La perspective d\u2019un durcissement massif des conditions de cr\u00e9dit par les banques europ\u00e9ennes et locales ouvre une nouvelle phase de fragilisation \u00e9conomique pour les territoires de Guadeloupe et de Martinique. Selon une \u00e9tude publi\u00e9e par Allianz Trade, les d\u00e9faillances d&rsquo;entreprises dans les d\u00e9partements d&rsquo;outre-mer continuent d&rsquo;augmenter au premier trimestre 2026. 587 proc\u00e9dures ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9es sur la p\u00e9riode, soit une hausse de 14 % par rapport au premier trimestre 2025, apr\u00e8s une progression d\u00e9j\u00e0 soutenue de 16 % en 2025&#8230;.L&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union reste le territoire le plus touch\u00e9 en volume, avec 269 entreprises concern\u00e9es. En Guadeloupe, la hausse est plus contenue mais bien r\u00e9elle avec +5 % en un an, une tendance similaire \u00e0 celle de la Martinique qui affiche +4 %.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\"><strong>Dans le d\u00e9tail, les services, la construction et le commerce concentrent l\u2019essentiel des difficult\u00e9s.<\/strong><\/div>\n<div dir=\"auto\">Ces secteurs sont directement li\u00e9s \u00e0 la consommation, aujourd\u2019hui frein\u00e9e par l\u2019inflation et la hausse des co\u00fbts.D\u00e9j\u00e0 l&rsquo;on peut noter que l&rsquo;augmentation du nombre de d\u00e9faillances acc\u00e9l\u00e8re sensiblement par rapport \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e\u00a0 2025, une p\u00e9riode pendant laquelle il a \u00e9t\u00e9 recens\u00e9 en Guadeloupe des faillites de +44,4 % sur un an, approchant les 500 d\u00e9faillances sur l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e. Cette tendance \u00e0 la hausse des faillites devrait s&rsquo;accentuer en Martinique en 2026 notamment dans le secteur du BTP. Derri\u00e8re les signaux techniques envoy\u00e9s par les \u00e9tablissements bancaires et la Banque centrale europ\u00e9enne se dessine en r\u00e9alit\u00e9 une transformation profonde du climat \u00e9conomique , o\u00f9 la peur du risque, l\u2019inflation import\u00e9e, la hausse potentielle des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat et les tensions g\u00e9opolitiques poussent d\u00e9sormais les banques \u00e0 prot\u00e9ger leurs bilans plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 soutenir l\u2019investissement. Dans des \u00e9conomies insulaires d\u00e9j\u00e0 structurellement d\u00e9pendantes de la consommation, des importations et de la d\u00e9pense publique, cette fermeture progressive des vannes du cr\u00e9dit pourrait provoquer un choc \u00e9conomique majeur aux Antilles fran\u00e7aises.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Le message adress\u00e9 par les banques est particuli\u00e8rement inqui\u00e9tant parce qu\u2019il intervient au moment m\u00eame o\u00f9 la Guadeloupe et la Martinique sont confront\u00e9es \u00e0 un imp\u00e9ratif historique de transformation \u00e9conomique. Depuis plusieurs ann\u00e9es, le d\u00e9bat public tourne autour de la n\u00e9cessit\u00e9 de sortir progressivement d\u2019un mod\u00e8le fond\u00e9 essentiellement sur la consommation subventionn\u00e9e, les transferts publics et l\u2019importation massive de produits ext\u00e9rieurs. L\u2019objectif affich\u00e9 est d\u00e9sormais celui d\u2019une transition vers une \u00e9conomie davantage tourn\u00e9e vers la production, l\u2019industrialisation locale, la souverainet\u00e9 alimentaire, l\u2019innovation \u00e9nerg\u00e9tique et la cr\u00e9ation d\u2019emplois productifs. Or cette transition n\u00e9cessite de b\u00e2tir un plan \u00e0 moyen &#8211; long terme avec des investissements gigantesques, estim\u00e9s \u00e0 plusieurs centaines de millions d\u2019euros d\u2019ici \u00e0 2030, avec un besoin annuel avoisinant les 100 millions d\u2019euros pour accompagner la mutation industrielle et \u00e9conomique des territoires antillais.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Toutefois, cette transformation repose sur une condition essentielle : l\u2019acc\u00e8s au financement. Sans aide de l&rsquo;\u00c9tat et surtout sans cr\u00e9dit bancaire abondant, aucune transition industrielle s\u00e9rieuse n\u2019est possible. Les entreprises locales ne disposent pas de capacit\u00e9s d\u2019autofinancement suffisantes pour supporter seules le co\u00fbt de la modernisation des \u00e9quipements, des infrastructures, de l\u2019innovation technologique ou encore de la transition \u00e9cologique et \u00e9nerg\u00e9tique. Dans les \u00e9conomies antillaises, le cr\u00e9dit constitue donc le moteur central de la consommation et de l\u2019investissement. Si les banques ferment progressivement le robinet du financement, le risque est celui d\u2019un arr\u00eat brutal du commerce et des projets \u00e9conomiques avant m\u00eame leur concr\u00e9tisation.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Le probl\u00e8me devient encore plus pr\u00e9occupant lorsque l\u2019on observe la logique actuelle des banques. Les \u00e9tablissements financiers anticipent une d\u00e9gradation de la conjoncture internationale li\u00e9e aux tensions g\u00e9opolitiques, notamment au Moyen-Orient, \u00e0 la hausse des prix de l\u2019\u00e9nergie et au retour d\u2019une inflation persistante. Dans un tel climat, les banques craignent une explosion des d\u00e9fauts de paiement. Le spectre des pr\u00eats non performants, les fameux NPLs, r\u00e9appara\u00eet avec force dans les analyses financi\u00e8res. Autrement dit, les banques redoutent de pr\u00eater aujourd\u2019hui \u00e0 des m\u00e9nages et \u00e0 des entreprises qui pourraient demain ne plus \u00eatre capables de rembourser leurs cr\u00e9dits en raison d\u2019une r\u00e9cession \u00e9conomique ou d\u2019une mont\u00e9e du ch\u00f4mage.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Cette peur du risque entra\u00eene d\u00e9j\u00e0 un durcissement visible des crit\u00e8res d\u2019octroi. Les entreprises devront fournir davantage de garanties, pr\u00e9senter des bilans plus solides, d\u00e9montrer une rentabilit\u00e9 imm\u00e9diate et supporter des co\u00fbts de financement plus \u00e9lev\u00e9s. Pour les PME de Guadeloupe et de Martinique, cette \u00e9volution est potentiellement d\u00e9vastatrice. Le tissu \u00e9conomique local est compos\u00e9 en majorit\u00e9 de petites entreprises souvent fragiles, peu capitalis\u00e9es et fortement d\u00e9pendantes de la consommation int\u00e9rieure. Beaucoup fonctionnent d\u00e9j\u00e0 avec des fonds propres insuffisants et des marges extr\u00eamement r\u00e9duites. Si l\u2019acc\u00e8s au cr\u00e9dit devient plus difficile, un grand nombre d\u2019entre elles pourraient \u00eatre priv\u00e9es de tr\u00e9sorerie, incapables d\u2019investir ou m\u00eame de maintenir leur activit\u00e9.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Les cons\u00e9quences pourraient alors \u00eatre multiples et s\u2019encha\u00eener rapidement. D\u2019abord, les cr\u00e9ations d\u2019entreprises risqueraient de ralentir fortement. Ensuite, les projets d\u2019investissement seraient report\u00e9s ou abandonn\u00e9s. Puis viendraient les difficult\u00e9s de tr\u00e9sorerie, les licenciements, les cessations d\u2019activit\u00e9 et la mont\u00e9e des faillites. Cette m\u00e9canique pourrait provoquer une contraction g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019\u00e9conomie antillaise. Or les \u00e9conomies insulaires sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables aux effets domino. Lorsqu\u2019une entreprise ferme, ce sont souvent plusieurs fournisseurs, sous-traitants ou commerces qui sont affect\u00e9s dans la foul\u00e9e.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Le secteur du b\u00e2timent et de l\u2019immobilier appara\u00eet comme l\u2019un des premiers menac\u00e9s. Les banques ayant d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 resserrer les conditions des pr\u00eats immobiliers, le march\u00e9 du neuf pourrait conna\u00eetre un ralentissement brutal. Or le BTP repr\u00e9sente un pilier essentiel de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique aux Antilles. Une chute du cr\u00e9dit immobilier signifie moins de constructions, moins de chantiers, moins d\u2019emplois dans le b\u00e2timent et une baisse de l\u2019activit\u00e9 pour toute la cha\u00eene \u00e9conomique li\u00e9e au logement. Les artisans, les fournisseurs de mat\u00e9riaux, les agences immobili\u00e8res et m\u00eame les collectivit\u00e9s locales pourraient \u00eatre touch\u00e9s par cette contraction.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Les m\u00e9nages eux-m\u00eames entreront probablement dans une phase de prudence forc\u00e9e. Avec des cr\u00e9dits \u00e0 la consommation plus difficiles \u00e0 obtenir et des conditions de pr\u00eat plus s\u00e9v\u00e8res, beaucoup de familles devront r\u00e9duire leurs d\u00e9penses. Cela pourrait entra\u00eener une baisse de la consommation int\u00e9rieure, pourtant moteur principal de l\u2019\u00e9conomie locale. Les commerces, d\u00e9j\u00e0 fragilis\u00e9s par l\u2019inflation et les co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s d\u2019importation notamment avec l&rsquo;augmentation du co\u00fbt du fret a\u00e9rien et maritime , subiraient alors un recul de leur chiffre d\u2019affaires. Le cercle vicieux deviendrait alors \u00e9vident : moins de consommation entra\u00eene moins de revenus pour les entreprises, ce qui conduit \u00e0 moins d\u2019embauches et davantage de difficult\u00e9s sociales.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Le danger principal r\u00e9side dans l\u2019installation progressive d\u2019un sc\u00e9nario de stagflation aux Antilles fran\u00e7aises. Ce terme \u00e9conomique d\u00e9signe une situation o\u00f9 la croissance ralentit fortement tandis que l\u2019inflation reste \u00e9lev\u00e9e. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce que redoutent aujourd\u2019hui les banques. La hausse des prix de l\u2019\u00e9nergie, li\u00e9e aux tensions internationales, pourrait continuer \u00e0 alimenter l\u2019inflation locale dans des territoires extr\u00eamement d\u00e9pendants des importations. Dans le m\u00eame temps, le ralentissement du cr\u00e9dit et de l\u2019investissement freinerait l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique. Les Antilles pourraient donc se retrouver prises dans une double crise : une hausse continue du co\u00fbt de la vie accompagn\u00e9e d\u2019un affaiblissement durable de l\u2019\u00e9conomie et de l\u2019emploi.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Dans ce contexte, les finances publiques locales apparaissent elles aussi extr\u00eamement vuln\u00e9rables. Les collectivit\u00e9s territoriales de Guadeloupe et de Martinique disposent de marges budg\u00e9taires limit\u00e9es et sont d\u00e9j\u00e0 confront\u00e9es \u00e0 des contraintes d\u2019endettement importantes. Elles ne pourront probablement pas compenser seules un retrait massif du financement bancaire priv\u00e9. Cela signifie que l\u2019\u00c9tat devra in\u00e9vitablement jouer un r\u00f4le central dans le soutien financier de l&rsquo;\u00e9conomie et dans le financement de la transition \u00e9conomique et industrielle des Antilles. Sans intervention publique massive, le risque est celui d\u2019un d\u00e9crochage \u00e9conomique durable.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Car la r\u00e9alit\u00e9 est d\u00e9sormais claire : la transition industrielle des Antilles ne pourra pas \u00eatre financ\u00e9e uniquement par les acteurs locaux. Les besoins sont trop importants pour des \u00e9conomies fragiles o\u00f9 l\u2019\u00e9pargne priv\u00e9e qui est certes cons\u00e9quentes mais demeure insuffisante et o\u00f9 les entreprises disposent de faibles capacit\u00e9s de capitalisation. L\u2019id\u00e9e d\u2019une autonomie \u00e9conomique rapide se heurte donc \u00e0 une contrainte fondamentale : celle de l\u2019argent disponible pour financer la transformation productive. Le durcissement du cr\u00e9dit bancaire r\u00e9v\u00e8le brutalement cette r\u00e9alit\u00e9 structurelle.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">\u00c0 moyen terme, cette crise du financement pourrait \u00e9galement avoir des cons\u00e9quences sociales et politiques majeures. La mont\u00e9e du ch\u00f4mage, les faillites d\u2019entreprises et le recul du pouvoir d\u2019achat risquent d\u2019alimenter un profond sentiment d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique dans les soci\u00e9t\u00e9s antillaises. Les tensions sociales pourraient alors se multiplier dans des territoires d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9s par une forte pr\u00e9carit\u00e9 et par une d\u00e9pendance importante aux aides publiques. La jeunesse, d\u00e9j\u00e0 confront\u00e9e \u00e0 des difficult\u00e9s d\u2019insertion professionnelle, pourrait \u00eatre particuli\u00e8rement touch\u00e9e par le ralentissement des investissements et des cr\u00e9ations d\u2019emplois.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Au fond, la fermeture progressive des vannes du cr\u00e9dit agit comme un r\u00e9v\u00e9lateur des fragilit\u00e9s structurelles des \u00e9conomies de Guadeloupe et de Martinique. Pendant des d\u00e9cennies, le mod\u00e8le \u00e9conomique antillais a repos\u00e9 sur la consommation, la d\u00e9pense publique et la circulation relativement fluide du cr\u00e9dit. Mais lorsque les banques deviennent prudentes, ce mod\u00e8le montre imm\u00e9diatement ses limites. La crise actuelle rappelle donc avec brutalit\u00e9 qu\u2019aucune transition \u00e9conomique s\u00e9rieuse ne peut \u00eatre men\u00e9e sans un acc\u00e8s massif au financement et sans une strat\u00e9gie publique forte capable d\u2019accompagner l\u2019investissement productif.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">Les prochaines ann\u00e9es seront donc d\u00e9cisives. Soit les Antilles fran\u00e7aises parviennent \u00e0 mobiliser des financements publics et europ\u00e9ens capables de soutenir la mutation de leur mod\u00e8le \u00e9conomique,\u00a0 malgr\u00e9 le durcissement bancaire, soit elles risquent d\u2019entrer dans une longue p\u00e9riode de stagnation \u00e9conomique o\u00f9 l\u2019investissement priv\u00e9 se rar\u00e9fiera progressivement. Dans un monde marqu\u00e9 par les crises g\u00e9opolitiques, les tensions \u00e9nerg\u00e9tiques et le retour de l\u2019inflation, la question du cr\u00e9dit devient d\u00e9sormais centrale. Et pour la Guadeloupe comme pour la Martinique, elle pourrait bien d\u00e9terminer l\u2019avenir \u00e9conomique de toute une g\u00e9n\u00e9ration.<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">\u00a0<b>Jean Marie Nol , ancien directeur de banque, \u00e9conomiste et juriste*<\/b><\/div>\n<\/div>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans cette tribune, Jean-Marie Nol analyse les cons\u00e9quences, selon lui, possibles d\u2019un durcissement des conditions de cr\u00e9dit bancaire en Guadeloupe et en Martinique dans un contexte marqu\u00e9 par la hausse des d\u00e9faillances d\u2019entreprises, les tensions g\u00e9opolitiques et les inqui\u00e9tudes autour de l\u2019inflation. 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