{"id":91477,"date":"2026-06-11T20:10:26","date_gmt":"2026-06-12T00:10:26","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=91477"},"modified":"2026-06-12T06:34:51","modified_gmt":"2026-06-12T10:34:51","slug":"adopte-ton-courbaril-semer-aujourdhui-pour-preserver-demain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/adopte-ton-courbaril-semer-aujourdhui-pour-preserver-demain\/","title":{"rendered":"Adopt Your Courbaril: Plant Today to Preserve Tomorrow"},"content":{"rendered":"<h3>Sous la serre du Conservatoire botanique national de Martinique, les participants ont appris \u00e0 cultiver le courbaril, une esp\u00e8ce patrimoniale en voie de disparition. Une initiative qui illustre les missions du CBN : prot\u00e9ger la biodiversit\u00e9 martiniquaise, transmettre les savoirs botaniques et encourager la r\u00e9appropriation des esp\u00e8ces locales.<\/h3>\n<p>Ce sont les mains dans la terre et les pieds dans la peinture que s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 l\u2019atelier du CBN (Conservatoire botanique national). La structure cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019origine par Aim\u00e9 C\u00e9saire au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, est nich\u00e9e dans les hauteurs de Fort-de-France. L\u2019objectif \u00e9tait d\u2019enraciner les Martiniquais \u00e0 leur terre afin qu\u2019ils se r\u00e9approprient la nature qui les entoure. Aujourd\u2019hui, l\u2019institution est pass\u00e9e sous la houlette de l\u2019\u00c9tat, du minist\u00e8re de l\u2019Environnement plus pr\u00e9cis\u00e9ment.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-91479 aligncenter\" src=\"https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.23.jpeg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.23.jpeg 800w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.23-768x576.jpeg 768w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.23-150x113.jpeg 150w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.23-450x338.jpeg 450w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<p>Inventorier le patrimoine naturel fait partie des missions allou\u00e9es au CBN \u00ab pour savoir quelles esp\u00e8ces sont communes, lesquelles sont plut\u00f4t rares \u00bb, explique Florian Guilhabert, technicien de conservation ex situ. Pour ce faire, le CBN dresse des cartes de r\u00e9partition d\u2019esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales. Le conservatoire s\u2019occupe \u00e9galement de la pr\u00e9servation de ces esp\u00e8ces. \u00ab On a des plantes d\u2019herbier qui datent des ann\u00e9es 1790. On continue ce travail. \u00bb Pr\u00e8s de 8000 \u00e9chantillons ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9s. Il s\u2019agit aussi de valoriser ce travail et d\u2019\u00eatre un appui pour les politiques publiques \u00e0 travers ces connaissances. \u00ab On va accompagner les collectivit\u00e9s ou les communes sur des op\u00e9rations de renaturation voire de valorisation de la flore indig\u00e8ne dans les am\u00e9nagements paysagers urbains. \u00bb Le technicien explicite sa fonction : \u00ab La conservation ex situ ne doit pas se substituer \u00e0 la pr\u00e9servation des milieux naturels. Cela vient s\u2019ajouter au cas o\u00f9 il y aurait une erreur de parcours et une esp\u00e8ce dispara\u00eet. Nous sommes un peu le dernier rempart si une esp\u00e8ce dispara\u00eet. \u00bb<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-91480 aligncenter\" src=\"https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.56.jpeg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.56.jpeg 600w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.56-150x200.jpeg 150w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.56-450x600.jpeg 450w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<p>Dans ce laboratoire \u00e0 ciel ouvert, le CBN exp\u00e9rimente sur la culture des plantes. \u00ab Cela nous permet de publier des itin\u00e9raires techniques de production. Une sorte de feuille de recette que l\u2019on diffuse publiquement pour les esp\u00e8ces communes. Cela permet aux p\u00e9pini\u00e9ristes locaux de se r\u00e9approprier la flore sauvage qui est adapt\u00e9e \u00e0 notre climat, \u00e0 notre biodiversit\u00e9 et \u00e0 nos sols. \u00bb<\/p>\n<h4>40 m\u00e8tres de haut pour 2 m\u00e8tres de diam\u00e8tre<\/h4>\n<p>Sous la serre, parmi les essences indig\u00e8nes, une petite dizaine de participants s\u2019\u00e9taient r\u00e9unis. Le d\u00e9fi du jour est d\u2019adopter un courbaril ou en tout cas de planter une graine de courbaril. Tout un art selon Florian Guilhabert. Un art qu\u2019il faut transmettre pour une esp\u00e8ce en voie de disparition qui aime les sols calcaires. \u00ab C\u2019est souvent au sol qu\u2019on remarque un courbaril, on y voit ses gousses. \u00bb L\u2019arbre peut atteindre une hauteur de 40 m\u00e8tres et 2 m\u00e8tres de diam\u00e8tre. \u00ab Il fait partie des arbres \u00e9mergents que l\u2019on retrouve dans une for\u00eat mature. \u00bb Sa croissance est lente, il pousse \u00e0 l\u2019ombre. \u00ab Il a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s pl\u00e9biscit\u00e9 pour l\u2019usage de son bois pour en faire du mobilier ou des traverses. \u00bb On va retrouver le courbaril dans tout le pourtour carib\u00e9en.<\/p>\n<h4>\u00ab\u00a0La plante qui pue des pieds\u00a0\u00bb<\/h4>\n<p>\u00ab \u00c7a me rappelle l\u2019odeur des casses \u00bb, explique l\u2019une des participantes \u00e0 l\u2019atelier en sentant la gousse du courbaril. \u00ab \u00c7a peut avoir une odeur tr\u00e8s rebutante au d\u00e9but mais on sent une odeur suave \u00e0 la fin, reprend Florian Guilhabert. En Guyane, ils l\u2019appellent la plante qui pue des pieds ou le caca chien. \u00bb Les populations locales utilisaient le courbaril pour son bois mais surtout pour sa farine que l\u2019on retrouve dans ses gousses. Elle contient 11 grammes de prot\u00e9ines pour 100 grammes.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-91478 aligncenter\" src=\"https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.09.jpeg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.09.jpeg 800w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.09-768x576.jpeg 768w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.09-150x113.jpeg 150w, https:\/\/antilla-martinique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-15.47.09-450x338.jpeg 450w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<p>Dans un pot profond, chaque participant a soigneusement plac\u00e9 sa graine de courbaril dans le substrat puis, dans le cadre de l\u2019op\u00e9ration adopte ton courbaril l\u2019a baptis\u00e9. Afin de clore, l\u2019atelier jardinage, un peu de peinture gr\u00e2ce \u00e0 un pochoir pos\u00e9 \u00e0 m\u00eame le sol a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e aux participants.<\/p>\n<p><em>Laurianne Nomel<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sous la serre du Conservatoire botanique national de Martinique, les participants ont appris \u00e0 cultiver le courbaril, une esp\u00e8ce patrimoniale en voie de disparition. Une initiative qui illustre les missions du CBN : prot\u00e9ger la biodiversit\u00e9 martiniquaise, transmettre les savoirs botaniques et encourager la r\u00e9appropriation des esp\u00e8ces locales. 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