{"id":92451,"date":"2026-07-05T08:05:35","date_gmt":"2026-07-05T12:05:35","guid":{"rendered":"https:\/\/antilla-martinique.com\/?p=92451"},"modified":"2026-07-06T12:49:11","modified_gmt":"2026-07-06T16:49:11","slug":"pouvoir-normatif-en-martinique-entre-esperance-historique-et-exigence-de-garanties-economiqus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antilla-martinique.com\/en\/pouvoir-normatif-en-martinique-entre-esperance-historique-et-exigence-de-garanties-economiqus\/","title":{"rendered":"Pouvoir normatif en Martinique : entre esp\u00e9rance, historique et exigence de garanties \u00e9conomiqus."},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<h2><strong>Le 1er juillet 2026, dans la maison natale d&rsquo;Aim\u00e9 C\u00e9saire \u00e0 Fort-de-France, la ministre des Outre-mer Na\u00efma Moutchou et le pr\u00e9sident du Conseil ex\u00e9cutif de la Collectivit\u00e9 Territoriale de Martinique, Serge Letchimy, ont sign\u00e9 l&rsquo;accord-cadre solennel entre l&rsquo;\u00c9tat et la CTM. Le choix du lieu n&rsquo;est pas neutre : il inscrit le texte dans une filiation symbolique assum\u00e9e, celle du po\u00e8te-homme d&rsquo;\u00c9tat dont l&rsquo;\u0153uvre irrigue encore la pens\u00e9e politique martiniquaise. Pour ses d\u00e9fenseurs, cette signature repr\u00e9sente l&rsquo;aboutissement d&rsquo;une longue marche vers davantage de responsabilit\u00e9 locale. Pour ses critiques, elle ouvre une p\u00e9riode d&rsquo;incertitude qui impose prudence, transparence et garanties.<\/strong><\/h2>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><strong>Une port\u00e9e historique r\u00e9elle, mais une transformation encore \u00e0 construire<\/strong><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">La signature ouvre une n\u00e9gociation politique ; elle ne modifie pas, \u00e0 ce stade, l&rsquo;organisation institutionnelle de la Martinique. Le texte engage un processus de discussions entre l&rsquo;\u00c9tat et la CTM \u00ab dans un cadre r\u00e9galien d&rsquo;\u00c9tat de droit \u00bb, en vue de doter le territoire d&rsquo;une capacit\u00e9 normative autonome, p\u00e9renne et juridiquement s\u00e9curis\u00e9e.<\/span><\/h3>\r\n<h3>\r\n\r\n<\/h3>\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">\u00a0Rien n&rsquo;est encore acquis : les v\u00e9ritables changements d\u00e9pendront du contenu des comp\u00e9tences transf\u00e9r\u00e9es, du cadre juridique retenu &#8211; habilitation, r\u00e9vision statutaire ou r\u00e9vision constitutionnelle -, des moyens associ\u00e9s et, en bout de course, de la validation d\u00e9mocratique.<\/span><\/h3>\r\n<h3>\r\n\r\n<\/h3>\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">Ministre et pr\u00e9sident de collectivit\u00e9 s&rsquo;accordent d&rsquo;ailleurs sur ce point de m\u00e9thode.\u00a0<\/span><\/h3>\r\n<h3>\r\n\r\n<\/h3>\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">Na\u00efma Moutchou a pr\u00e9sent\u00e9 l&rsquo;accord comme \u00ab un cadre de clart\u00e9, de responsabilit\u00e9s partag\u00e9es, de transparence \u00bb, marquant \u00ab le d\u00e9but d&rsquo;un processus \u00bb et non son terme.<\/span><\/h3>\r\n<h3>\r\n\r\n<\/h3>\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">\u00a0Serge Letchimy, de son c\u00f4t\u00e9, a tenu \u00e0 r\u00e9pondre par anticipation aux inqui\u00e9tudes : il ne s&rsquo;agit ni de sortir de la R\u00e9publique, ni de se passer de l&rsquo;avis du peuple martiniquais, une consultation \u00e9tant pr\u00e9vue une fois les discussions abouties, ni de contourner les obstacles constitutionnels, une r\u00e9forme de la Constitution \u00e9tant elle-m\u00eame envisag\u00e9e si les choix retenus l&rsquo;exigent.<\/span><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La d\u00e9marche s&rsquo;inscrit dans un processus engag\u00e9 de longue date : le Congr\u00e8s des \u00e9lus du 8 octobre 2025 s&rsquo;\u00e9tait prononc\u00e9 \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 pour l&rsquo;instauration d&rsquo;un pouvoir normatif autonome, d\u00e9cision confirm\u00e9e le 24 octobre 2025 par l&rsquo;Assembl\u00e9e de Martinique. Plus de cent dix auditions publiques ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la signature. Apr\u00e8s pr\u00e8s de quatre-vingts ann\u00e9es de d\u00e9partementalisation et une d\u00e9cennie d&rsquo;existence de la CTM elle-m\u00eame, ce luxe de pr\u00e9cautions proc\u00e9durales dit assez que les acteurs institutionnels &#8211; il fautle reconna\u00eetre &#8211; ont conscience de la charge politique de l&rsquo;exercice.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><strong>L&rsquo;h\u00e9ritage d&rsquo;Aim\u00e9 C\u00e9saire : une r\u00e9f\u00e9rence majeure mais complexe<\/strong><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">Que la c\u00e9r\u00e9monie se soit tenue \u00e0 la Maison Aim\u00e9 C\u00e9saire n&rsquo;est pas un simple choix de d\u00e9cor. C&rsquo;est une mani\u00e8re pour Serge Letchimy de placer l&rsquo;accord sous l&rsquo;autorit\u00e9 morale d&rsquo;une pens\u00e9e qui a toujours refus\u00e9 de s\u00e9parer la question institutionnelle de la question humaine. Comme pour d\u00e9montrer L&rsquo;h\u00e9ritage c\u00e9sairien ne se limite pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution statutaire ou \u00e0 la revendication d&rsquo;une souverainet\u00e9 normative, qu\u2019il porte tout autant sur la dignit\u00e9 humaine, la justice sociale, l&rsquo;\u00e9ducation et la lutte contre les in\u00e9galit\u00e9s. Convoquer C\u00e9saire pour l\u00e9gitimer un texte de droit public, c&rsquo;est donc s&rsquo;exposer \u00e0 une double exigence &#8211; celle de la forme institutionnelle, mais aussi celle du fond social. Un pouvoir normatif qui ne se traduirait pas, \u00e0 terme, par une am\u00e9lioration tangible des conditions de vie des Martiniquais trahirait la part la plus essentielle de cet h\u00e9ritage, quand bien m\u00eame il satisferait pleinement l&rsquo;aspiration \u00e0 la reconnaissance politique.<\/span><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><strong>Le pouvoir normatif : une libert\u00e9 nouvelle ou une charge suppl\u00e9mentaire ?<\/strong><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">Le texte pr\u00e9voit que les discussions \u00e0 venir portent sur la cr\u00e9ation d&rsquo;un pouvoir normatif autonome permettant \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e de Martinique d&rsquo;adapter et d&rsquo;\u00e9dicter des lois et r\u00e8glements dans les domaines ne relevant pas des comp\u00e9tences r\u00e9galiennes de l&rsquo;\u00c9tat. Les domaines cit\u00e9s sont vastes : vie ch\u00e8re, d\u00e9mographie, transport, jeunesse, logement, sant\u00e9, transmission culturelle, adaptation au changement climatique, insertion de la Martinique dans son environnement carib\u00e9en. Cette \u00e9volution serait accompagn\u00e9e, selon les intentions affich\u00e9es, d&rsquo;une autonomie fiscale progressive.<\/span><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h2><strong><em>\u00ab Il faut pouvoir conjuguer comp\u00e9tences et pouvoir. Parce que si on a une comp\u00e9tence mais pas de pouvoir normatif, on n&rsquo;est qu&rsquo;un ex\u00e9cutant \u00bb<\/em><\/strong><\/h2>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">Serge Letchimy r\u00e9sume ainsi la logique du texte : disposer de comp\u00e9tences sans disposer du pouvoir normatif qui les accompagne reviendrait \u00e0 demeurer un simple ex\u00e9cutant des d\u00e9cisions prises ailleurs.\u00a0<\/span><\/h3>\r\n<h3>\r\n\r\n<\/h3>\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">L&rsquo;argument porte. Mais il appelle une r\u00e9ciproque que les partisans de l&rsquo;\u00e9volution institutionnelle mentionnent moins volontiers : un pouvoir normatif adapt\u00e9 aux r\u00e9alit\u00e9s martiniquaises constitue une avanc\u00e9e incontestable pour qui aspire \u00e0 une action publique plus pertinente localement<\/span>.\u00a0<\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mais davantage de pouvoirs signifie aussi, m\u00e9caniquement, davantage de responsabilit\u00e9s financi\u00e8res, administratives et d\u00e9mocratiques. Qui d\u00e9cide doit aussi rendre compte, et qui l\u00e9gif\u00e8re doit aussi financer.<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les inqui\u00e9tudes du monde \u00e9conomique<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">R\u00e9unis au sein du collectif Martinique \u00c9conomique &#8211; qui rassemble la CCI, le Medef Martinique, Contact Entreprises, l&rsquo;AMPI (Association Martiniquaise pour la Promotion de l&rsquo;Industrie), la SAFO et la Chambre de M\u00e9tiers et de l&rsquo;Artisanat -, les repr\u00e9sentants patronaux ont pris acte de l&rsquo;ouverture des discussions institutionnelles tout en exprimant une opposition claire, en particulier \u00e0 l&rsquo;instauration d&rsquo;un pouvoir normatif en mati\u00e8re fiscale. Selon eux, les cons\u00e9quences possibles sur les capacit\u00e9s d&rsquo;investissement des entreprises, leur comp\u00e9titivit\u00e9 et l&rsquo;attractivit\u00e9 du territoire apparaissent pr\u00e9occupantes.<\/span><\/h3>\r\n<h3>\r\n\r\n<\/h3>\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">L&rsquo;argument n&rsquo;est pas seulement d\u00e9fensif. Charles Larcher, pr\u00e9sident de l&rsquo;AMPI, invite \u00e0 un bilan pr\u00e9alable : la Martinique a connu, il y a dix ans, une \u00e9volution institutionnelle majeure avec la cr\u00e9ation de la CTM elle-m\u00eame ; c&rsquo;est ce bilan &#8211; sur le transport, l&rsquo;eau, l&rsquo;\u00e9nergie, la gestion des d\u00e9chets &#8211; qui devrait, selon lui, \u00e9clairer la pertinence d&rsquo;une nouvelle r\u00e9forme plut\u00f4t que la pr\u00e9c\u00e9der. La question pos\u00e9e est de gouvernance autant que de comp\u00e9tence : une collectivit\u00e9 qui peine \u00e0 assumer pleinement ses attributions actuelles est-elle la mieux plac\u00e9e pour en r\u00e9clamer de nouvelles, plus \u00e9tendues et plus engageantes financi\u00e8rement ?<\/span><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h2><strong><i>Martinique \u00c9conomique : \u00ab Une r\u00e9forme de cette ampleur ne saurait \u00eatre envisag\u00e9e sans information compl\u00e8te, \u00e9tude d&rsquo;impact objective et garanties pr\u00e9cises. \u00bb<\/i><\/strong><\/h2>\r\n\r\n\r\n\r\n<h4><strong>Une demande centrale : mesurer avant de d\u00e9cider<\/strong><\/h4>\r\n<h4>\r\n\r\n<\/h4>\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">Le consortium patronal ne formule pas un refus de principe de toute \u00e9volution : il reconna\u00eet qu&rsquo;une modernisation de l&rsquo;action publique peut \u00eatre l\u00e9gitime lorsqu&rsquo;elle r\u00e9pond \u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral. Sa demande est m\u00e9thodologique autant que politique : une \u00e9tude d&rsquo;impact ind\u00e9pendante, une d\u00e9finition pr\u00e9cise des comp\u00e9tences concern\u00e9es, des garanties financi\u00e8res explicites et une information pluraliste de la population. Cette exigence rejoint, par des voies diff\u00e9rentes, celle formul\u00e9e par des acteurs politiques pourtant tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9s sur le fond &#8211;\u00a0 le maire de Saint-Joseph Yan Monplaisir, oppos\u00e9 \u00e0 la d\u00e9marche, met en garde contre la tentation, pour un \u00c9tat lui-m\u00eame en difficult\u00e9 budg\u00e9taire, de transf\u00e9rer des comp\u00e9tences sans transf\u00e9rer les moyens correspondants ; et l&rsquo;\u00e9coute des populations concern\u00e9es par tout changement statutaire<\/span>.<\/h3>\r\n<h3>\r\n\r\n<\/h3>\r\n<h3>De quoi donc esp\u00e9rer que ce n&rsquo;est donc pas seulement un d\u00e9saccord entre partisans et adversaires de l&rsquo;autonomie normative qui se dessine, mais une convergence transversale sur une exigence de m\u00e9thode : mesurer avant de d\u00e9cider, documenter avant de trancher, garantir avant de transf\u00e9rer.<\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><strong>Le peuple martiniquais au c\u0153ur de la d\u00e9cision<\/strong><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">Tous les protagonistes, quelle que soit leur position sur le fond, s&rsquo;accordent formellement sur un point : la population sera consult\u00e9e avant toute validation d&rsquo;une \u00e9volution statutaire. La qualit\u00e9 du choix d\u00e9mocratique d\u00e9pendra de la qualit\u00e9 de l&rsquo;information disponible et de la capacit\u00e9, pour chaque citoyen, \u00e0 comparer clairement les b\u00e9n\u00e9fices attendus, les risques identifi\u00e9s et les garanties effectivement obtenues. Un r\u00e9f\u00e9rendum ou une consultation mal pr\u00e9par\u00e9s, men\u00e9s dans la confusion juridique relev\u00e9e par les constitutionnalistes ou dans l&rsquo;incertitude \u00e9conomique d\u00e9nonc\u00e9e par le patronat, produiraient une l\u00e9gitimit\u00e9 fragile, quel qu&rsquo;en soit le r\u00e9sultat.<\/span><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><strong>Apr\u00e8s le symbole, le temps des preuves<\/strong><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">La signature de l&rsquo;accord du 1er juillet 2026 appara\u00eet finalement comme le coup de sifflet donn\u00e9 au d\u00e9part d&rsquo;une course avec obstacles. Les diff\u00e9rentes \u00e9quipes entrent d\u00e9sormais en comp\u00e9tition, chacune avec ses propres armes, ses convictions et sa lecture de l&rsquo;avenir martiniquais.<\/span><\/h3>\r\n<h3>\r\n\r\n<\/h3>\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, les partisans de l&rsquo;\u00e9volution institutionnelle mobilisent la force des symboles : la reconnaissance d&rsquo;une dignit\u00e9 politique longtemps revendiqu\u00e9e, l&rsquo;affirmation d&rsquo;une responsabilit\u00e9 nouvelle et la conqu\u00eate d&rsquo;un pouvoir normatif pr\u00e9sent\u00e9 comme l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un long chemin historique, depuis la convention du Morne-Rouge en 1971, en passant par l&rsquo;Appel de Fort-de-France jusqu&rsquo;aux travaux du Congr\u00e8s des \u00e9lus.<\/span><\/h3>\r\n<h3>\r\n\r\n<\/h3>\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">De l&rsquo;autre, les opposants expriment une d\u00e9fiance profonde : non seulement ils doutent de la capacit\u00e9 des dirigeants locaux \u00e0 tenir efficacement les r\u00eanes du pays, \u00a0 la gestion contest\u00e9e de la CTM depuis dix ans nourrissant cette d\u00e9fiance -, mais ils interrogent \u00e9galement la faisabilit\u00e9 m\u00eame du projet, ses moyens financiers, ses cons\u00e9quences \u00e9conomiques et ses garanties concr\u00e8tes. Entre ces deux p\u00f4les, une troisi\u00e8me voix, plus technique, rappelle qu&rsquo;un pouvoir normatif mal b\u00e2ti juridiquement &#8211; confusion sur les comp\u00e9tences, ambigu\u00eft\u00e9 sur la co-d\u00e9cision &#8211; risquerait de fragiliser l&rsquo;\u00e9difice avant m\u00eame qu&rsquo;il ne produise ses premiers effets.<\/span><\/h3>\r\n<h3>\r\n\r\n<\/h3>\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">Entre ces visions, le d\u00e9bat d\u00e9mocratique commence v\u00e9ritablement. La question essentielle n&rsquo;est plus seulement de savoir si la Martinique doit disposer de pouvoirs nouveaux, mais aussi de d\u00e9terminer quels pouvoirs, exerc\u00e9s par qui, avec quels moyens, quelles garanties et pour quels r\u00e9sultats mesurables pour les Martiniquais sont recherch\u00e9s.\u00a0<\/span><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><span style=\"font-weight: normal\">C&rsquo;est moins la promesse institutionnelle que l&rsquo;\u00e9preuve de la r\u00e9alit\u00e9 qui d\u00e9cidera, au bout du chemin, de l&rsquo;adh\u00e9sion durable du peuple martiniquais. L&rsquo;id\u00e9al serait que les protagonistes ne passent pas \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;occasion &#8211; celle d&rsquo;une rencontre autour d&rsquo;un projet martiniquais, o\u00f9 l&rsquo;esp\u00e9rance historique et l&rsquo;exigence de garanties cesseraient de se regarder en chiens de fa\u00efence pour converger vers un m\u00eame horizon de responsabilit\u00e9 partag\u00e9e. Il n\u2019est pas interdit de r\u00eaver \u2026<\/span><\/h3>\r\n\r\n\r\n\r\n<h3><strong>G\u00e9rard Dorwling-Carter<\/strong><\/h3>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Le 1er juillet 2026, dans la maison natale d&rsquo;Aim\u00e9 C\u00e9saire \u00e0 Fort-de-France, la ministre des Outre-mer Na\u00efma Moutchou et le pr\u00e9sident du Conseil ex\u00e9cutif de la Collectivit\u00e9 Territoriale de Martinique, Serge Letchimy, ont sign\u00e9 l&rsquo;accord-cadre solennel entre l&rsquo;\u00c9tat et la CTM. 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