Notre-Dame de Paris : ce qui est perdu et ce qui a été sauvé

Notre-Dame de Paris : ce qui est perdu et ce qui a été sauvé

Certains éléments et des reliques de Notre-Dame de Paris ont pu être sauvés après l’incendie survenu hier soir dans la cathédrale. D’autres trésors sont définitivement perdus. Sciences et Avenir fait le point sur la situation.

La cathédrale Notre-Dame de Paris a été classée au Patrimoine mondial de l’humanité en 1991. Le monument le plus visité d’Europe, véritable joyau architectural contenait plusieurs trésors à la valeur parfois inestimable. Sciences et Avenir fait le point sur ce qui a pu être sauvé après l’incendie qui l’a ravagé la nuit dernière, le 15 avril 2019.

La salle du trésor

Calices, ciboires, aubes, chasubles, crosses, médaillons, bustes, étoles, livres anciens et enluminés, tous les objets présents dans une salle appelée le “Trésor” ont pu être mis à l’abri. Une pièce très spéciale qui renfermait des objets de grande valeur. “Le Trésor de Notre-Dame, comme les autres ‘trésors’ d’édifices religieux, conserve les objets destinés à la liturgie de l’Église catholique. Vases sacrés, ornements et livres liturgiques servent à la célébration de la Messe, des autres offices et à l’administration des sacrements”, peut-on lire sur le site de la cathédrale.

La couronne d’épines du Christ

La couronne  d’épines, relique de la passion du Christ selon les textes chrétiens a pu être sauvée. C’est cette couronne que Jésus aurait porté sur sa tête au moment de la crucifixion. Un « cercle de joncs réunis en faisceaux et retenus par des fils d’or, un diamètre de 21 centimètres, sur lequel se trouvaient les épines« , explique le site internet de Notre-Dame de Paris.

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La tunique de Saint Louis

La tunique du roi Saint-Louis, qui a vécu au XIIIe siècle, a été sortie de Notre-Dame selon le recteur. Cette tunique blanche vieille d’environ 800 ans a pu échapper in extremis aux flammes selon nos confrères de l’Obs.

La flèche, le coq et les reliques

Une des images les plus marquantes hier, celle de la flèche en feu qui finit par se briser et tomber. Elle a entraîné avec elle un petit coq qui était dressé à son sommet. Ce dernier contenait des reliques, plus précisément une parcelle de la Sainte Couronne d’épines, une relique de saint Denis et une de sainte Geneviève. Tous ces éléments sont définitivement perdus.

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Les rosaces et les vitraux

Difficile de faire dire exactement si les vitraux ont pu être sauvés ou non. Certains photos qui circulent montrent des vitraux toujours en place. Mais reste à savoir dans quel état ils sont exactement. « De ce que j’ai pu voir, les vitraux n’avaient pas été touchés, les trois belles roses qui datent des 12e et 13e siècle étaient encore là« , explique sur BFMTV Paris André Finot, porte-parole de la cathédrale, qui a pu pénétrer dans la nef durant la nuit. « Ce sont des vitraux du 19e siècle, beaucoup moins importants qui ont pu être touchés, mais pas les joyaux du 13e siècle, c’est un peu un miracle, on est très soulagés.”

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Les grandes peintures

Au-delà des reliques religieuses et des trésors architecturaux, la cathédrale Notre-Dame de Paris renferme aussi de grandes peintures. Certaines d’elles ont pu être sauvées. Parmi les tableaux mis en sécurité selon nos confrères de l’Obs figurent « la Vierge de Piété » peinte par Lubin Baugin au XVIIe siècle, une « Vierge à l’enfant » et « la Vierge noire de Czestochowa », “arrivée du plus grand sanctuaire marial de Pologne et inaugurée dans la chapelle Saint-Germain en décembre 2018. »

Les orgues, dont le fameux « grand orgue »

Selon Laurent Prades, régisseur du patrimoine intérieur de Notre-Dame de Paris, celui que l’on surnomme le « grand orgue », sans doute construit à Notre-Dame au cours du XIIIe siècle, fort de ses cinq claviers, 109 jeux et près de 8.000 tuyaux « n’a absolument pas été touché, si ce n’est qu’il est très empoussiéré. Mais il n’a pas pris une seule goutte d’eau. » Le second orgue de la cathédrale, daté du XIXe siècle et situé dans le chœur de l’édifice, n’a pas eu la même chance. Endommagé par les quantités d’eau déversées par les lances à incendie, ses nombreux tuyaux et mécanismes, tantôt faits d’un alliage d’étain et de plomb, tantôt de bois, supportent difficilement la chaleur comme l’humidité. Retrouvez notre article spécial sur le sujet ici.

Les statues de cuivre

Seize statues de cuivre avaient été décrochées ce mois-ci pour être rénovées. Elles représentent les douze apôtres qui accompagnaient Jésus ainsi que les quatre évangélistes auteurs de la Bible. Ces statues de cuivre, déjà mises à l’écart au moment du feu, sont intactes.

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