Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Réseaux mobiles : l’ARCEP publie ses mesures 2026, SFR Caraïbe en tête selon l’opérateur

    octobre 23, 2026

    Jénérasion pa sa li ékri. Par Jid

    octobre 23, 2026

    Martinique : et si ceux qui y croient encore étaient les prochains à partir ?

    octobre 23, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Haïti pays maudit?
    Le Regard de Gdc

    Haïti pays maudit?

    août 13, 2024Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Il existe une dette historique et morale importante entre la France et Haïti, liée à l’indemnité que Haïti a dû payer à la France après avoir obtenu son indépendance.
    Le Contexte historique

    En 1804, Haïti devient le premier pays au monde à abolir l’esclavage et à obtenir son indépendance après une révolte des esclaves contre la domination coloniale française. Transformé en révolution cette sédition a fait d’Haïti la première république noire indépendante de l’histoire.

    Cependant, en 1825, sous la pression du roi Charles X de France, Haïti a été contraint de payer une indemnité de 150 millions de francs-or à la France pour dédommager les anciens colons français pour la perte de leurs esclaves et de leurs terres. Cette somme, réduite plus tard à 90 millions de francs, était exorbitante et a lourdement pesé sur l’économie haïtienne. Pour financer ce paiement, Haïti a dû contracter des prêts à des taux d’intérêt élevés auprès de banques françaises, créant une dette qui a endetté le pays pendant plus d’un siècle.

    Conséquences désastreuses.

    Cette dette a eu des conséquences économiques désastreuses pour Haïti, contribuant à son appauvrissement et freinant son développement pendant des générations. En raison de cette indemnité, Haïti a dû utiliser une grande partie de ses ressources pour rembourser la dette, au lieu d’investir dans son développement infrastructurel, éducatif ou social.

    Il y a un débat en cours sur la reconnaissance de cette dette historique et sur la possibilité de réparations. Certains militants et historiens soutiennent que la France devrait restituer les fonds ou apporter une compensation sous une forme ou une autre pour ce qu’ils considèrent comme une extorsion injuste. Cependant, jusqu’à présent, aucune action concrète n’a été prise par le gouvernement français dans ce sens.

    L’idée de réparation est devenue symbolique et soulève des questions complexes sur les relations internationales, la justice historique et la responsabilité post-coloniale. Elle ne concerne pas uniquement Haïti mais aussi d’autres confettis de l’empire français qui ont connu lesclavage et où les esclavisés n’ont perçu aucune compensation pour le préjudice subi.

    L’occupation américaine

    De plus Haïti a connu l’occupation américaine accompagnée de véritables rapines des forces du pays.
    L’occupation américaine d’Haïti, qui a duré de 1915 à 1934, a eu un impact profond sur le pays, tant sur le plan politique qu’économique. Cette période a laissé des traces durables dans la société haïtienne et a influencé la perception des États-Unis dans la région.

    Contexte de l’occupation

    L’occupation américaine d’Haïti a commencé le 28 juillet 1915, sous le président Woodrow Wilson. Les États-Unis justifièrent cette intervention en invoquant la nécessité de protéger leurs intérêts économiques et stratégiques dans la région, ainsi que la sécurité des vies et des biens de citoyens américains en Haïti. La situation politique en Haïti était alors chaotique, avec une succession de gouvernements instables et de coups d’État. Le meurtre du président haïtien Vilbrun Guillaume Sam par une foule en colère en 1915 fut l’événement déclencheur de l’intervention américaine.

    Les objectifs des États-Unis en Haïti étaient de stabiliser le pays politiquement pour créer un environnement plus favorable aux intérêts économiques américains, contrôler les finances haïtiennes et rembourser les dettes étrangères d’Haïti, en particulier celles contractées auprès de banques américaines. Également empêcher toute autre puissance étrangère, notamment l’Allemagne, d’établir une influence dans les Caraïbes, une région considérée par les États-Unis comme faisant partie de leur sphère d’influence.

    Administration et réformes

    L’administration américaine a pris le contrôle des institutions clés du pays, notamment la gestion des douanes, des finances et de la gendarmerie. Les Américains ont également entrepris une série de réformes, la construction d’infrastructures, des routes, des ports et d’autres infrastructures, mais souvent au détriment des intérêts locaux.

    La Réorganisation des finances.
    L’économie haïtienne a été restructurée pour faciliter le remboursement de la dette nationale, ce qui a parfois impliqué des politiques fiscales impopulaires, la centralisation de l’administration, affaiblissant le pouvoir des élites rurales haïtiennes, ce qui a renforcé les tensions entre le gouvernement central et les communautés locales.

    Les conséquences de l’occupation.

    L’occupation a provoqué des soulèvements, notamment la révolte des Cacos, une résistance armée menée par des paysans haïtiens. La répression de ces révoltes a souvent été brutale, avec des massacres et des violences contre les civils. Cela a eu un impact économique, bien que des infrastructures aient été construites, l’économie haïtienne est restée dominée par l’agriculture et largement contrôlée par des intérêts étrangers, notamment américains. Les réformes fiscales et économiques ont souvent servi les intérêts des entreprises américaines plutôt que ceux du peuple haïtien.
    Un contexte de racisme et discrimination.
    L’occupation a exacerbé les tensions raciales en Haïti. Les forces d’occupation ont souvent traité la population haïtienne avec condescendance et racisme, ce qui a laissé un ressentiment durable.
    L’occupation a profondément influencé la politique haïtienne. La constitution de 1918, rédigée sous l’occupation, a permis la vente de terres aux étrangers, une mesure largement impopulaire. De plus, l’occupation a contribué à centraliser le pouvoir à Port-au-Prince, affaiblissant les pouvoirs locaux et exacerbant les divisions internes.
    L’occupation a pris fin en 1934 sous l’administration du président Franklin D. Roosevelt, dans le cadre de sa politique de bon voisinage. Les troupes américaines se sont retirées, mais les répercussions de cette période ont perduré.

    Le ressentiment envers l’influence américaine est resté fort en Haïti, alimentant des sentiments anti-américains qui se manifestent encore aujourd’hui.
    L’occupation a également laissé des cicatrices économiques et sociales qui ont contribué à l’instabilité politique du pays au cours des décennies suivantes.

    Ce à quoi on assiste actuellement n’est pas le fait de la fatalité ou d’une malédiction liée, comme certaines aiment dire à une pratique intensive du vaudou. Ce sont des causes objectives, économiques et financières qui ont entraîné la déchéance de la première République noire au monde.
    Gérard Dorwling-Carter.

    ARTICLES SEMBLABLES

    Vie chère : la « guerre d’usure » à l’épreuve des faits

    octobre 22, 2026

    octobre 20, 2026

    Penser au quotidien des Martiniquais

    octobre 9, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    samedi 24
    octobre
    9,2 %
    année 2024
    En 2024, les recettes fiscales ont représenté 9,2 % du PIB au Guyana, contre 30,7 % à la Barbade.
    24,6 % à Trinité-et-Tobago
    21,3 % à Sainte-Lucie
    Au Guyana, le PIB a bondi avec le pétrole, dont les revenus ne sont pas des impôts.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Le tourisme en Martinique en 2025-2026 : hôtels, croisière, aéroport
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Caribbean Export et la Banque caribéenne de développement renforcent leur coopération pour faire émerger des projets d’investissement dans la région

    Caribbean News Global BRIDGETOWN, Barbade — L’Agence caribéenne de développement des exportations, Caribbean Export, et la Banque caribéenne de développement (CDB) ont renforcé leur collaboration…

    La Banque caribéenne de développement plaide pour une action régionale visant à renforcer l’enseignement des mathématiques

    octobre 21, 2026

    Le pôle SheTrades Caribbean de la Banque caribéenne de développement lance le fonds WE-CLIMB

    octobre 21, 2026

    Le pôle SheTrades Caribbean de la Banque caribéenne de développement lance le fonds WE-CLIMB

    octobre 21, 2026

    La Russie négocie la reprise des vols vers Cuba après une chute de 73 % du nombre de touristes russes

    octobre 21, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.