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    Home » Martinique, l’île aux prix volcaniques : une lettre d’amour et de colère. Par Patrick Chesnau
    Tribunes

    Martinique, l’île aux prix volcaniques : une lettre d’amour et de colère. Par Patrick Chesnau

    novembre 20, 2024Mise à journovembre 20, 2024Aucun commentaire
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    Dans une lettre empreinte de passion et d’amertume, Patrick Chesneau, journaliste et ancien rédacteur en chef adjoint à ATV Martinique, s’adresse à la Martinique qu’il chérit profondément, mais dont la vie chère le plonge dans un désarroi croissant. À travers des mots puissants, il exprime son amour pour cette île qu’il considère comme un trésor, tout en dénonçant les contradictions d’un système économique qui accable ses habitants. Ce billet d’humeur est à la fois un cri du cœur et un appel à réagir face à l’inflation galopante et à ses conséquences sociales.


    MARTINIQUE

    Ode contre la vie hors de prix

    Martinique, chère à mon coeur.
    Très chère à mon porte-monnaie.
    Pour toi, je m’enflamme.
    Alors, pourquoi m’accables-tu de prix si volcaniques?
    Tes étiquettes en constante éruption causent ma colère en ébullition.
    Me consumer en consommant, est-ce mon lot désormais?
    Martinique, je te déclame mon amour.
    Il est incommensurable.
    Reste que mon pouvoir est de moins en moins d’achat.
    Je t’aime sans condition mais pas à tous prix.
    Au doux pays de mon espérance, fait de mornes et de ravines, ma peine s’avère péléenne.
    Rappelle-toi:
    Dans l’histoire des habitudes alimentaires vernaculaires, ton atout est le matoutou pour tous. Comme pour d’autres, la poule au pot.
    Pas le champagne pour seulement quelques uns quand la plèbe, majoritairement, n’a plus cent bulles.
    Ile aux fleurs, je croyais en toi.
    Puis trop de leurres ont sonné, résonné, éclaté au grand jour en même temps que la rosée apparaît au pipiri chantant.
    Ils ont éclos dans l’enclos, souvent qualifié de colonial, dédié à une clientèle captive.
    Sais-tu combien de rêves se fracassent sur tes rivages?
    Pour toi, certes, mon engouement n’a besoin d’aucune promotion.
    Je n’ai pas à le tambouriner bo kannal lors de campagnes à fort goût publicitaire.
    Il t’est acquis à vie.
    Toutefois, je dois te dire que je me sens trahi.
    Ce lagghia des denrées exorbitantes devient une ronde infernale.
    Constates-tu la douleur lancinante du petit peuple chassé peu à peu des allées et linéaires de supermarchés?
    Doit-on porter plainte pour coûts et blessures?
    Les premiers, excessifs. Les autres, profondes.
    Frustration et misère endémiques indexées sur l’emballement tarifaire des importations.
    En vis-à-vis, les salaires en berne expliquent en partie un mal-être endogène dont la croissance prend des allures exponentielles.
    Contradictions mortifères.
    Économie délétère héritée du temps inique du négoce circulaire entre comptoirs.
    Que doit-on attendre des promesses mirifiques générées par le projet extravagant de continuité territoriale?
    En l’état actuel, on a surtout un gwo pwel budgétaire.
    Les données concernant la satisfaction des ménages corrélées aux mécanismes de formation du bonheur social aboutissent à des graphiques tellement atones que cette topographie statistique ressemble de plus en plus à la Savane des Pétrifications.
    Martinique chérie, pourquoi renchéris-tu?
    Sur tout. Évidemment, les biens et les marchandises. Même les bons et loyaux services, traditionnellement fierté du secteur tertiaire, ne sont que nouveaux sévices infligés au niveau de vie de la population sous administration CTM.
    Aguichante Martinique, je t’enjoins tendrement de désarmorcer la spirale de l’inflation galopante à l’origine de tant de tourments.
    Familles et foyers virent au brasero incandescent.
    Le pays nourrit un courroux couleur roucou.
    Pour un simple bol de toloman, la coupe déjà pleine, déborde soudain. Surgit la désolation du fond des caddies.
    Tant d’autres exemples sont à disposition des analystes trop dubitatifs ou timorés.
    Paradoxe: les décideurs sont peu décidés à recourir au panel des mesures drastiques revendiquées par la guérilla radicalisée des rues et ronds-points.
    Quel débouché politique désormais?
    Des Français à part entière froncent les sourcils. Vont-ils obtenir des prix comme à Paris? Ou va-t’on leur signifier de rester à jamais des Français entièrement à part? Dotés de prix spécifiques.
    L’inexorable paupérisation ultramarine peut-elle, dans les urnes, amplifier l’appel à Marine?
    Ou la contestation en multipliant les coups de torchon imbibés d’essence propices à tous les incendies va-t-elle plébisciter Mélenchon?
    Autre scénario pour l’histoire:
    la rime va-t’elle imposer une causalité entre résistance et indépendance?
    A toi de jouer Ti Sonson.
    Patrick Chesneau
    Journaliste
    Ancien rédacteur en chef adjoint à ATV Martinique

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