Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Ary Chalus condamné pour détournement de fonds publics

    septembre 30, 2026

    Décès de Monsieur Gabriel SERVILLE, Président de la Collectivité Territoriale de Guyane

    septembre 30, 2026

    Les aides prolongées face à la hausse des carburants

    septembre 30, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » CIOM sans élus : une fracture institutionnelle inutile à rajouter.
    Repère

    CIOM sans élus : une fracture institutionnelle inutile à rajouter.

    juillet 14, 2025Mise à jourjuillet 14, 2025Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Le Comité interministériel des Outre-mer (CIOM) du 10 juillet 2025 s’est tenu à Paris sans la présence des élus ultramarins. Pour la première fois, cette instance censée piloter les politiques publiques dans les territoires d’Outre-mer a été organisée entre ministres et hauts fonctionnaires. Un huis clos que le gouvernement justifie par l’urgence — reconstruire Mayotte, lutter contre la vie chère, garantir la sécurité. Mais cette méthode marque une rupture. Et cette rupture est inquiétante.

    Car derrière l’efficacité invoquée se cache une mise à l’écart des représentants légitimes des territoires.

    Une recentralisation assumée, qui confie aux préfets la mise en œuvre des mesures décidées, tout en reléguant les élus à un rôle d’exécutants silencieux. Ce choix révèle une gouvernance descendante, technocratique, où la concertation devient accessoire, et la démocratie locale, décorative.

    Une décision dénoncée, un malaise profond

    De nombreux responsables ultramarins ont réagi. Serge Letchimy, président du Conseil exécutif de la Martinique, dénonce une approche « infantilisante et centralisatrice ». Selon lui, ce CIOM illustre l’échec structurel des politiques publiques menées depuis 1946. Il appelle à un changement de paradigme : un véritable programme d’émancipation, conçu à partir des besoins exprimés par les territoires eux-mêmes.

    Le malaise est réel, profond, et va bien au-delà d’un désaccord ponctuel. Il touche au cœur même du pacte républicain : celui d’une République décentralisée, fondée sur la concertation, l’écoute, et le respect de la parole locale.

    Légitimité affaiblie, transparence absente

    L’absence des élus au CIOM fragilise la légitimité démocratique des décisions prises. Qui parle au nom des territoires ? Qui rendra des comptes aux populations ? Comment justifier des choix imposés d’en haut, sans débat, sans arbitrage partagé ? En procédant ainsi, l’État prend le risque de voir les mesures adoptées être perçues comme des injonctions verticales, déconnectées des réalités du terrain, et donc inapplicables.

    La transparence en souffre également. En évitant le débat public, en réduisant le processus à un échange interne entre administrations centrales, le gouvernement obscurcit les responsabilités et alimente la défiance. L’ingénierie préfectorale ne peut se substituer à la démocratie représentative.

    Une crise institutionnelle révélée

    Ce CIOM cristallise des tensions institutionnelles anciennes. Il consacre un renversement de logique : de la différenciation territoriale, promue ces dernières années, on glisse vers une uniformisation autoritaire. De la co-construction, on passe à l’imposition. Ce changement est d’autant plus problématique qu’il intervient dans un contexte de forte attente de reconnaissance et d’autonomie d’action des territoires ultramarins.

    Le renforcement du rôle des préfets, au détriment des élus, modifie l’équilibre institutionnel. Il signe le retour d’une gouvernance coloniale par le haut, là où les Outre-mer réclament — et méritent — une gouvernance de projet, de confiance et de coresponsabilité.

    Une nécessaire refondation

    Face aux critiques, l’État promet un retour à la concertation pour les prochains CIOM. Mais la confiance, une fois rompue, ne se restaure pas en changeant simplement le format d’une réunion. Il faudra des garanties. Il faudra reconnaître que les élus ne sont pas des obstacles, mais des partenaires. Il faudra admettre que la démocratie territoriale n’est pas un luxe, mais une exigence.

    Les Outre-mer ne demandent pas des traitements d’exception. Ils demandent à être considérés. À être associés aux décisions qui les concernent. À être entendus, enfin, dans ce qu’ils ont de singulier, de complexe, de particulier. Même s’ils apparaissent “insuffisants “ vus de Paris. Cela relève du fonctionnement démocratique de ce pays.

    Gérard Dorwling-Carter

    ARTICLES SEMBLABLES

    Notions de droit et de finances publiques pour comprendre l’endettement de la CTM

    septembre 20, 2026

    Trois lycées et la crise financière de la Région Martinique sous Camille Darsières

    septembre 19, 2026

    L’octroi de mer, une taxe colonialiste à remplacer. Par Maurice Laouchez

    septembre 19, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    mercredi 30
    septembre
    74,8 %
    année 2024
    En 2024, Saint-Vincent-et-les-Grenadines a vendu les trois quarts de ses exportations à ses voisins caribéens.
    42,6 M$ vers la Caricom
    56,9 M$ exportations totales
    L’île n’exporte que 11 % de la valeur de ce qu’elle importe.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Où acheter en Martinique ? Les prix du logement commune par commune
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Plus de 800 délégués de 40 pays pour la Semaine caribéenne de l’agriculture en Jamaïque

    Le très honorable Dr Andrew Holness, Premier ministre de la Jamaïqu Plus de 800 délégués de 40 pays se réuniront en Jamaïque, du 27 septembre…

    L’IA pourrait stimuler l’économie latino-américaine et caribéenne de 5,1 % en dix ans, mais les salaires pourraient baisser, selon la BID.

    septembre 26, 2026

    Les pays des Caraïbes élaborent un plan d’action pour inciter le Royaume-Uni à réparer les préjudices liés à l’esclavage.

    septembre 26, 2026

    Déclaration du Groupe de personnalités éminentes de la CARICOM | Visite en Haïti, du 2 au 9 septembre 2026

    septembre 26, 2026

    L’OPS et la CARPHA réunissent 10 pays et territoires des Caraïbes afin d’harmoniser la surveillance des virus respiratoires dans la région.

    septembre 26, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.