« Relier directement Bordeaux à la Martinique, ce n’est pas seulement ouvrir une ligne aérienne : c’est rapprocher durablement des territoires, des familles et des projets. »
L’inauguration de la ligne directe Bordeaux–Fort-de-France par Corsair marque l’ouverture officielle des vols de province pour la saison hivernale. Opérée chaque lundi de décembre à avril, cette liaison sans escale répond à une attente forte des voyageurs, comme l’a rappelé Monsieur Eddy Luce, directeur régional de Corsair :
Eddy Luçe
« Il existe une demande réelle pour des solutions simples, directes, sans correspondance par Paris. »
Pour la compagnie, cette ouverture illustre une conviction forte : relier directement la province aux territoires ultramarins et aller à la rencontre des voyageurs là où ils vivent. Nathalie Sébastien, présidente du directoire de la SAMAC, a confirmé cette évolution des usages :
« Aujourd’hui, les personnes qui voyagent veulent des circuits plus courts, plus fluides, et éviter les ruptures de charge. »
Nathalie Sébastien
Cette liaison directe relie ainsi deux territoires qui entretiennent des liens anciens, universitaires et humains, avec une communauté martiniquaise bien présente à Bordeaux, tout en offrant aux habitants du Sud-Ouest un accès facilité à la Martinique.
Une liaison qui dépasse le tourisme et renforce les liens humains et économiques
Madame Ravin
Pour le Comité Martiniquais du Tourisme, cette ouverture s’inscrit dans une stratégie de fond. Représentant la présidente du CMT, Mme Bénédicte di Géronimo, Mme Ravin a souligné que « le développement des flux en provenance de la province est aujourd’hui un axe stratégique majeur ». Longtemps concentrée sur l’Île-de-France, l’accessibilité de la Martinique s’élargit vers des bassins émetteurs à fort potentiel comme la Nouvelle-Aquitaine, territoire dynamique et fortement connecté à l’Outre-mer. Cette ligne facilite non seulement l’arrivée de touristes, mais aussi les déplacements des familles, des professionnels et surtout des étudiants. Bordeaux étant une grande ville universitaire, « cette liaison permettra à de nombreux jeunes Martiniquais de maintenir plus facilement le lien avec leur territoire d’origine », a insisté Mme Ravin.
Directeur général du CMT, Bruno Brival a ajouté que cette clientèle, différente, voyage souvent en dehors des pics traditionnels : « Cela permet de mieux répartir les flux et de renforcer l’activité touristique sur une période plus large. »Il a également évoqué le potentiel important de cette desserte, capable de capter plusieurs centaines de milliers de voyageurs à terme.
Corsair, moteur du projet et engagement pour une liaison durable
Au centre de cette ouverture, Corsair assume pleinement son rôle.
« Nous sommes aujourd’hui la seule compagnie à proposer un vol direct entre Bordeaux et la Martinique »,
a rappelé Monsieur Eddy Luçe, soulignant l’engagement de la compagnie en faveur des territoires ultramarins. Cette ligne s’inscrit dans une stratégie de développement régional plus large, qui comprend également des liaisons directes entre la province et les Antilles. Corsair opère cette desserte avec une flotte 100 % Airbus A330 neo, la plus jeune de sa catégorie, offrant davantage de confort à bord tout en réduisant de 25 % les émissions de CO₂ par siège et de 60 % l’empreinte sonore. « C’est notre manière concrète de concilier performance, qualité de service et responsabilité environnementale », a expliqué Monsieur Luçe, rappelant aussi les distinctions récentes obtenues par la compagnie pour la qualité de son offre loisirs.
Nathalie Sébastien a pour sa part insisté sur la capacité de l’aéroport Martinique Aimé Césaire à accompagner cette dynamique, grâce à plus de 120 millions d’euros d’investissements, une capacité portée à trois millions de passagers et une attention particulière portée à l’expérience passager. Tous les partenaires ont enfin souligné que cette liaison est le fruit d’un travail collectif étroit, associant études de potentiel, choix concertés des périodes et actions de promotion ciblées, avec une ambition commune : inscrire durablement la ligne Bordeaux–Fort-de-France comme un nouveau pont aérien entre la Martinique et la province.