La République bolivarienne du Venezuela a fermement condamné ce qu’elle qualifie d’« agression militaire extrêmement grave » menée par les États-Unis contre son territoire et sa population. Selon le communiqué officiel, les frappes ont visé des sites civils et militaires à Caracas ainsi que dans les États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira.
Le gouvernement vénézuélien a qualifié les attaques de « violation flagrante » de la Charte des Nations Unies, citant les articles 1 et 2 qui consacrent le respect de la souveraineté, l’égalité des États et l’interdiction du recours à la force. Les autorités ont averti que cette agression met en péril la paix et la stabilité internationales, notamment en Amérique latine et dans les Caraïbes, et fait courir un risque à des millions de vies.
Le communiqué accuse Washington de chercher à s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, notamment le pétrole et les minéraux, en sapant l’indépendance politique du pays. « Ils n’y parviendront pas », a déclaré le gouvernement, soulignant qu’après plus de deux siècles d’indépendance, le Venezuela demeure déterminé à défendre sa souveraineté et ses institutions républicaines contre toute tentative de « changement de régime ».
Des références historiques ont été invoquées pour souligner la résistance du Venezuela à l’intervention étrangère, rappelant la résistance du président Cipriano Castro lors du bombardement des côtes vénézuéliennes en 1902 et évoquant l’héritage des libérateurs nationaux tels que Simón Bolívar et Francisco de Miranda.
Le président Nicolás Maduro a ordonné l’activation des plans de défense nationale et signé un décret déclarant l’ état d’urgence extérieure sur l’ensemble du territoire. Selon les autorités, cette mesure vise à protéger la population, à garantir le fonctionnement des institutions et à se préparer à une éventuelle résistance armée.
Le gouvernement a appelé les Vénézuéliens à descendre dans la rue unis, mobilisant les forces sociales et politiques aux côtés des Forces armées nationales bolivariennes et de la police. Des instances de commandement de la défense ont été déployées dans tout le pays, tandis que la « diplomatie de paix » vénézuélienne déposera des plaintes officielles auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, du Secrétaire général de l’ONU, de la CELAC et du Mouvement des non-alignés, exigeant une condamnation internationale des États-Unis.
Invoquant l’article 51 de la Charte des Nations Unies, le Venezuela a affirmé son droit à la légitime défense et a appelé les gouvernements et les peuples d’Amérique latine, des Caraïbes et du monde entier à se mobiliser en signe de solidarité. La déclaration se concluait par une citation de l’ancien président Hugo Chávez : « Face à toute nouvelle difficulté, quelle que soit son ampleur, la réponse de tous les patriotes doit être l’unité, la lutte, le combat et la victoire. »




