À la population du Robert
Après mes vœux pour cette année 2026, je suis contraint de m’adresser à vous de manière solennelle à propos du fléau que constituent les sargasses sur notre territoire.
Je voudrais que mes propos parviennent jusqu’à vous Monsieur le Président du GIP sargasses afin que la vraie mesure du problème arrive à vous. En effet, si sa faune et sa flore côtière sont très agressées la vie des administrés vivant sur les littoraux l’est encore davantage. Certes les services de l’ARS sont à nos côtés, mais beaucoup de prises en charges sont imparfaites.
La ville du Robert, la plus impactée de Martinique par les échouements massifs, met en œuvre toutes les stratégies possibles. Pourtant elle a été assignée devant le tribunal administratif par deux fois. Par deux fois, je me suis présenté pour défendre Le Robert. Les requérants ont été déboutés par deux fois.
Je comprends la détresse de mes compatriotes et je suis à leur écoute. La dernière réunion s’est déroulée en Mairie le 1er décembre dernier, le GIP n’était pas présent. Interpellé le dimanche 28 décembre, j’ai donné rendez-vous le lendemain sur le point de collecte de sargasses (Boulevard Henri Auzé) et à la base de voile où sont fabriqués nos barrages anti-sargasses. Personne ne s’est présenté. Vendredi 2 janvier, j’ai participé à la réunion organisée par le collectif anti-sargasses. Je comprends la colère et le sentiment d’impuissance qui montent de plus en plus. Mais je ne saurais accepter que les enfants soient pénalisés, que les activités soient arrêtées.
J’ai aussitôt interpellé le préfet du Marin qui est en charge de ce problème pour demander à nouveau que des solutions rapides soient mises en œuvre.
Faut-il encore rappeler que la compétence de la ville ne s’étend pas sur le domaine maritime et que, si le ramassage ne se fait pas en mer, on aboutit à l’échouement massif des algues sur le rivage ?
Faut-il attendre de comptabiliser des décès pour que des réponses rapides soient actées ? Aujourd’hui, en dépit de tous les moyens déployés, la ville du Robert se sent délaissée au vu de l’immensité de la tâche pour évacuer ces algues.
Face à cela, seule une mobilisation des collectivités et de l’État permettra un traitement global et coordonné de cette problématique.
Je reste en veille permanente et lance un appel solennel pour une coopération coordonnée, pour trouver des solutions durables face à ce problème qui affecte la population et l’avenir des générations futures.
Avec toute ma considération
Farell FRANÇOIS-HAUGRIN
Maire du Robert




