À la suite de la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’une opération militaire américaine, le pouvoir exécutif du Venezuela est revenu à la vice-présidente exécutive Delcy Rodríguez. Cette transition s’inscrit dans le strict cadre constitutionnel : les articles 233 et 234 de la Constitution prévoient qu’en cas d’absence temporaire ou définitive du chef de l’État, le vice-président assume immédiatement les fonctions présidentielles.
Dès les premières heures suivant la capture de Nicolás Maduro et de son épouse, Delcy Rodríguez, également ministre des Finances et du Pétrole, a pris la tête de l’exécutif. Elle a présidé une session du Conseil national de défense, entourée des principaux responsables civils et militaires du pays, exigeant la libération immédiate du couple présidentiel et condamnant fermement l’opération américaine.
Dans une allocution solennelle diffusée par la télévision publique, elle a dénoncé une violation flagrante du droit international et de la souveraineté du Venezuela. Appelant à l’unité des peuples d’Amérique latine, elle a averti que ce recours brutal à la force pouvait viser n’importe quel pays du continent et devait être rejeté collectivement.
Âgée de 56 ans, juriste de formation, Delcy Rodríguez est l’une des figures majeures du chavisme depuis plus de deux décennies. Ministre de la Communication, puis des Affaires étrangères, présidente de l’Assemblée nationale constituante, elle a été nommée vice-présidente en 2018 et a conservé ce poste lors des mandats successifs de Nicolás Maduro. Jusqu’à la capture du président, elle était la principale responsable économique du pays et une interlocutrice centrale des secteurs stratégique et pétrolier.
Considérée comme une dirigeante bénéficiant de la pleine confiance de Maduro, elle exerce une influence étendue sur l’appareil d’État, y compris sur les forces armées. Si le président américain Donald Trump a affirmé qu’elle se montrait disposée à coopérer avec Washington, ses premières prises de parole publiques n’ont révélé aucun signe d’inflexion politique. Delcy Rodríguez a au contraire réaffirmé que Nicolás Maduro restait, selon elle, l’unique président légitime du Venezuela.
Dans un contexte de crise institutionnelle majeure, elle s’impose désormais comme le visage le plus visible du pouvoir vénézuélien, à la tête d’un exécutif confronté à une pression internationale sans précédent et à une profonde incertitude politique.
La position de Delcy Rodríguez sur l’enlèvement de Nicolás Maduro
Delcy Rodríguez condamne sans ambiguïté l’enlèvement du président Nicolás Maduro par les États-Unis. Dès sa prise de fonctions à la tête de l’exécutif, elle a qualifié l’opération américaine de violation flagrante du droit international et d’atteinte directe à la souveraineté du Venezuela.
Elle a exigé la libération immédiate de Nicolás Maduro et de son épouse, tout en réclamant des preuves de leur intégrité physique. Selon elle, cette action constitue un acte d’agression militaire illégale, qui doit être rejeté par le peuple vénézuélien et condamné par l’ensemble des pays d’Amérique latine.
Sur le plan politique, Delcy Rodríguez refuse toute reconnaissance des effets de cette opération. Elle affirme que Nicolás Maduro demeure le seul président légitime du Venezuela, malgré sa capture, et rejette toute idée de changement de régime imposé par la force.
Inscrivant l’événement dans une lecture géopolitique régionale, elle a appelé à l’unité des peuples latino-américains, avertissant que ce type d’intervention pourrait viser n’importe quel État du continent.
Enfin, malgré les déclarations du président américain Donald Trump évoquant une possible coopération, Delcy Rodríguez n’a publiquement manifesté aucun signe d’ouverture. Son discours s’est au contraire durci au fil des heures, confirmant sa volonté d’assurer la continuité du pouvoir chaviste et de s’opposer frontalement à l’intervention américaine.




