Le président américain a évoqué un projet d’accord « de long terme » avec l’Otan et renoncé à l’imposition de nouveaux droits de douane contre les Européens.
Après avoir exigé, quelques heures plus tôt à la tribune du Forum économique mondial de Davos, l’ouverture de « négociations immédiates » en vue de l’« acquisition du Groenland » par les États-Unis, Donald Trump a opéré un revirement spectaculaire. Mercredi soir, le président américain a annoncé avoir « formé le cadre d’un futur accord concernant le Groenland et l’ensemble de la région arctique », à l’issue d’une « réunion très productive » avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.
Sans fournir de détails précis, Donald Trump a présenté cet accord comme un engagement stratégique de long terme, susceptible de redéfinir la gouvernance sécuritaire de l’Arctique. Interrogé sur la nature exacte de l’entente, il s’est borné à affirmer qu’elle « donne tout ce que nous voulions », évoquant un dispositif d’une durée « infinie », sans confirmer explicitement toute perspective de transfert de souveraineté sur le territoire groenlandais.
Dans le même temps, le président américain a levé la menace d’imposer des droits de douane supplémentaires de 10 % à l’encontre de huit pays européens, dont la France. Cette décision a été favorablement accueillie par les marchés financiers, Wall Street enregistrant un net rebond, ainsi que par le Danemark, dont le gouvernement a salué des « messages positifs ».
Ce double geste — désescalade commerciale et infléchissement du discours sur le Groenland — marque une inflexion notable dans la posture américaine, après plusieurs semaines de tensions verbales et de pressions explicites sur les alliés européens. JPB




