Dans un communiqué daté du 19 janvier 2026, rédigé à Fort-de-France en réponse à des questions de RCI Martinique, la CARPA Martinique et le Barreau de Martinique font le point sur les difficultés financières évoquées publiquement. Les bâtonniers Pascaline Jean-Joseph et Alain Marter expliquent l’origine de la situation, liée à des placements affectés par le contexte post-Covid, contestent formellement toute saisine du Parquet national financier, et assurent que les clients récupèrent leurs fonds dans les délais normaux, sans conséquence sur le traitement des dossiers.
Source : Communiqué “CARPA – réponse à RCI Martinique”, 19 janvier 2026.

COMMUNIQUE EN REPONSE A RCI MARTINIQUE
Les CARPA de Guadeloupe et Martinique, sont en difficulté, on parle d’un déficit de 18 millions d’euros en Martinique, qu’en est-il et pourquoi cette situation ?
Une CARPA peut, sous contrôle des instances nationales compétentes et conformément à la réglementation, placer une partie de ses excédents de trésorerie sur des supports afin de financer ses charges de fonctionnement et ses missions d’intérêt collectif.
Certains placements ont été impactés par la dégradation du tissu économique consécutive à la pandémie COVID .
Les difficultés dont vous avez fait état, font actuellement l’objet d’un traitement approprié.
Il convient de préciser que toutes les mesures nécessaires ont été mises en place afin de préserver les intérêts des parties concernées, de sorte que la gestion et la représentation des fonds demeurent assurées.
Il est essentiel de rappeler, afin d’éviter tout malentendu pour vos lecteurs et auditeurs, qu’il n’a été constaté ni fraude, ni détournement de fonds .
Certaines sources font état de la saisine du parquet national financier, une affirmation que vous contestez ?
Cette affirmation est totalement fausse et ce tant au niveau local que national. Nous l’avons personnellement vérifié. Le Parquet National financier n’est pas saisi. Comme je le disais lors de ma précédente réponse, il n’a été constaté ni fraude, ni détournement de fonds.
Certains Barreaux, comme celui des Hauts de Seine, auraient refusé de jouer la solidarité, comment réagissent les autres Barreaux de France ?
Les Barreaux de France ont immédiatement fait preuve de solidarité. Les votes effectués lors de la conférence des bâtonniers du 17 octobre dernier, attestent de la volonté collective des Barreaux de remédier à ces difficultés avec efficacité.
Un administrateur a été nommé pour vous aider, quel est le résultat de ce travail jusqu’à présent ?
L’administrateur effectue un travail remarquable et le résultat de son travail se matérialise en une réalité très simple : le fonctionnement de notre barreau est total et se poursuit dans une parfaite continuité.
Quel est ou quel peut-être l’impact de ces difficultés pour les justiciables ?
Il n’y a aucun impact sur les justiciables.
Les justiciables doivent être rassurés car notre barreau poursuit son activité à l’identique et cela n’a aucune incidence sur le traitement de nos dossiers.
Tous les clients dont les sommes transitent en CARPA les récupèrent dans les délais normaux de traitement.
Compte tenu de ces difficultés, dans quel état d’esprit est le Barreau et comment abordez-vous votre mandat qui vient de débuter ?
Les difficultés dont nous parlons sont issues notamment de certains placements qui n’ont pas généré les intérêts escomptés dans un contexte Covid que tout le monde connait.
Les avocats sont conscients que les conséquences de ces placements infructueux n’impactent que les Barreaux et non pas les clients.
Le métier d’avocat est avant tout celui de la défense et du conseil. Notre profession règlementée est tournée vers le service et l’engagement envers les justiciables en toutes circonstances.
Cette situation n’a aucune incidence sur le respect des valeurs fondamentales de notre profession au service du justiciable.
Les Bâtonniers : Pascaline JEAN-JOSEPH & Alain MARTER





