Cette visite, initiée par le Comité nigérian des vice-chanceliers d’universités (CVCNU), vise à offrir aux futurs dirigeants universitaires nigérians un aperçu direct des réalisations de l’UWI et de son approche face aux interactions complexes entre priorités nationales et enjeux mondiaux, indique un communiqué de l’université. L’UWI précise également que cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts plus larges déployés par les établissements d’enseignement supérieur des pays du Sud pour élaborer des stratégies durables d’engagement et de compétitivité internationaux.
Le Nigéria compte environ 140 universités publiques et un nombre équivalent d’établissements privés. L’Université des Antilles (UWI) est reconnue comme une institution de premier plan et de grande renommée à l’échelle mondiale ; elle figure parmi les 3,6 % meilleures universités sur 33 000 selon le classement du Times Higher Education (THE), d’après le communiqué.
Du 10 au 12 février, la délégation nigériane et des représentants de l’Université des Antilles (UWI) se sont réunis à l’occasion du Sommet sur l’enseignement supérieur Afrique-Caraïbes. L’événement a donné lieu à des échanges animés sur divers sujets, notamment la planification stratégique à long terme, la recherche au service du développement sociétal, les normes curriculaires, les classements universitaires internationaux, l’optimisation de l’impact malgré des ressources limitées et la promotion d’un leadership visionnaire.
L’Université des Antilles (UWI) rapporte que lors de la cérémonie d’ouverture, le vice-chancelier Beckles a qualifié l’événement de « moment spirituel », soulignant les liens historiques profonds qui unissent les Caraïbes et l’Afrique. Il a mis en lumière l’influence intellectuelle significative du Nigéria sur l’évolution de l’UWI, affirmant que « le Nigéria a eu un impact intellectuel profond sur le développement de cette université » et que l’histoire de l’UWI est indissociable de ces liens régionaux fondamentaux.
Le professeur Andrew Haruna, secrétaire général de la CVCNU, a reconnu les opportunités et les obstacles auxquels est confronté le système d’enseignement supérieur nigérian. Il a également souligné la contribution de longue date des chercheurs caribéens à la vie académique et intellectuelle nigériane. M. Haruna s’est dit optimiste quant au fait que ce partenariat favoriserait des modèles novateurs d’éducation transnationale et renforcerait les collaborations sectorielles.
Pour consolider davantage ce partenariat, le Dr Gervan Fearon, président de l’Institut polytechnique George Brown et figure emblématique de la diaspora caribéenne au Canada, a prononcé le discours d’ouverture. Il a insisté sur la nécessité de développer des universités axées sur une mission précise et a souligné l’importance de l’édition autochtone, qui joue un rôle essentiel dans la reconnaissance internationale de la recherche menée dans les pays du Sud.
Durant les trois jours du sommet, la participation de tous les recteurs et vice-recteurs de l’UWI a démontré un engagement indéfectible envers la vision « UNE SEULE UWI ». Leur implication active a favorisé un climat dynamique de collaboration et d’échange d’idées, chaque dirigeant apportant des perspectives précieuses, indique le communiqué.
Le dernier jour, le professeur C. Justin Robinson, vice-chancelier adjoint et directeur du campus Five Islands de l’UWI, a prononcé le discours de clôture.
Il a souligné l’importance de la coopération Sud-Sud, déclarant : « La collaboration Sud-Sud n’est pas un lot de consolation. C’est un impératif stratégique… Les solutions aux défis auxquels sont confrontés les pays en développement viendront de plus en plus
d’institutions comme la nôtre — travaillant ensemble, apprenant les uns des autres et refusant d’attendre une autorisation pour prendre les devants. »
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