Dans un entretien accordé à Le Point, Pierre Assouline affirme que « la spiritualité fait partie des valeurs qui nous raccrochent au réel ». La formule peut surprendre à une époque où le débat public oscille entre crispations identitaires et radicalités idéologiques. Elle mérite pourtant d’être examinée.
L’écrivain, connu pour ses biographies et ses essais, ne revendique pas un retour au religieux institutionnel. Il évoque plutôt une dimension intérieure, un rapport au monde fait d’attention, de fidélité et de profondeur.
Chez lui, la spiritualité ne s’oppose pas à la raison ; elle ne contredit pas la République. Elle agit comme un principe d’équilibre.
Dans l’entretien, Assouline insiste sur le fait que cette dimension spirituelle irrigue son travail d’écriture. Ce qui l’intéresse chez ses personnages, ce ne sont pas seulement les trajectoires publiques ou les succès sociaux, mais la densité humaine, les zones d’ombre, les fidélités intimes. La spiritualité devient ainsi une méthode : une manière de regarder les êtres au-delà de la surface.
Plus encore, l’auteur établit un lien entre spiritualité et valeurs républicaines.




