Washington, 24 février 2026. Pendant 1 h 49, Donald Trump a défendu son bilan devant un Congrès divisé, à neuf mois d’élections de mi-mandat cruciales. Le président a revendiqué une économie solide, des baisses d’impôts, une frontière « fermée » et des succès diplomatiques, affirmant que l’Amérique reste forte malgré les critiques.
Mais l’opinion publique demeure sceptique.
Une majorité d’Américains estime que le pays ne va pas dans la bonne direction et désapprouve la gestion économique du président, notamment sur le coût de la vie. La promesse de baisse des prix peine à convaincre, alors que les tensions commerciales persistent.
Le moment le plus marquant du discours fut la confrontation indirecte avec la Cour suprême, qui a récemment invalidé la base légale de certains droits de douane.
Donald Trump a dénoncé une décision « regrettable » et promis d’utiliser d’autres fondements juridiques pour poursuivre sa politique tarifaire, accentuant les tensions institutionnelles.
Sur l’immigration, il a mis en avant les expulsions et la sécurité renforcée.
Mais les méthodes de l’ICE, jugées excessives par une partie de l’opinion, alimentent un débat croissant. Parallèlement, l’ombre de l’affaire Epstein continue de fragiliser la présidence, malgré son absence dans le discours.
En politique étrangère.
Donald Trump a réaffirmé sa fermeté, notamment vis-à-vis de l’Iran, tout en assurant privilégier la diplomatie. Toutefois, l’opinion publique reste prudente face à toute nouvelle intervention militaire.
Ce discours long et offensif visait à projeter l’image d’un leadership déterminé. Il révèle pourtant un climat politique tendu : majorité fragile au Congrès, contestation judiciaire, et opinion divisée. À l’approche des midterms, le président gouverne dans un équilibre instable. Gdc




