Dans cette tribune, Maurice Laouchez s’interroge sur le retour brutal de la logique de la force dans les relations internationales. L’attaque menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran lui apparaît comme le signe d’un basculement inquiétant : celui d’un monde où la puissance militaire et le rapport de force tendent à l’emporter sur le droit et la diplomatie. Mais au-delà du fracas des bombes et des morts visibles, il invite à regarder une autre forme de violence, plus discrète : celle qui agit sur les esprits, les sociétés et les institutions. Entre violences physiques et violences invisibles, cette réflexion questionne les dérives contemporaines et leurs conséquences, notamment pour les jeunes générations appelées à grandir dans un environnement marqué par ces tensions.
LE FRACAS DES ARMES ET LES VIOLENCES DISCRÉTES
L’attaque d’Israel et des Etats-Unis en Iran confirme que nous sommes bien de retour dans un monde où la force cynique l’emporte sur le droit, consacrant la violence matérielle comme moyen essentiel de régler les désaccords.
Quel exemple désastreux donné, notamment, à notre jeunesse!
Rappelons qu’il y a au moins deux formes de violence: d’une part la violence physique, visible, illustrée en politique internationale par le nombre de morts, de blessés et d’estropiés.
D’autre part la violence intellectuelle, psychologique, qui, elle, transforme négativement chaque individu et chaque environnement de manière discrète, sans que cela se voit immédiatement.
Le régime iranien n’est pas défendable, pour plusieurs raisons; la plus importante de ces raisons étant l’infériorisation systématique de la moitié de sa population, à savoir les femmes ; citons aussi la peine de mort par milliers d’exécutions chaque année, et la répression sanglante de toute manifestation hostile au régime des ayatollahs.
Mais les deux pays qui l’attaquent sont loin d’être exemplaires.
D’abord, qui sait quels renseignements l’Israelite Epstein a livré, volontairement ou non aux services secrets de l’Etat d’Israel sur le passé de Mr Trump, enlevant à ce dernier toute véritable liberté d’action au Moyen-Orient? C’est de la violence !
Ensuite la colonisation discrète, mais quasi quotidienne de nouveaux territoires par Israel, est une autre violence.
De même le racisme assumé du président américain envers toutes les minorités ethniques des USA.
Nous reviendrons ultérieurement sur les multiples violences mises en oeuvre dans d’autres secteurs, tels l’école, les médias ou les lois, avec leurs conséquences trop rarement soulignées, mais désastreuses, dans divers pays, tels le nôtre.
Maurice Laouchez
MAMMAY AN NOU GADÉ DOUVAN.




