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    Home » Après la guerre, le chaos ? Les risques d’une sortie de conflit bricolée par Trump
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    Après la guerre, le chaos ? Les risques d’une sortie de conflit bricolée par Trump

    mars 27, 2026Aucun commentaire
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    Sous pression économique, Donald Trump multiplie les signaux contradictoires sur une sortie du conflit avec l’Iran. Mais un cessez-le-feu précipité qui ne règlerait ni le sort du détroit d’Ormuz, ni la question nucléaire, ni la menace des missiles risque de satisfaire Washington sans protéger ni Israël ni les monarchies du Golfe. Décryptage.

    Par notre rédaction  •  27 mars 2026

    Vingt-sept jours après le déclenchement de l’opération « Fureur épique », la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran entre dans une phase critique. Donald Trump a repoussé au 6 avril son ultimatum avant de frapper les centrales électriques iraniennes, affirmant que des négociations se déroulent « très bien » avec Téhéran. Pourtant, la République islamique dément toute discussion en cours et pose ses propres conditions à l’arrêt des combats. Cette cacophonie diplomatique dissimule une réalité plus troublante : pour Israël comme pour les monarchies du Golfe, le vrai danger n’est peut-être plus la poursuite des hostilités, mais leur arrêt prématuré.

    Le conflit a été lancé le 28 février 2026 avec des objectifs ambitieux : détruire les capacités balistiques de l’Iran, neutraliser son programme nucléaire et, à terme, provoquer la chute du régime des mollahs. Quatre semaines plus tard, si les frappes américano-israéliennes ont effectivement dégradé les infrastructures militaires iraniennes — les États-Unis revendiquent la destruction des deux tiers de la production de missiles —, aucun de ces objectifs structurels n’a été atteint. L’Iran est affaibli, pas éliminé. Et le détroit d’Ormuz, par lequel transitent quelque 20 % des hydrocarbures mondiaux, demeure fermé aux navires commerciaux.

    La pression pétrolière, moteur d’une sortie précipitée

    La dynamique qui pousse Washington vers un cessez-le-feu rapide est d’abord économique. Depuis le début du conflit, la fermeture de facto du détroit d’Ormuz a fait bondir les cours du pétrole de plus de 15 %, provoqué un choc énergétique mondial et contraint des pays aussi éloignés que la Thaïlande ou la Corée du Sud à réduire leur consommation. En Europe, l’essence dépasse les deux euros le litre. En France, la Banque de France a déjà révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026. Ce choc économique répercute directement sur la côte de popularité de Trump et sur les marchés, hypersensibles à chacune de ses déclarations.

    C’est dans ce contexte qu’est né le plan de paix en 15 points transmis à Téhéran via une médiation pakistanaise. Le texte demande l’abandon du combustible nucléaire enrichi, des limites sur les missiles balistiques, la fin du soutien aux milices régionales et, surtout, la réouverture inconditionnelle du détroit d’Ormuz. En échange : une levée partielle des sanctions et un soutien au programme nucléaire civil. Téhéran a rejeté la proposition sans ambiguïté. Un responsable iranien a résumé la position de la République islamique : la fin de la guerre interviendra quand l’Iran le décidera, selon ses propres conditions — et non selon celles de Trump.

    Israël et le Golfe : mêmes craintes, intérêts distincts

    Pour Benyamin Netaïyahu, les objectifs de guerre n’ont pas changé depuis le premier jour. Israël veut éradiquer la menace de l’arme nucléaire iranienne, éliminer les capacités balistiques du régime et neutraliser définitivement l’Axe de la résistance. Le Premier ministre israélien l’a réaffirmé publiquement : Israël continuera ses frappes en Iran et au Liban et entend protéger ses « intérêts vitaux en toute circonstance », y compris si Washington signe un accord. Un cessez-le-feu qui laisserait l’Iran avec des capacités nucléaires résiduelles, même réduites, serait inacceptable pour Tel-Aviv — qui a déjà démontré qu’il était prêt à agir unilatéralement.

    Les pays du Golfe, eux, paient le prix fort de leur proximité géographique avec le théâtre des opérations. Depuis le 28 février, les Gardiens de la Révolution iraniens ont visé répétitément l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahrïn, le Koweït et la Jordanie. L’aéroport de Dubaï a été brièvement interrompu, Kuwait International Airport a été touché par un incendie, et des raffineries et usines de désalinisation ont subi des dégâts. Un cessez-le-feu obtenu sans clauses contraignantes sur les missiles ou les milices pro-iraniennes laisserait les capitales du Golfe exposées à la même menace, avec en sus un Iran humilié et potentiellement revanchiste.

    Le détroit d’Ormuz : la question centrale que Trump veut éluder

    Au cœur du dossier, le détroit d’Ormuz cristallise l’ensemble des contradictions de la politique de Trump. Fermé par l’Iran depuis le début du conflit, il constitue l’argument de pression maximal de Téhéran sur Washington. La réouverture de cette voie maritime est la première condition américaine à tout accord. Or l’Iran, loin de capituler, a formulé une contre-proposition troublante : déclarer que les navires « non hostiles » peuvent y transiter, à condition de se conformer aux règles fixées par Téhéran et de ne pas soutenir « des actes d’agression contre l’Iran ». En d’autres termes : l’Iran réclame implicitement la reconnaissance de sa souveraineté sur un détroit international.

    Si Washington acceptait cette formulation comme base d’un cessez-le-feu, le problème ne serait pas résolu : il serait gelé. L’Iran conserverait une capacité de pression permanente sur le commerce mondial des hydrocarbures. C’est précisément ce que redoutent Israël et les pays du Golfe : un accord « d’apaisement » qui ne ferait que différer le prochain cycle de violence. La France, qui a réuni les chefs d’état-major de 35 pays pour préparer une coalition de sécurisation du détroit après la cessation des combats, illustre bien cette inquiétude : même avec un cessez-le-feu sur le papier, la sécurisation d’Ormuz nécessitera un dispositif multilatéral durable.

    Un précédent qui inquiète : le cessez-le-feu de juin 2025

    La mémoire du cessez-le-feu de juin 2025 est encore fraîche dans les capitales régionales. Quelques heures à peine avant son entrée en vigueur, l’Iran avait tiré une vingtaine de missiles sur Israël. Après l’accord, il avait nié toute violation. Huit mois plus tard, la guerre reprenait à plus grande échelle. Ce cycle illustre le risque inhérent à toute négociation menée sous la pression des marchés plutôt que dictée par une logique stratégique cohérente. Aujourd’hui, les mêmes ingrédients sont réunis : un président américain volatil soumis à la pression des prix à la pompe, une République islamique qui joue la montre et des alliés régionaux qui ne maîtrisent plus leur propre sécurité.

    Les signaux contradictoires qui émanent de la Maison Blanche depuis une semaine — Trump annoncé prêt à réduire « graduellement » les opérations militaires, puis menaçant de « déchaîner l’enfer » deux jours plus tard, avant de repousser son ultimatum une troisième fois — témoignent moins d’une stratégie négociée que d’une improvisation permanente. L’émissaire américain Steve Witkoff dit voir des « signaux forts » d’un accord possible, tandis qu’un haut commandant iranien se moque publiquement de Trump en lui demandant s’il « négocie avec lui-même ». Entre les deux, le doute s’installe.

    Après la guerre : quel ordre régional ?

    La question de fond que pose cette éventuelle paix bricolée est celle de l’ordre régional qui lui succéderait. L’Axe de la résistance est déstructuré mais pas démantélé. Le Hezbollah libanais continue ses attaques contre Israël malgré les pertes subies. Des groupes armés pro-iraniens opèrent encore depuis le territoire irakien, ciblant quotidiennement les pays du Golfe et la Jordanie. En cas de cessez-le-feu unilatéralement satisfaisant pour Washington — essentiellement axé sur la réouverture d’Ormuz et une mise entre parenthèses du dossier nucléaire —, ces forces paramilitaires garderaient leur capacité de nuisance intacte.

    Pour les monarchies du Golfe, l’enjeu est existentiel : elles veulent des garanties, pas des promesses. Bahrïn a déjà porté devant le Conseil de sécurité une résolution réclamant la « cessation immédiate » des attaques iraniennes et le versement de réparations. Le Conseil des droits de l’homme a adopté une résolution condamnant le blocage d’Ormuz et les frappes iraniennes. Ces gestes diplomatiques ne sont pas anodins : ils traduisent la volonté des pays du Golfe de bétonner juridiquement un éventuel accord, pour ne pas se retrouver, comme en 2025, face à une paix sans lendemain.

    L’enjeu ultime reste le nucléaire. Israël ne laissera pas l’Iran reconstruire ses capacités d’enrichissement, avec ou sans accord Trump. La question est de savoir si Washington partagera cette ligne à l’heure où la pression économique pousse vers la sortie rapide. Car si les marchés récompensent immédiatement tout signal d’apaisement, les conséquences stratégiques d’une paix bricolée, elles, ne se mesureront que sur le long terme — probablement lors du prochain conflit.

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