Depuis 2025, les États-Unis ont engagé un tournant économique assumé sous la bannière « America First ». L’administration Trump privilégie désormais la souveraineté économique, la relocalisation industrielle et la sécurité nationale, rompant avec plusieurs décennies de mondialisation fondée sur les chaînes de valeur internationales et les alliances multilatérales.
La politique commerciale américaine s’est durcie, avec l’instauration de droits de douane réciproques utilisés comme outils de pression. Leurs effets sont déjà visibles : redéploiement des capitaux vers les États-Unis et remise en cause des règles du commerce international.
L’énergie constitue un pilier central de cette stratégie. Le retrait de l’Accord de Paris, l’accélération des permis pour le pétrole, le gaz et le nucléaire traduisent une priorité donnée à l’énergie bon marché comme moteur de compétitivité.
L’intelligence artificielle est devenue un enjeu stratégique majeur. Les semi-conducteurs, les supercalculateurs, les minéraux critiques et les batteries sont désormais considérés comme relevant de la sécurité nationale.
Pour la Caraïbe et les Outre-mer français, ce basculement n’est pas neutre. La priorité américaine donnée à la relocalisation pourrait redessiner certaines chaînes d’approvisionnement, tout en renforçant les déséquilibres existants.
Dans ce contexte, comprendre les priorités stratégiques américaines devient indispensable pour toute réflexion sur le développement, la dépendance énergétique et l’insertion régionale des territoires caribéens.




