Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Audition de Naïma Moutchou : une feuille de route « d’action » pour les Outre-mer, entre urgences et méthode

    janvier 22, 2026

    VŒUX PRÉFECTORAUX. Le préfet appelle à l’unité, à l’équité et à la sérénité pour 2026

    janvier 22, 2026

    Guyane : un fonds de 400 000 € pour aider les raccordements internet les plus coûteux

    janvier 22, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Art/Culture
      • Ecologie / Environnement
      • Patrimoine
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Édito de Henri PIED
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Caraïbe
    • Newsletter 
    • Publicité
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Audition de Naïma Moutchou : une feuille de route « d’action » pour les Outre-mer, entre urgences et méthode
    Actualité

    Audition de Naïma Moutchou : une feuille de route « d’action » pour les Outre-mer, entre urgences et méthode

    janvier 22, 2026Mise à jourjanvier 22, 2026Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Première audition de Naïma Moutchou comme ministre des Outre-mer devant une commission qu’elle connaît bien, et première mise au point sur une feuille de route attendue au tournant. Nouvelle-Calédonie, Mayotte, lutte contre la vie chère, sécurité : les urgences s’accumulent, mais derrière ces dossiers immédiats se dessine aussi un autre chantier, plus politique et structurant : l’avenir institutionnel de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane, que la ministre dit vouloir engager dans une méthode de travail dédiée, territoire par territoire.
    Une méthode, justement, suffit-elle aujourd’hui à répondre à des attentes sociales et économiques très fortes ? À quel rythme l’État compte-t-il avancer, entre mesures concrètes et débats plus profonds ? Et comment concilier le traitement des crises – prix, sécurité, reconstruction – avec la préparation d’un cap durable pour les Outre-mer ?

    Une entrée en fonction sous le signe du “concret”

    Naïma Moutchou ouvre sa feuille de route en revendiquant une posture de réalisme. Elle dit connaître les limites de la période — l’absence de majorité rendant difficiles certaines réformes structurelles — et refuse de « bâtir des illusions ». À la place, elle promet une action continue « rue Oudinot », articulée autour de trois objectifs : répondre aux urgences, débloquer les situations, et préparer l’avenir.

    Nouvelle-Calédonie : un calendrier inversé et une consultation discutée

    Première priorité affichée : la Nouvelle-Calédonie. La ministre décrit, à son arrivée, un accord de Bougival « suspendu », une confiance fragilisée et un besoin de cap. Elle rappelle son déplacement à Nouméa mi-novembre et le retour au dialogue entre formations politiques, avec quatre points réaffirmés : soutien à l’accord, idée d’une consultation anticipée, demandes de clarifications, et nécessité d’un plan de relance économique « à la hauteur ».

    La ministre explique qu’une mission a été envoyée pour éclairer et préciser certains termes, sans réécrire l’accord. Mais cette mission n’a pas abouti dans les délais. Elle s’appuie ensuite sur le vote du Congrès calédonien (8 décembre) donnant un avis favorable au projet de consultation, mais « partagé » : 19 pour, 14 contre, 19 abstentions. Message central : l’État se tient disponible, mais « ce n’est pas à l’État de décider de l’avenir institutionnel » ; la solution doit « émaner du local », le Parlement n’ayant vocation qu’à traduire un compromis trouvé sur place.

    Face aux critiques d’un possible « passage en force », notamment formulées dans les échanges, Naïma Moutchou insiste sur la logique de compromis et sur la nécessité d’une parole politique mesurée, jugeant que certains termes employés à Paris peuvent avoir un impact direct sur un territoire encore marqué par les émeutes.

    Un plan de relance “inédit” : jusqu’à 600 M€ d’appui de l’État

    Sur le volet économique calédonien, la ministre met en avant une réponse rapide : un plan de relance annoncé par le Premier ministre, comprenant zones franches, soutien aux PME, investissements publics stratégiques, transformation de la filière nickel, perspectives pour la jeunesse, et un appui financier de l’État pouvant aller jusqu’à 600 millions d’euros, pour une enveloppe globale de plus de 2 milliards d’euros. Elle indique que des amendements ont été adoptés au Sénat pour inscrire ces engagements dans le budget.

    Vie chère : “priorité absolue”, mais un texte jugé “trop léger”

    Deuxième urgence : la vie chère, présentée comme structurelle et durable. La ministre évoque des écarts de prix moyens de 15%, et parfois bien au-delà sur l’alimentaire, parlant d’une « injustice persistante ». Elle annonce une phase de concertation pour « renforcer le texte » adopté en première lecture au Sénat avant son examen à l’Assemblée nationale. Elle assume son diagnostic : le projet de loi lui paraît « léger » et doit aller « beaucoup plus loin ».

    Parmi les sujets que la ministre veut faire entrer dans le débat : les billets d’avion, dont elle constate les hausses « spectaculaires ». Elle envisage de confier une mission “flash” au député Giovanni William afin de formuler des propositions intégrables au texte.

    Côté calendrier, deux options sont évoquées : un examen « début février » ou, en tenant compte de la séquence municipale, « tout début avril ». La ministre dit préférer prendre du temps pour renforcer le texte, évoquant une préférence pour avril, tout en maintenant les deux scénarios sur la table.

    Sécurité : narcotrafic, armes, ingérences et coopération régionale

    Troisième urgence : les enjeux régaliens. Naïma Moutchou dresse un tableau alarmant : les Outre-mer représentent 4% de la population française mais concentreraient 30% des homicides et 50% des vols à main armée. Elle décrit un narcotrafic présent « de la Caraïbe au Pacifique », avec, selon elle, une réponse fondée sur le renforcement des moyens techniques, la mobilisation préfectorale dans le cadre de la loi narcotrafic, et l’intensification de la coopération régionale.

    Elle mentionne aussi une vigilance particulière sur les ingérences étrangères et les manipulations informationnelles, ainsi que la montée des cyberattaques. Dans les échanges, elle cite notamment le déploiement de radars et drones de surveillance maritime (Antilles) et des réunions régulières de coordination avec le ministère de l’Intérieur.

    Budget : réformes reportées et “sanctuarisation” de Mayotte

    Quatrième urgence : le budget. La ministre affirme avoir « corrigé la trajectoire initiale » et annonce le report en 2026 des réformes de l’ALD et de la défiscalisation qui auraient, selon elle, fait peser 650 millions d’euros d’efforts sur les entreprises ultramarines. Elle promet une réforme “équilibrée”, adaptée, construite en concertation, et insiste sur la simplification de dispositifs jugés trop complexes.

    Sur Mayotte, présentée comme « l’urgence absolue », elle affirme que les crédits ont été sécurisés et évoque un PIT de 550 millions d’euros en autorisations d’engagement, complété par 180 millions d’euros hors PIT. Elle annonce un déplacement sur l’archipel pour constater l’avancée réelle des travaux et identifier ce qui « freine » la reconstruction, tout en assurant ne rien vouloir « occulter ».

    Dans les réponses, elle détaille aussi la question de l’eau potable : projet d’usine (Ironi Bé ?), retenue collinaire, lutte contre les fuites, et volonté de vérifier sur place l’absence de retard. Elle indique également, sur l’immigration irrégulière, un rythme d’environ 70 OQTF prononcées par jour à Mayotte, en mentionnant drones, radars, et moyens maritimes.

    Préparer l’avenir : évolutions institutionnelles, modèle économique, Europe

    Au-delà des urgences, Naïma Moutchou place deux chantiers au cœur de la “préparation de l’avenir”.

    1) Les évolutions institutionnelles : elle confirme l’ouverture de groupes de travail avec la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. Une première réunion avec des responsables martiniquais a eu lieu, une autre est annoncée pour janvier. Pour la Guyane, elle se dit prête à démarrer « dès que les élus le souhaitent », allant jusqu’à dire que cela pourrait se faire « demain ».

    2) Une “renaissance économique” : elle appelle à réduire la dépendance aux importations, à renforcer souveraineté alimentaire, production locale et diversification. Elle demande à la direction générale des Outre-mer une feuille de route « ambitieuse » dès le début de l’année.

    Enfin, elle met l’accent sur l’Europe : adaptation des normes « sans discernement », prise en compte des réalités des RUP, et engagement personnel à porter la voix ultramarine dans les réunions techniques, y compris à Bruxelles. Les échanges illustrent ce point avec le MACF (mécanisme d’ajustement carbone aux frontières), perçu comme un risque immédiat pour le coût des matériaux importés — notamment à Mayotte en reconstruction — la France ayant, selon la ministre, saisi la Commission européenne fin novembre.

    Une méthode revendiquée : agir vite, sans “grand soir”

    Au fil de l’audition, une ligne se dégage : la ministre ne promet pas une transformation institutionnelle immédiate, mais une action graduée, fondée sur la concertation, la transparence et des décisions “praticables” dans le contexte politique. Reste, désormais, à mesurer cette feuille de route à l’épreuve des calendriers annoncés — consultation calédonienne, loi vie chère, reconstruction de Mayotte — et à la capacité de l’État à produire des effets visibles, territoire par territoire.

    Philippe Pied

    Share this:

    • Facebook
    • X

    Articles similaires

    ARTICLES SEMBLABLES

    VŒUX PRÉFECTORAUX. Le préfet appelle à l’unité, à l’équité et à la sérénité pour 2026

    janvier 22, 2026

    Radars incendiés : deux hommes condamnés

    janvier 22, 2026

    Julio Iglesias, l’idole et le déni

    janvier 21, 2026
    Ajouter un commentaire
    ECRIVEZ UN COMMENTAIRE Cancel Reply

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    TÉLÉCHARGEZ LE MAGAZINE SPÉCIAL D’ANTILLA
    OFFERT CE MOIS-CI ! EXCELLENTE ANNÉE 2026
    ABONNEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE CHAÎNE !
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    COMMUNIQUÉ : Ministère des Affaires étrangères de la Dominique concernant les allégations visant un ressortissant américain en détention provisoire

    Caraïbe janvier 21, 2026

    Ministère des Affaires étrangères, du Commerce international, de l’Économie et de l’Énergie – Bien que…

    Share this:

    • Facebook
    • X

    La première opération cardiaque robotisée réalisée aux îles Caïmans élargit les possibilités médicales régionales

    janvier 21, 2026

    Le ministre brésilien de l’Agriculture affirme que le pays est prêt à renforcer sa collaboration avec l’IICA et ses États membres.

    janvier 20, 2026

    DES ÉLECTIONS ANTICIPÉES CONVOQUÉES À LA BARBADE – LES BARBADIENS APPELÉS AUX URNES LE 11 FÉVRIER

    janvier 20, 2026
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACTEZ-NOUS
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • CONSULTEZ LES ANNONCES LÉGALES

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.