Selon lui, Donald Trump n’a ni le droit d’emmener seul les États-Unis en guerre, ni celui de « diriger » le Venezuela ou de s’emparer de ses ressources.
Trump « n’a pas le droit » de faire la guerre seul
Dans son communiqué, Sanders parle d’une violation flagrante du droit international qui rend les États-Unis et le monde moins sûrs. Il accuse Trump de mépriser une nouvelle fois la Constitution et l’État de droit, en engageant l’armée sans autorisation du Congrès.
Pour lui, même face à un dirigeant « corrompu et brutal » comme Maduro, le président américain ne peut pas décider unilatéralement d’entrer en guerre. Il appelle le Congrès à utiliser immédiatement les pouvoirs prévus par la War Powers Resolution pour mettre fin à l’opération militaire et réaffirmer sa prérogative exclusive en matière de déclaration de guerre.
Une logique de force dangereuse pour le droit international
Sanders avertit que cette attaque crée un précédent extrêmement dangereux. Si une grande puissance peut frapper un pays pour renverser son gouvernement ou s’emparer de ses ressources, cela ouvre la voie à d’autres interventions similaires dans le monde.
Il met en parallèle la logique invoquée par Trump avec celle utilisée par d’autres dirigeants pour justifier des invasions, en soulignant qu’on bascule dans un ordre international régi par la loi du plus fort. Même si Maduro est un dirigeant autoritaire, cela ne donne en rien le droit à Washington de décider à la place des Vénézuéliens.
Un « impérialisme pur et simple » autour du pétrole
Au cœur de sa critique, Sanders parle d’un « impérialisme pur et simple ». Il rappelle que Trump et certains de ses proches ont évoqué ouvertement la volonté de contrôler les énormes réserves de pétrole du Venezuela et de réaffirmer la domination américaine sur l’hémisphère.
La capture de Maduro, la promesse de « diriger » le pays et la perspective de mettre la main sur les ressources naturelles vénézuéliennes sont, pour Sanders, les signes d’une stratégie assumée de changement de régime motivée par des intérêts économiques plus que par la démocratie ou les droits humains. Il rapproche cette intervention des épisodes les plus sombres de l’histoire des États-Unis en Amérique latine.
Priorités internes plutôt qu’aventurisme militaireSanders replace enfin cette séquence dans le contexte social américain.
Il souligne qu’au moment où une majorité d’Américains vivent de chèque en chèque, où le système de santé est en crise, où le logement devient inabordable et où l’intelligence artificielle menace des millions d’emplois, la priorité devrait être de traiter ces urgences internes.
Selon lui, Trump échoue déjà à « diriger » correctement les États-Unis et n’a aucune légitimité à prétendre diriger le Venezuela. Il appelle les élus américains, y compris dans son propre camp, à s’opposer à cette intervention, à défendre le principe de non‑recours à la force et à concentrer les moyens politiques et financiers sur les besoins sociaux de la population américaine plutôt que sur une nouvelle aventure militaire à l’étranger.
Jean-Paul BLOIS
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Bernie Sanders dénonce avec une très grande fermeté l’intervention américaine au Venezuela et la capture de Nicolás Maduro, qu’il décrit comme une opération illégale, inconstitutionnelle et impérialiste.
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