Hier, mardi 30 décembre, la baie de Fort-de-France s’est illuminée à l’occasion de la 26ᵉ édition des Boucans de la Baie, traditionnel feu d’artifice de fin d’année tiré depuis le Fort Saint-Louis. Un rendez-vous populaire et attendu, organisé par la Ville de Fort-de-France, qui en a confié la conception, la mise en œuvre et la gestion à l’Office de tourisme du Centre de la Martinique.
À la tête de cette organisation, Maurice Ferné revient, pour Antilla, sur cette édition marquée par une forte mobilisation collective, une logistique maîtrisée et un public particulièrement respectueux.

Antilla : Les Boucans de la Baie sont devenus un rendez-vous emblématique de la fin d’année à Fort-de-France. Comment s’est déroulée cette 26ᵉ édition ?
Maurice Ferné : Cette édition s’est déroulée dans de très bonnes conditions. Les Boucans de la Baie restent un moment fort pour les habitants comme pour les visiteurs. L’objectif est toujours le même : offrir un spectacle de qualité, accessible à tous, tout en garantissant un haut niveau de sécurité. Le feu a été tiré depuis le Fort Saint-Louis, comme le veut la tradition, et a permis de mettre en valeur la baie et le front de mer de Fort-de-France.
Antilla : Pouvez-vous rappeler le cadre organisationnel de cet événement ?
Maurice Ferné : L’événement est organisé par la Ville de Fort-de-France, qui a confié à l’Office de tourisme du Centre de la Martinique la conception, la mise en œuvre et la gestion opérationnelle des Boucans de la Baie. Cela implique un travail de préparation important, plusieurs semaines en amont, afin de coordonner l’ensemble des acteurs mobilisés.
Antilla : Justement, quels partenaires ont été impliqués pour assurer la sécurité et le bon déroulement de la soirée ?
Maurice Ferné : Il s’agit d’un véritable travail collectif. Les services de la Ville ont travaillé en étroite collaboration avec la préfecture et les forces de sécurité de l’État : Police nationale, Gendarmerie nationale, Direction de la mer. Deux sociétés de sécurité privée ont également été mobilisées, ainsi que le Service d’incendie et de secours, l’association de protection civile et la Régie des Transports de Martinique. Sans cette coordination, un événement de cette ampleur ne pourrait pas se tenir dans de bonnes conditions.
Antilla : La question des déplacements est souvent sensible lors de grands rassemblements. Comment cela a-t-il été géré cette année ?
Maurice Ferné : La Régie des Transports de Martinique a joué un rôle essentiel. De nombreux spectateurs ont pu rejoindre le site grâce aux BHNS, ce qui a permis de réduire significativement la charge de stationnement et la circulation aux abords de la baie. C’est aussi une manière de limiter l’impact environnemental de l’événement et de fluidifier les déplacements.
Antilla : Quel regard portez-vous sur le comportement du public ?
Maurice Ferné : Il faut souligner le très bon comportement du public. Les consignes de sécurité, de stationnement et de circulation ont été largement respectées. Ce civisme a grandement facilité le travail des équipes sur le terrain et a contribué au bon déroulement de la soirée. La réussite des Boucans de la Baie repose aussi sur cette responsabilité collective.
Antilla : Que retenez-vous, en conclusion, de cette édition 2025 ?
Maurice Ferné : Cette 26ᵉ édition confirme que les Boucans de la Baie sont un événement fédérateur, bien ancré dans la vie de Fort-de-France. C’est un moment de partage, mais aussi un exemple de coordination réussie entre les institutions, les services de sécurité et les opérateurs publics. C’est cette dynamique collective qui permet de proposer un événement populaire, sécurisé et respectueux de son environnement.
Roland Dorival





