Depuis le début de l’année 2026, nous observons qu’à travers le Monde, les phénomènes climatiques sont de plus en plus fréquents, avec des évènements très intenses. Nous tenterons de vous exposer ce qui a attiré notre attention. Pendant 40 jours consécutifs il a plu de manière continue sur l’Hexagone entre le 14 janvier et le 22 février 2026 : il s’agit de la série de jours de pluie la plus longue mesurée en France depuis le début des mesures en 1959.
Depuis mi-janvier, les tempêtes Goretti, Ingrid, Nils, Pedro se sont succédés dans un flux perturbé. La Bretagne, le quart Sud-Ouest, et le pourtour méditerranéen sont en première ligne en matière de pluviosité.
À l’échelle du pays, l’hiver 2025 – 2026 figurera parmi les 10 hivers les plus pluvieux depuis 1959. Dès le 1er janvier, il est tombé l’équivalent d’un hiver entier de précipitations, voire plus, sur la pointe bretonne, sur un large quart Sud-Ouest et sur le pourtour méditerranéen.
Actuellement l’hiver New-Yorkais force les autorités à interdire tous les déplacements dans la ville la plus peuplée des États-Unis qui fait face à une forte tempête de neige si forte que les gratte-ciels de la mégalopole ont disparu dans le blizzard ; tandis que des rafales glacées ont secoué les mouettes qui tentaient de voler au-dessus de l’East River.
Pour faire face à ces sinistres, un fait est certain : les Compagnies d’Assurance devront inévitablement augmenter leurs tarifs pour permettre à leurs bénéficiaires d’être indemnisé. C’est une hausse générale qui concernera tous les assurés.
Quant à notre zone, encline aux catastrophes naturelles : cyclones, tremblements de terre, vagues de submersions et très bientôt élévation du niveau de la mer. Comment anticiper sur ces phénomènes prévisibles ??? Connaissons-nous les mesures qui prises pour faire face à tous les dégâts que nous pourrions être amenés à subir ? En discutant avec différents cadres territoriaux et autres responsables politiques nous déplorons que chacun.e est cloisonné.e dans son couloir de compétence !!!
L’urgence s’impose à nous
Selon nous PUMA, l’une des pistes qui s’impose à nous consiste en une cogestion dans le réaménagement de notre territoire, pour exemple : en matière d’eau destinée à la boisson, la circulaire interministérielle du 12 juillet 2024, prise en réponse à la mesure 67 du Comité interministériel des Outre-mer, précise clairement les priorités :
‘’renforcement de la gouvernance au niveau des EPCI, sécurisation de la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine, intégration des politiques d’eau dans les stratégies d’aménagement et prises en compte de la planification écologique’’.
Ce repositionnement traduit une réalité où les financements augmentent et ils s’accompagnent d’une exigence accrue en matière de pilotage et d’ingénierie.
Au-delà des montants, le rapport d’activité 2024 met en lumière un changement d’approche. Face aux cyclones, aux sécheresses et aux tensions croissantes sur la ressource eau, la question n’est plus seulement celle du rattrapage des infrastructures ! Elle devient celle de leur résilience, de leur performance et de leur capacité à assurer la continuité du service public dans des territoires particulièrement exposés.
C’est là le cœur du réacteur écologique de notre zone géographique, mais malheureusement, certains de nos dirigeants trainent des pieds, ce qui inexorablement va nous causer une situation dangereuse sur un produit vital à la vie. Concernant l’assainissement la condition de l’existant est pire, il est urgence de se mettre en conformité.
À ce jour, tout est documenté. Les différents rapports sont là pour permettre à toutes les compétences de se positionner sur le chiffrage des conséquences du changement climatique. Au moment où tous les feux sont au rouge, la Martinique est au bord du gouffre et pas que climatique !!! Il appartient à toute la société martiniquaise de se mobiliser pour toutes les actions à mener en matière de politique publique afin que les études qui s’imposent à nous soient lancées.
Cette opération qui concerne tout le pays est l’occasion de relancer les domaines économiques et sociaux, ainsi que celui de notre cadre de vie, c’est à cette seule condition que nous prendrons , notre avenir à bras le corps, Pour Une Martinique Autrement.
*an nou fey faisons-le en créole
Pour l’association écologique PUMA
Le Président
Florent GRABIN




