Ce Samedi 3 janvier au matin, la Mission locale du Nord (Milnord), a ouvert ses portes pour une journée singulière, pensée comme un temps de rencontre, de réflexion et de partage autour de la jeunesse, du cinéma et de l’engagement collectif. Imaginée et portée par Jean-Michel Loutoby, cette immersion a réuni acteurs institutionnels, chefs d’entreprise, professionnels de l’accompagnement et passionnés de culture, dans une atmosphère à la fois conviviale et profondément engagée.

Dès 9 heures, l’accueil se fait autour d’un petit déjeuner antillais – ti-nain morue, pain au beurre et chocolat – moment simple mais symbolique, propice aux premiers échanges. À 9h30, la présentation de la Mission locale permet de poser le cadre : celui d’un acteur de terrain, présent sur l’ensemble du territoire nord, accompagnant chaque année plusieurs milliers de jeunes vers l’emploi, la formation, la création d’entreprise et la citoyenneté.

La matinée se poursuit avec la projection du film Les fractures invisibles, œuvre forte qui aborde les réalités souvent tues : harcèlement scolaire, violences intrafamiliales, ruptures sociales et économiques. Loin du simple divertissement, le cinéma devient ici un outil de compréhension et de dialogue. Les échanges qui suivent, nourris et sans détour, interrogent collectivement la place faite aux jeunes en difficulté et les réponses concrètes à leur apporter.

À l’heure du déjeuner, pris sur place, la discussion se prolonge de manière plus informelle mais tout aussi dense. Parmi les sujets évoqués, l’actualité culturelle trouve sa place, notamment la remarquable exposition “Taïnos et Kalinagos, aux origines de la Caraïbe” présentée à Habitation Clément, rappelant combien culture, mémoire et identité participent aussi à la construction des parcours individuels. Ces échanges sont animés par Gérard Dorwling-Carter, fidèle passeur de débats et de regards croisés.

L’après-midi est marqué par la projection de Nkoa, l’enfant de la forêt, dernier film de Jean-Michel Loutoby, fraîchement achevé. À travers le mythe et l’imaginaire, le film s’adresse directement à la jeunesse, rappelant que chaque parcours porte un potentiel, un héritage et une responsabilité. Les discussions qui suivent prolongent cette réflexion sur la transmission, la résilience et le rôle du monde économique comme acteur social à part entière.
La journée s’achève autour d’un goûter, dans un esprit de convivialité assumée. Mais au-delà des temps partagés, un message clair se dégage :
…il n’y a pas de développement durable sans développement humain, pas de prospérité économique sans confiance partagée, pas d’avenir collectif si une partie de la jeunesse reste au bord du chemin.
En plaçant le cinéma, l’art et la parole au cœur de l’action, la Mission locale du Nord affirme une conviction forte :
investir dans la jeunesse n’est pas un geste ponctuel, mais une responsabilité collective et une richesse pour tout le territoire.




