Afin de répondre à la colère du collectif anti sargasse du Robert, une réunion s’est tenue à la CTM. L’objectif est de préparer des solutions qui seront dévoilées aux riverains ce vendredi latin à la mairie du Robert.
Depuis lundi, le collectif des riverains du Robert ne décolère pas et les barrages se multiplient à mesure que le temps passe. De deux, c’est désormais, c’est six barrages qui ont été érigés tôt ce matin. Les raisons de la colère, selon le collectif l’inaction des autorités face aux échouements de sargasses.
Une réunion technique a donc eu lieu dans les locaux de la CTM à Fort de France. Il s’agit de préparer la réunion au Robert avec le collectif des riverains qui se déroulera ce vendredi en mairie du Robert.
La CTM, la direction de la mer, le GIP sargasses, Cap Nord et la mairie du Robert en visio ont participé à cette réunion technique. Les membres du collectif des riverains ont, quant à eux, décliné l’invitation.
L’objectif de cette réunion est de préparer des réponses concrètes à livrer au collectif anti sargasse du Robert. « Nous voulons répondre aux préoccupations de la population du Robert et au-delà, de toutes les communes qui sont touchées par les sargasses. Il ne s’agit pas de faire du débat. La population souffre terriblement », explique Serge Letchimy, président du conseil exécutif de la CTM. Mais il ne dévoilera les solutions envisagées que lors de la réunion prévue ce vendredi avec le collectif de riverain et les élus robertins. « Derrière ces réponses, il y a un coût, des procédures de marché public, des procédures administratives. Nous sommes partis pour un chantier puissant à mettre en œuvre avec tout le monde y compris avec le collectif. »
Présent également lors de la réunion, le préfet Etienne Desplanques explique de son côté : « Nous avons fait le point ce matin avec l’ensemble des partenaires de la lutte contre les sargasses pour identifier les moyens pour accélérer la réponse opérationnelle en particulier sur le Robert parce que l’on entend les préoccupations fortes des riverains. Pour nous, cela suppose de commencer plus tôt dans la saison. » Il poursuit : « Nous avons étudié les différents aspects, de la collecte jusqu’au barrage sur la façon dont nous pouvons donner un coup de booster dans les semaines qui viennent avec des propositions réalistes compte tenu des moyens qui sont engagés. Nous avons expertisé différentes options et nous serons en mesure demain de formuler des propositions pour véritablement répondre à l’attente avec des choses opérationnelles, concrètes et réalistes. »
Laurianne Nomel




