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    Home » Commerce triangulaire : Le « passage du milieu » ou l’enfer à fond de cale
    Repère

    Commerce triangulaire : Le « passage du milieu » ou l’enfer à fond de cale

    février 24, 2026Aucun commentaire
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    Source: Enseignants.lumni.fr

    La Médiathèque Caraïbe Bettino Lara – Public domain

     

    Par Axelle Szczygiel, journaliste
    Publication : 17 févr. 2026

    Niveaux et disciplines

     

    • Cycle 4
      • Histoire
        • 4e |
        • 5e
    • Lycée général et technologique
      • Histoire
    • Lycée professionnel
      • Histoire

     

    Après avoir été achetés sur les côtes africaines, les captifs embarquent pour le « passage du milieu », cette traversée transatlantique qui les éloigne à jamais de leur terre natale. Entassés dans l’entrepont des navires négriers, confrontés à la faim, à la soif, aux maladies et aux mauvais traitements, hommes, femmes et enfants vivent des semaines d’horreur et de déshumanisation.

    Cet article est le deuxième d’une série consacrée aux 3 étapes du commerce triangulaire.
    Après des mois d’attente au large des côtes africaines, les captifs vont être coupés à jamais de leurs racines. Mais ils ne le savent pas encore. Ils embraquent à bord du navire qui va entamer le « passage du milieu », tel qu’était appelée à l’époque la traversée de l’Atlantique.

    On nous installa sous le pont […]. L’étroitesse de l’endroit ainsi que la chaleur du climat, ajoutées aux passagers du bateau qui étaient tant entassés que chacun avait à peine l’espace pour se retourner, nous étouffaient presque. Cela généra d’abondantes transpirations, de sorte que l’air devint presque irrespirable, à cause d’une variété d’odeurs répugnantes, et provoqua une maladie parmi les esclaves dont plusieurs en moururent […]. Cette situation misérable fut encore aggravée par le bruit irritant des chaînes, maintenant devenues insupportables ; et la crasse des latrines. Les cris des femmes et les gémissements des personnes mourantes rendaient toute la scène atroce.

    Olaudah Equiano, Ma véridique histoire – Africain, esclave en Amérique, homme libre, éditions Mercure de France, 2008.

    Ce récit, adapté de l’autobiographie d’Olaudah Equiano, capturé dans son village du Biafra (Nigéria actuel), puis embarqué en 1754 à l’âge de 11 ans à bord de l’Ogden, un négrier affrété par des marchands britanniques, dit en quelques phrases toute l’horreur, la violence et la déshumanisation qui règnent dans l’entrepont des navires négriers, où les hommes sont parqués à l’avant, les femmes et les enfants à l’arrière. Des conditions de vie abominables pendant deux à trois mois de traversée brisent physiquement et psychologiquement les captifs.

    Ces conditions de vie sont évoquées dans le reportage ci-dessous, où l’on découvre une image réalisée par le propriétaire du navire nantais la Marie-Séraphique : 312 captifs sont entassés à fond de cale. Bertrand Guillet, auteur d’un ouvrage sur ce navire, rappelle que le capitaine n’avait qu’une obsession : « maintenir le bon état de santé de ces captifs puisque c’est une marchandise qui a coûté cher et qui va rapporter beaucoup d’argent. »

    Des précautions pour éviter la mort des captifs

    Certains armateurs exigent parfois une toilette matinale : on fait monter les captifs sur le pont pour qu’ils se lavent les mains et le visage, et on leur fait se rincer la bouche avec du vinaigre. Un repas (parfois le seul de la journée) est ensuite servi : il est constitué de fèves, de gruau (une farine de céréales bouillie), de riz avec un peu de poisson. Les récalcitrants se voient contraints de manger de force.

    Le reste du temps, certains capitaines font en sorte d’occuper les captifs en leur faisant nettoyer et briquer le pont et l’entrepont. Malgré ces précautions, la faim, la soif et les maladies (dysenterie, variole, scorbut) font des ravages.

    On estime aujourd’hui entre 12 et 15 % le taux de mortalité moyen parmi les captifs.

    Mais ce chiffre cache des variations importantes. Au XVIIe siècle, ce taux peut grimper à 25 %. Après le constat du décès par le chirurgien et son inscription au journal de bord, le corps est jeté à la mer.

    Révoltes et mutineries

    Les révoltes d’esclaves à bord des négriers, bien que rares en raison de la répression brutale, constituent des actes désespérés de résistance. Les captifs, souvent enchaînés et affaiblis, tentent parfois de se soulever en brisant leurs liens, attaquant l’équipage avec des outils ou des morceaux de bois, comme lors de la mutinerie de la Créole en 1841, durant laquelle les esclaves prennent le contrôle du navire, ou celle, plus connue, menée par une cinquataine d’Africains à bord de la goélette espagnole Amistad, et survenue deux ans plus tôt au large de Cuba. Jugés pour le meurtre de l’équipage, les survivants du navire sont finalement libérés sur ordre de la Cour suprême des États-Unis en 1841. Un cas exceptionnel. La plupart du temps, les soulèvements d’esclaves sur les négriers sont écrasés dans le sang, les meneurs exécutés ou jetés à la mer, et les rescapés torturés pour l’exemple.

    Le commerce triangulaire aux XXIIe et XVIIIe siècles

    carte du monde représentant le commerce triangulaire aux xxiie et xviiie siècles.

    Télécharger la carte (PDF)

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