Les chiffres de la délinquance pour l’année 2025 en Martinique ont été présentés mercredi 4 février par le préfet de Martinique, le commandant de la gendarmerie et le directeur territorial de la police nationale. Le bilan fait apparaître des évolutions contrastées selon les types d’infractions.
L’année 2025 est marquée par un niveau élevé d’homicides. Quarante décès ont été recensés sur le territoire, dont trente-quatre par arme à feu. Ce constat confirme le poids persistant de la violence armée dans la délinquance la plus grave. Les violences intrafamiliales poursuivent également leur progression, traduisant des tensions sociales durables.
À l’inverse, les vols à main armée enregistrent une légère baisse sur l’année écoulée. Cette évolution est attribuée à un renforcement des dispositifs de sécurité et à une présence accrue des forces de l’ordre sur le terrain.
Les taux d’élucidation des affaires progressent de manière significative, en particulier pour les faits les plus graves. Les autorités soulignent une amélioration notable des capacités d’enquête, liée au renfort des effectifs et à une meilleure coordination entre les services de police et de gendarmerie.
Saisies en hausse et pression accrue sur les trafics
La lutte contre le narcotrafic et la circulation des armes demeure un axe prioritaire de l’action de l’État. En 2025, les saisies de stupéfiants et d’armes à feu sont en nette augmentation. Des opérations ciblées ont permis de mettre au jour des volumes importants de drogues destinées au marché local, ainsi que de nombreuses armes de poing en circulation.
Si une légère inflexion à la baisse des armes retrouvées est observée en fin d’année, les autorités estiment que la pression doit être maintenue, en particulier sur les filières d’approvisionnement.
La violence armée au cœur des priorités pour 2026
Pour l’année 2026, la lutte contre la violence armée demeure une priorité affichée. Les moyens d’investigation ont été renforcés, avec la mise en place de groupes spécialisés dédiés à l’identification et au démantèlement des réseaux de trafic d’armes.
Si certains indicateurs montrent des améliorations, le niveau élevé des violences les plus graves rappelle que les enjeux de sécurité restent étroitement liés aux fragilités sociales et économiques du territoire. Le bilan 2025 souligne ainsi des progrès réels, mais aussi la nécessité de poursuivre et d’amplifier les actions engagées. JPB