Dans ce nouveau « Repère », Maurice Laouchez s’interroge sur le recul démographique observé en France et sur les réponses apportées par les pouvoirs publics. Entre baisse des naissances, politiques familiales contestées, fragilisation du modèle social et recours à l’immigration, il invite à dépasser les mesures symboliques pour engager une réflexion de fond sur l’emploi, la famille et l’avenir du pays. Un appel à regarder les réalités d’aujourd’hui pour mieux préparer demain.
LE PROBLÈME DEMOGRAPHIQUE APPELLE UNE APPROCHE SERIEUSE
Pour la première fois en France, depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès, a dépassé, en 2025, le nombre de naissances.
La quantité de personnes se faisant stériliser chaque année dépasse les 50.000, dont 30.000 hommes.
Ce déclin démographique vient de faire l’objet d’un rapport parlementaire contenant 37 mesures destinées à inciter les Français à faire davantage d’enfants.
La mesure phare consiste à accorder une allocation de 250 € par mois pour chaque enfant, sans condition de ressource.
Un foyer dont le revenu est de 1500 € ne serait pas mieux aidé qu’un autre où le revenu est de 10.000€.
Ce qui veut dire que les impôts payés par un SMICARD serviront à augmenter les revenus d’un cadre supérieur, au motif d’encourager celui-ci à procréer.
Est-ce bien sérieux ?
Mais ce qui frappe dans l’approche de ce rapport parlementaire est l’absence de réflexion sur l’emploi et la famille.
La France n’est pas le seul pays à connaître un déclin de sa population; mais elle refuse d’en analyser les causes et les conséquences.
Depuis plus de quarante ans, les dirigeants du pays ont systématiquement affaibli ce pilier de base de la société qu’est la famille traditionnelle, et accepté l’installation d’un chômage de masse qui ne peut que décourager la prise de risque que constitue la parentalité.
Quant aux conséquences, les atermoiements sur l’immigration montrent encore un déni de réalité: la France a besoin de la venue de personnes qui travaillent et qui pallient l’insuffisance de naissances et de main-d’œuvre nationale.
De tout cela, nos parlementaires ne paraissent guère conscients.
Maurice Laouchez




