Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Kannaval-la ja pati. Kréyolad 1110

    janvier 14, 2026

    « Le Grand Orient de France a pour vocation à changer la société »

    janvier 14, 2026

    Sécurité routière en Martinique : 39 morts en 2025, l’État annonce un tour de vis face à l’hécatombe

    janvier 14, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Art/Culture
      • Ecologie / Environnement
      • Patrimoine
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Édito de Henri PIED
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Caraïbe
    • Newsletter 
    • Publicité
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Du “Oxi” à la capitulation : la leçon grecque de Syriza (pour la France et aussi la Martinique.)
    Le Regard de Gdc Repère

    Du “Oxi” à la capitulation : la leçon grecque de Syriza (pour la France et aussi la Martinique.)

    août 16, 2025Mise à jouraoût 16, 2025Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Dix ans après le référendum de 2015, revenons sur l’échec de Syriza face à la troïka et sur les leçons à tirer pour les démocraties confrontées aux contraintes de l’euro  

    Syriza, une coalition anti-austérité au pouvoir

    En janvier 2015, Syriza, acronyme de Synaspismós Rizospastikís Aristerás (« Coalition de la gauche radicale »), arrive au pouvoir en Grèce. Né en 2004 de l’union entre plusieurs formations de gauche, le parti s’impose sous la direction d’Alexis Tsipras comme la principale force anti-austérité du pays. Son programme : en finir avec les politiques imposées par l’Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le FMI, renégocier la dette et restaurer la souveraineté économique tout en restant dans la zone euro.

    La victoire survient dans un pays exsangue : retraites et salaires amputés de 40 %, services publics dégradés, hausse des suicides. Yanis Varoufakis, nommé ministre des Finances, arrive avec un plan : dissuader la troïka de fermer les banques, et, en cas d’échec, rétablir une monnaie nationale. Il pense avoir l’aval de Tsipras, mais se heurte vite à ses réticences.

    Des négociations minées par le cynisme et la peur

    À Bruxelles, Berlin et Francfort, Varoufakis découvre un mélange de cynisme, d’incompétence technique et de peur panique. Certains, comme Christine Lagarde, admettent que l’austérité ne fonctionne pas, tout en jugeant qu’elle doit se poursuivre pour préserver le « capital politique » accumulé.

    L’Eurogroupe se divise en trois blocs : des États d’Europe centrale et orientale, plus durs que l’Allemagne ; les anciens pays sous programme (Portugal, Irlande, Espagne), craignant qu’un succès grec ne déclenche des revendications similaires ; la France et l’Italie, plus compréhensives mais paralysées par la peur d’un traitement punitif.

    Dans ce contexte, la peur l’emporte sur toute logique économique.

    Du référendum à la capitulation

    En juin, les discussions piétinent. Varoufakis détient un levier technique pour empêcher la BCE de fermer les banques, mais Tsipras lui interdit de s’en servir, assurant en coulisses les créanciers qu’aucune action ne serait entreprise.

    Le 26 juin, face à l’impasse, Tsipras annonce un référendum sur les conditions imposées par la troïka. Selon Varoufakis, il ne cherche pas à le gagner, mais à se doter d’un prétexte pour céder, persuadé que la fermeture des banques ferait basculer l’opinion. Contre toute attente, le 5 juillet, 61 % des électeurs rejettent le plan européen. Tsipras, abattu, annonce qu’il est temps de se rendre. Quelques jours plus tard, il signe un troisième mémorandum, plus contraignant encore que les précédents.

    Des conséquences économiques durables

    Dix ans plus tard, les stigmates sont visibles. Le PIB nominal a retrouvé son niveau de 2009, mais le pouvoir d’achat a reculé de 40 %. La TVA est passée de 19 % à 24 %, et la Grèce s’est engagée à dégager un excédent primaire annuel de 15 milliards d’euros jusqu’en 2060, au profit de ses créanciers.

    Les saisies immobilières se multiplient : 1,1 million de biens sont passés aux mains de fonds vautours étrangers, pour une population de 10 millions d’habitants. Une minorité de 20 % profite de la situation, tandis que 80 % s’appauvrissent et sombrent dans l’apathie.

    Une architecture européenne fragilisée

    Pour Varoufakis, interviewé dix ans après ,la crise a révélé les défauts structurels de l’euro : une banque centrale sans Trésor commun et vingt Trésors nationaux sans banque centrale. L’UE a choisi de financer massivement les marchés financiers tout en imposant l’austérité aux populations. Résultat : absence d’investissement productif, désindustrialisation et montée de l’extrême droite.

    Selon lui, l’échec de Syriza a entraîné la gauche européenne dans sa chute, faute d’avoir su profiter d’une occasion historique pour rompre avec l’ordre économique établi.
    Il rejette le gradualisme et le « moindre mal », estimant qu’il faut combattre centre-gauche, centre-droit et extrême droite, alliés objectifs dans le maintien des politiques d’austérité.

    Un avertissement pour la France et aussi la Martinique

    L’expérience grecque met en garde la France : même un État puissant, dans le cadre de la zone euro, reste soumis à des contraintes institutionnelles et financières capables de neutraliser un mandat démocratique de rupture. La souveraineté budgétaire et monétaire y est limitée par des règles et des mécanismes qui laissent peu de place à l’écart stratégique.

    Pour la Martinique, intégrée à la République et à l’espace économique européen, la leçon est plus sévère encore : sans maîtrise de ses principaux leviers économiques – monnaie, dette, fiscalité indirecte – un territoire dépendant des transferts publics est exposé aux effets de politiques décidées ailleurs. Comme en Grèce en 2015, toute ambition de changement, sans stratégie solide de résistance aux pressions extérieures, risque de se heurter à un mur institutionnel conçu pour préserver le statu quo.

    Jean-Paul BLOIS

    Share this:

    • Facebook
    • X

    Articles similaires

    ARTICLES SEMBLABLES

    Espoir, lucidité et action locale : ce que nous apprend le collectif Sargasses du Robert Le Regard de Gdc

    janvier 13, 2026

    Maduro–Trump : la bataille pour imposer un récit légitime

    janvier 12, 2026

    Entreprendre en Martinique et en Guadeloupe : des chiffres inquiétants. Le Regard de Gdc

    janvier 11, 2026
    Ajouter un commentaire
    ECRIVEZ UN COMMENTAIRE Cancel Reply

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    TÉLÉCHARGEZ LE MAGAZINE SPÉCIAL D’ANTILLA
    OFFERT CE MOIS-CI ! EXCELLENTE ANNÉE 2026
    ABONNEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE CHAÎNE !
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Danser pour le plaisir et la culture : Apprendre la quadrille traditionnelle des îles Caïmans

    Caraïbe janvier 13, 2026

    Par -Par Christopher Tobutt, collaborateur de Cayman Compass La cour du Musée national des îles…

    Share this:

    • Facebook
    • X

    L’augmentation de plus de 30 % du nombre de visiteurs en 2025 confirme le statut de Mas Domnik comme l’un des événements les plus attendus de la Dominique, selon les autorités.

    janvier 12, 2026

    Peur et fictions contre faits et preuves

    janvier 12, 2026

    Le plus grand atout des Caraïbes, c’est son talent. Il est temps d’arrêter de le gaspiller.

    janvier 12, 2026
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACTEZ-NOUS
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • CONSULTEZ LES ANNONCES LÉGALES

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.