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    Du tri à la valorisation : les biodéchets et déchets verts au cœur de la performance des entreprises martiniquaises

    janvier 15, 2026Aucun commentaire
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    Ce jeudi 15 janvier 2026, Martinique Développement a réuni entreprises et acteurs de terrain dans ses locaux de Montgérald, à Fort-de-France, à l’occasion de la 2ᵉ édition de la conférence « Du tri à la valorisation », dédiée aux biodéchets et déchets verts. Un sujet à la fois technique, réglementaire et très concret, devenu incontournable pour les professionnels (mais aussi pour les particuliers) : comment mieux trier, réduire, collecter et surtout transformer les déchets en ressources, avec des solutions locales immédiatement mobilisables.

    Pendant une heure, l’objectif a été clair : sortir des discours généraux, pour entrer dans les filières existantes, leurs contraintes, leurs outils… et les opportunités qu’elles offrent aux entreprises martiniquaises, dans une logique de performance économique, de responsabilité environnementale et d’économie circulaire.

    Mme Périon et Mr Lafontaine de Martinique Développement

    Ce que l’on appelle “déchets” aujourd’hui peut devenir, demain, une ressource locale au service de l’agriculture, des entreprises et du territoire.

    Martinique Développement : une économie circulaire pensée pour l’action

    En ouverture, Laurent Lafontaine, Responsable du Pôle parcours entrepreneurial à Martinique Développement, a présenté les intervenants mobilisés pour cette conférence :

    • l’ADEME, pour le cadrage réglementaire, les ressources et les aides mobilisables ;
    • le groupe IDEX, délégataire d’infrastructures majeures de traitement des déchets ;
    • le Centre de Valorisation Organique (CVO) du Robert, outil clé pour la valorisation organique à l’échelle du territoire ;
    • VALBIODOM, qui propose des solutions concrètes de tri et de traitement adaptées aux entreprises mais aussi à destination des particuliers ;
    • la Banque Alimentaire et la plateforme solidaire PROXIDON, pour réduire le gaspillage et organiser la redistribution.

    L’enjeu : permettre aux entreprises de passer d’une contrainte (tri, collecte, gestion des flux) à une démarche structurée, mesurable et valorisable.

    ADEME : les biodéchets, une obligation… mais surtout un levier

    Salomé Muller de l’ADEME

    Salomé Muller, ingénieure en alimentation durable à l’ADEME qui s’occuppe des sujets alimentation durable, gaspillage alimentaire et biodéchets, a posé le cadre : l’ADEME est un établissement public dont la vocation est d’accélérer la transition écologique. En Martinique, l’agence compte 14 personnes, réparties en deux pôles : transition énergétique / climat, et économie circulaire.

    Elle a surtout rappelé un point essentiel pour les professionnels : il existe une obligation de tri, incluant les biodéchets, et des outils de référence pour guider les entreprises. Parmi eux, un guide déchets pro, permettant de comprendre, selon son secteur, quels déchets sont valorisables localement, exportés, ou encore enfouis/incinérés.

    Puis vient la réalité des chiffres : en Martinique, la caractérisation des déchets montre qu’une part importante du contenu de la poubelle “tout-venant” est composée de biodéchets.

    Autrement dit : une grande quantité de matière organique potentiellement valorisable se retrouve encore dans les ordures ménagères résiduelles.

    Le premier geste, ce n’est pas de trier mieux : c’est de produire moins de déchets.

    Elle a ensuite déroulé la logique complète, étape par étape :

    • prévention (réduction du gaspillage alimentaire, optimisation des flux, ajustement de la production)
    • réemploi / don (associations, circuits solidaires)
    • transformation des surplus (jus, soupes, valorisation de produits “moches”)
    • valorisation organique (compostage, méthanisation)
    • et seulement en dernier recours : valorisation énergétique, puis enfouissement.

    Côté solutions opérationnelles pour les professionnels :

    • le compostage sur site (autonome) ;
    • le compostage partagé / mutualisé ;
    • le recours à des prestataires de collecte lorsque la gestion interne est impossible ;
    • et des équipements intermédiaires comme les pré-composteurs rotatifs, utiles pour limiter odeurs et contraintes sanitaires.

    Elle a insisté sur un point de vigilance souvent sous-estimé : les huiles alimentaires doivent être triées séparément, car leur gestion et leur traitement ne sont pas les mêmes, et leur présence peut perturber les filières.

    Enfin, malgré un contexte de baisse des budgets publics, l’ADEME a rappelé l’existence de dispositifs spécifiques Outre-mer, accessibles via la plateforme Agir pour la transition, notamment pour des projets à intérêt territorial ou mutualisés.

    IDEX : une infrastructure puissante… mais une marge de progrès considérable

    Denis Angibaud

    Denis Angibaud, Directeur général d’IDEX Antilles-Guyane, a présenté l’action du groupe dans la zone, avant de s’attarder sur l’un des équipements structurants de la Martinique : l’usine de traitement mise en service en 2002, qui traite environ 100 000 tonnes de déchets par an depuis plus de vingt ans.

    Cette installation a permis la fermeture d’un ancien site de stockage connu du grand public. Elle appartient au SMTVD et sa délégation de service public a été renouvelée jusqu’en 2040. Des travaux importants sont annoncés à partir de 2027, avec un traitement des fumées renforcé.

    Le message de fond est stratégique : la Martinique produit environ 200 000 tonnes de déchets par an. L’usine en traite 100 000, et le reste est dirigé vers le centre de stockage du Petit Galion. L’enjeu n’est donc pas uniquement de “traiter plus”, mais de réduire à la source et mieux valoriser, afin de limiter l’enfouissement.

    Dans la fosse de réception des ordures ménagères, on retrouve environ 30% de biodéchets : autant de matière qui pourrait être orientée vers la valorisation organique.

    L’usine délivre environ 6 MW d’électricité, injectés sur le réseau martiniquais, contribuant à réduire la dépendance au fioul. Elle assure également une fonction sensible : le traitement des déchets d’activités de soins à risques infectieux des établissements de santé.

    Le CVO du Robert : produire du compost de qualité, à condition d’avoir un déchet propre

    Johan Régis

    Le cœur du sujet “biodéchets et déchets verts” a été porté par Johan Régis, directeur du Centre de Valorisation Organique du Robert.

    Le CVO agit comme le relais industriel de la valorisation organique, en particulier sur les volumes plus importants :

    • les déchets verts (apports des collectivités, déchetteries, espaces)
    • et les biodéchets alimentaires.

    Le process déchets verts repose sur du broyage et un trommel (outil de séparation), permettant d’obtenir une fraction directement compostable, et d’isoler des éléments plus grossiers, parfois réutilisables (notamment en biomasse).

    Sur les biodéchets alimentaires, le point central est la déconditionneuse, outil indispensable pour séparer correctement la matière organique des emballages. Après des années de fonctionnement dégradé, une nouvelle déconditionneuse plus performante est annoncée, afin d’absorber davantage de flux.

    Monsieur Régis a insisté sur un sujet déterminant : la pollution des apports. Souches, gravats, morceaux de verre, ferrailles, plastiques… Ces erreurs ont des conséquences directes :

    • risque de métaux lourds,
    • rejet d’effluents,
    • pannes machines,
    • et surtout baisse de qualité du compost final.

    Il a également évoqué un signal faible mais révélateur : les fameuses “poubelles marron” (collecte séparée), très présentes en 2020, ont fortement diminué. En 2025, le CVO n’a reçu qu’environ 95 tonnes, majoritairement issues de l’Espace Sud. Un flux que le centre souhaite voir remonter avec la remise à niveau des équipements.

    Quant aux débouchés : plus de 80% du compost est aujourd’hui absorbé par les planteurs de bananes, qui en apprécient les qualités agronomiques. Le site cherche à diversifier vers les vergers, pépinières, maraîchage et, progressivement, d’autres filières.

    Pour mieux faire connaître le produit, du compost est proposé en libre-service à certains points stratégiques, y compris à proximité du CVO.

    VALBIODOM : des solutions pour chaque entreprise, selon ses contraintes

    Thibault Wattecamps

    Thibault Wattecamps, de VALBIODOM a apporté une lecture très “terrain entreprise” : si la loi impose le tri, la vraie question pour les professionnels est souvent : par où commencer, avec quels moyens, et pour quel résultat ?

    Les objectifs des entreprises sont variés :

    • réduire les volumes stockés,
    • diminuer les coûts de gestion,
    • limiter odeurs et nuisibles,
    • améliorer l’empreinte carbone,
    • valoriser l’image,
    • mettre en place une démarche réellement écoresponsable.

    VALBIODOM intervient auprès de nombreux secteurs : hôtellerie, restauration collective, grande distribution, établissements de santé, agroalimentaire… partout où des déchets alimentaires existent, la question doit être traitée.

    Plusieurs solutions ont été présentées :

    • collecte simple, ou collecte avec pesée, outil très efficace pour provoquer une prise de conscience et réduire durablement le gaspillage ;
    • déshydrateur, adapté notamment à la grande distribution : réduction de 80 à 90% du volume, production d’un résidu inerte et stockable, qui doit ensuite être réintégré à une filière de compostage ;
    • composteur mécanique, accélérant la première phase de compostage, limitant les nuisibles et odeurs, avec un intérêt pédagogique réel ;
    • et même des solutions adaptées aux particuliers, plus faciles d’usage, notamment via des équipements à manivelle.

    Un point clé : le compostage nécessite un bon apport carboné (broyat/copeaux). VALBIODOM explique pouvoir proposer des solutions d’approvisionnement local, issues notamment de coupes de bois et de flux adaptés.

    PROXIDON : organiser le don pour éviter que le gaspillage devienne un déchet

    Marie-Alizée Padra

    La dimension sociale de la valorisation a été apportée par Marie-Alizée Padra, pour la plateforme solidaire PROXIDON.

    Inaugurée en mars 2024, la plateforme a connu une interruption faute de personnel dédié, avant une relance en 2025. Son principe est simple : mettre en lien donateurs et associations.

    Le fonctionnement :

    1. le donateur met un panier en ligne,
    2. une association de proximité réserve,
    3. elle vient récupérer directement.

    Un avantage concret : la plateforme permet également une défiscalisation pour le donateur.

    Les chiffres présentés montrent un dispositif en montée :

    • environ 15 donateurs aujourd’hui, dont le Réveil agricole, le CHU de la Meynard, et une enseigne 8 à 8 ;
    • des associations très actives (Croix-Rouge, secours catholique, secours adventiste, Action Sida…)
    • 99% des paniers réservés, signe que la demande est forte et que le circuit est efficace.

    Elle a cité un exemple parlant : 830 kg de denrées sauvées sur une période récente, notamment sur les fêtes de fin d’année 2025, via une dynamique impulsée par l’association Entreprises et Environnement.

    Martinique Développement renforce son offre : du diagnostic à la valorisation des résultats

    En conclusion, Madame Morane Perion, chargée de mission économie circulaire et transition écologique des entreprises au sein de Martinique Développement (recrutée en juillet 2025), a présenté l’offre d’accompagnement dédiée.

    Son action se déploie en trois volets :

    1. Sensibilisation / information
      conférences, animation, mise en réseau.
    2. Accompagnement terrain
      diagnostics déchets, tri à la source, compréhension des filières locales, plan d’action concret.
    3. Accès aux financements et suivi
      accompagnement sur les aides ADEME, mise en relation, suivi des actions mises en place et valorisation des résultats.

    Madame Perion a précisé travailler en lien étroit avec les EPCI (CACEM, Cap Nord, Espace Sud) pour identifier les besoins et accompagner les entreprises au plus près, avec un objectif : passer d’une intention à une organisation efficace, suivie, mesurée.

    Une conférence qui trace une ligne : trier mieux, mais surtout agir localement

    Au fil des interventions, un message s’est imposé :

    “la Martinique dispose déjà d’outils, de filières et de compétences pour progresser fortement. Mais la performance collective dépend d’un facteur déterminant : la qualité du tri à la source.”

    Que l’on soit restaurateur, industriel, distributeur, collectivité ou structure de santé, la valorisation organique ne fonctionne que si les apports sont propres, constants et bien orientés.

    En donnant à voir les réalités du traitement, les freins opérationnels, les solutions techniques et les démarches solidaires, cette 2ᵉ édition de « Du tri à la valorisation » a surtout rappelé une chose : l’économie circulaire n’est pas un concept abstrait. C’est une organisation concrète, qui se construit entreprise par entreprise, flux par flux – et qui peut, en Martinique, devenir un levier de durabilité autant que de compétitivité.

    Merci à Martinique Développement pour l’organisation de cette conférence et son implication dans ces domaines.

    Philippe Pied

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