Le Département d’État américain a annoncé la suspension temporaire du traitement des nouvelles demandes de visa d’immigrant pour 75 pays, dont plusieurs nations de la Caraïbe, selon des informations relayées par Fox News. La mesure, initialement prévue pour entrer en vigueur le 21 janvier, est désormais prolongée indéfiniment, le temps de réévaluer les procédures d’examen des candidats à l’immigration.

Cette décision s’inscrit dans un durcissement des critères liés au statut de « public charge » (« charge pour l’État »), un concept ancien du droit migratoire américain désignant les personnes susceptibles de dépendre principalement des programmes d’aide sociale pour subvenir à leurs besoins (allocations, bons alimentaires, soins médicaux de longue durée…).
Désormais, les agents consulaires sont invités à refuser les visas aux candidats jugés vulnérables sur la base de critères tels que :
- âge
- état de santé
- ressources financières
- maîtrise de l’anglais
- besoin médical potentiel à long terme
- antécédents d’aide gouvernementale
Le porte-parole du Département d’État, Tommy Piggott, souligne que son administration usera « de son pouvoir discrétionnaire de longue date pour déclarer inéligibles les candidats […] qui abusent de la générosité du peuple américain ».
Onze pays de la Caraïbe concernés
Parmi les États touchés figurent Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, le Belize, la Dominique, la Grenade, Haïti, la Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Des exceptions seront possibles, mais rares, et soumises à une évaluation stricte de la charge publique.
L’inclusion de ces onze pays caribéens met en évidence l’impact régionalde cette mesure sur les dynamiques migratoires, d’autant que les États-Unis demeurent l’un des principaux pôles d’immigration pour les sociétés antillaises que ce soit pour des raisons économiques, éducatives, familiales ou sanitaires.
Une règle ancienne, une application variable
Bien que la notion de « charge publique » existe depuis plus d’un siècle, son application a fortement varié selon les administrations américaines. L’approche actuelle marque un retour à une interprétation restrictive, dans la continuité des politiques migratoires visant à limiter l’accès aux aides publiques pour les nouveaux arrivants.
Un signal politique international
Au-delà de la Caraïbe, la mesure touche également des pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine, soulignant la portée mondiale de ce nouveau durcissement.
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