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    Home » Former par le réel : comment les élèves du lycée du Marin ont construit leur propre bateau
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    Former par le réel : comment les élèves du lycée du Marin ont construit leur propre bateau

    novembre 17, 2025Mise à journovembre 17, 2025Aucun commentaire
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    Au lycée du Marin, la formation en maintenance nautique prend une dimension unique : les élèves conçoivent, assemblent, motorisent et mettent à l’eau un véritable bateau, en conditions professionnelles. Un projet concret, mené en partenariat avec le chantier naval Marant et l’entreprise Mécanique Plaisance, qui permet de valider des compétences clés et d’ouvrir les jeunes au monde des métiers nautiques modernes.
    Rencontre avec Uberto Marie-Sainte, enseignant en maintenance nautique, qui revient sur cette aventure pédagogique et humaine hors du commun.

    Pouvez-vous nous présenter ce projet réalisé par vos élèves ?
    Le projet consiste en la fabrication complète d’un bateau, en partenariat avec le chantier naval Marant pour la coque, et avec Mécanique Plaisance pour la motorisation. L’idée était de permettre aux élèves de CAP et de Bac Pro Maintenance Nautique de mettre en pratique l’ensemble des compétences acquises tout au long de leur formation. Ils ont donc réellement construit le bateau de A à Z.

    Quels sont les niveaux qui ont participé ?
    Nous avons des CAP sur deux ans et des Bac Pro sur trois ans. Tous les élèves ont contribué au projet, mais ce sont surtout les classes de terminale qui ont assuré l’essentiel, car ils sont en fin de cycle et doivent valider leurs compétences techniques en situation réelle.

    Comment s’est déroulée la construction ?
    La coque et le pont ont été fabriqués chez le chantier naval Marant. Ensuite, l’assemblage a été réalisé sur place, avant que le bateau ne soit transféré dans nos ateliers. Là, les élèves ont continué le travail : calculs, installation des équipements, câblages, montage complet… tout a été fait par eux, sous notre supervision.
    Les moteurs ont été posés par Mécanique Plaisance, toujours avec la participation de nos élèves. D’ailleurs, un ancien élève aujourd’hui salarié chez eux est revenu travailler avec la nouvelle promotion : c’est une grande fierté.

    D’autres sections du lycée ont-elles été impliquées ?
    Oui, absolument. La section OBM a réalisé plusieurs éléments : le siège, les lignes de poste, et même le chariot du bateau. C’était vraiment un projet collectif. Je les remercie sincèrement pour leur contribution.

    Combien de temps a duré la construction ?
    Avec le professionnel, la fabrication initiale a pris environ un mois et demi.
    Ensuite, l’ensemble du processus – motorisation, équipements, finitions, délais de livraison – a nécessité quatre à cinq mois supplémentaires.

    Combien d’élèves et d’enseignants ont participé ?
    Toute la section nautique a été mobilisée. Nous sommes cinq enseignants :
    Jean-Michel Du Manoir, Valentin Bardet, Michael Cholen, Fabrice Rierny (arrivé depuis trois ans) et moi-même. Nous avons encadré l’ensemble du projet du début à la fin.

    À quoi servira ce bateau désormais ?
    Il servira à approfondir les compétences des élèves. Être en atelier, c’est bien ; être sur l’eau, c’est indispensable. Par exemple, un réglage d’hélice s’explique en classe, mais se comprend vraiment quand on ressent la réaction du bateau en navigation. Ce bateau fera donc partie intégrante de leur formation pratique : essais, navigation, entretien, réparations… tout est pédagogique.

    Chaque année, nous l’améliorerons : nouvelles technologies, nouveaux équipements… Le bateau évoluera en même temps que nos promotions.

    Les élèves pourront-ils passer leur permis bateau ?
    Oui. Trois enseignants, dont moi, sont agréés pour faire passer le permis. Nous avons déjà un bateau dédié à cela, car la réglementation impose que le bateau du permis soit exclusivement utilisé pour cet examen.
    Nous finalisons les démarches pour permettre à davantage d’élèves d’obtenir le permis dans les meilleures conditions… même si nous devons respecter un cadre strict, notamment pour ne pas concurrencer les professionnels du secteur.

    Le bateau a déjà été utilisé lors d’un événement nautique ?
    Oui, lors de la Transat. Nous avons pu le mettre à l’eau, naviguer, accumuler des heures moteur, et même connaître de petites réparations… ce qui fait partie de la formation ! À leur retour, les élèves devront justement traiter ces retours : entretien des moteurs, réparation de petites écorchures, nettoyage, etc.

    Les élèves ont visité le village de la Transat. Quel était l’objectif ?
    L’objectif était de découvrir les métiers autour de la course au large : ingénierie, préparation carbone, nouvelles technologies, structures des Ultim, matériaux innovants…
    Nous avons un ancien élève qui travaille depuis plus de dix ans dans une équipe technique de bateaux de compétition. Le voir évoluer inspire énormément nos jeunes.

    Quel regard portent les élèves sur la traversée en elle-même ?
    Environ 30 % d’entre eux se disent prêts à tenter une traversée un jour. Les autres mesurent la difficulté. Mais tous admirent les skippers et suivent leur progression. Je leur dis souvent : “Un jour, je veux vous voir dans une Transat”. La Martinique regorge de talents, il ne manque souvent que les moyens.

    Pouvez-vous présenter le bateau terminé ?
    C’est un Marac de 30 pieds, choisi par les élèves eux-mêmes. Il est homologué pour 12 + 2 personnes et motorisé avec 2 x 200 chevaux Honda, une motorisation moderne et performante.
    Le but n’est pas d’en faire un bateau de promenade, mais un outil d’apprentissage complet, fiable et évolutif.

    Votre mot de la fin ?
    Donnez-nous la main. Nous devons sortir nos jeunes de l’ombre, leur permettre d’avancer, de participer aux activités nautiques du territoire. Nous avons des talents, des ambitions, et la Transat le montre : elle ouvre les yeux des élèves, les motive, leur donne envie d’aller plus loin.
    Avec les moyens adéquats, certains d’entre eux seront, un jour, de futurs acteurs de ces grandes compétitions.

    Propos recueillis et Photos par Roland Dorival – Rédaction Antillla

     

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