Rédigé à partir d’un communiqué de presse du vendredi 9 janvier 2026.
La Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) annonce une mesure concrète pour accélérer l’accès au très haut débit : la mise en place d’un fonds expérimental destiné à prendre en charge une partie des coûts de raccordement les plus complexes, parfois trop élevés pour certains foyers.
La Guyane poursuit son objectif : permettre à chaque foyer d’accéder à un internet très haut débit, dans le prolongement des ambitions affichées au niveau national. Mais sur le terrain, le déploiement des infrastructures ne suffit pas toujours à garantir une connexion effective, notamment lorsque le raccordement final exige des interventions techniques lourdes.
Car au-delà du réseau déployé sur le territoire, un problème persiste : celui du “dernier mètre”. Dans certaines situations, la connexion d’un logement nécessite des travaux supplémentaires, parfois complexes, entraînant un surcoût pouvant atteindre jusqu’à 1 000 euros. Une dépense qui représente un frein majeur pour de nombreux ménages, et donc un risque réel d’inégalité d’accès.
Face à cette réalité, la CTG annonce avoir fait voter par l’Assemblée territoriale un budget expérimental de 400 000 euros, destiné à subventionner les raccordements dits “complexes”, lorsque le coût dépasse les prises en charge habituelles assumées par les opérateurs télécoms.
Un partenariat public-privé présenté comme une réponse à l’inégalité d’accès
La CTG met en avant une logique de collaboration avec les opérateurs, afin de lever les obstacles financiers qui empêchent encore certains foyers d’accéder au très haut débit dans des conditions équitables.
Dans le communiqué, Marie Lucienne Rattier, conseillère territoriale déléguée au numérique, insiste sur la dimension concrète du dispositif et sur le fait qu’il s’appuie sur une expérimentation menée par l’opérateur CANAL+ au cours des trois dernières années. Elle souligne également le soutien de l’Assemblée de Guyane dans la mise en œuvre de ce mécanisme.
De son côté, Sébastien Punturello, directeur général de CANAL + Antilles-Guyane, rappelle que sans une solution de ce type, certains logements resteraient à l’écart de la connectivité, en raison des réalités techniques et géographiques propres au territoire.
Un “cap maintenu” vers l’inclusion numérique
Ce fonds expérimental s’inscrit, selon la CTG, dans une trajectoire plus large : celle d’une Guyane connectée, tournée vers l’avenir et plus inclusive. À travers cette annonce, le territoire réaffirme sa volonté de réduire les écarts d’accès au numérique, afin que chacun puisse bénéficier pleinement des usages et services du XXIe siècle.




