Chers compatriotes,

Le samedi 23 avril 2022 nous sommes appelés à voter pour élire le président de la République Française.

L‘élection présidentielle est une élection majeure et l’est encore davantage dans un moment international tendu.

Cette élection intervient dans un contexte exceptionnel marqué par la crise sanitaire mondiale, qui a bousculé nos vies depuis mars 2020 et par la guerre sur le continent européen avec l’invasion de l’UKRAINE par la RUSSIE. Celle- ci impacte déjà nos vies par une flambée des prix de l’énergie et par un risque accru de pénurie de denrées alimentaires de base.

Nos voix comptent !

C‘est pourquoi, en ma qualité de citoyen, impliqué dans la vie de la cité martiniquaise, je vous exhorte à voter ce samedi 23 avril. Il est important d’exprimer ce que vous souhaitez pour la France, pour l’Europe et surtout pour notre Martinique.

Dans ce combat, entre les grandes puissances, la possibilité nous est donnée en raison de notre appartenance à la France et à l’Europe, de participer à la construction d’un monde plus démocratique, plus humain, basé sur les valeurs de liberté, d‘égalité et de fraternité. A ces valeurs, j’ajouterais l’identité, comme Aimé CESAIRE n’a cessé de nous le rappeler en ces termes : « l’égalité doit se construire dans la différence ».

  Au nom de nos valeurs et dans le respect de nos libertés, je vous invite à voter pour Emmanuel MACRON ce samedi 23 avril 2022.

Ce vote responsable, n’est pas celui de certains d’entre nous à la lecture des résultats du premier tour en Martinique.

Toutefois il ne s’agit pas de donner un mandat sans contrepartie au président sortant.

En ce qui me concerne, ce vote nous permet d’exercer un devoir de vigilance, mais également d’exigence vis à vis de notre président, du nouveau gouvernement et de tous les responsables politiques.

Dans sa lettre aux martiniquais lors du premier tour, le président candidat a écrit :

« … Les promesses et les plans se succèdent, mais le chômage et la vie chère sont toujours là. Il faut changer de logique.

Le destin de nos Outre-mer ne se résume pas à reconstituer ou à reproduire le modèle hexagonal. Non, le destin de la Martinique n’est pas de rattraper perpétuellement des retards : il est d’être en avance sur les défis de demain. Avec l’aide de l’État. Avec l’aide de la Nation toute entière. ».

C’est là une intention que je partage et qui va dans le sens de notre histoire.

Ainsi nous devons demander au président Emmanuel MACRON de s’engager, une fois élu, à mettre en place, avec nos responsables politiques et socioprofessionnels des moyens de développement plus adaptés à nos réalités.

Il s’agit de mettre en œuvre des politiques publiques instaurant une véritable égalité des chances et participant à la réduction des inégalités. Celles- ci doivent pleinement intégrer nos contraintes géographiques, notre histoire, nos réalités sociales (très fort taux d’illettrisme et de pauvreté …), les limites du modèle économique (chômage structurel important, forte dépendance aux énergies fossiles…), les problèmes d’insécurité. Ces politiques devront accorder une attention particulière à l’éducation et à la formation des martiniquais.

Elles devront également permettre à la nouvelle législature de poursuivre et de réadapter face au Covid les mesures exceptionnelles en matière de santé, de tourisme, de culture, pour assurer le rebond de notre économie. Notre président devra mettre en place les mesures indispensables à l’accompagnement des mutations, démographiques, environnementales (énergies, chlordécone, sargasses, biodiversité…), économiques (emplois -pouvoir d’achat, développement des productions martiniquaises, recherche / développement…), géopolitiques (meilleure intégration dans la Caraïbe)

Face au front national, nous devons faire face et combattre les idées basées sur un « nationalisme rabougri », le rejet de l’autre, le mépris de la différence, le contrôle des libertés, l’affaiblissement de l’Europe.  Cette exigence nous est dictée par les combats de nos ancêtres et par notre histoire.

Enfin, cher compatriote, n’ayons pas peur de l’avenir.

« Kolé tét Kolé zépol » pour avancer ensemble en ne laissant personne au bord du chemin.

 

Fait à Fort de France le 19 avril 2022                                                      

Philippe JOCK, Citoyen

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