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    Home » La montée des eaux dans les Outre-mer : Et pourtant elle monte ! par les Rapporteurs du CESE
    Tribunes

    La montée des eaux dans les Outre-mer : Et pourtant elle monte ! par les Rapporteurs du CESE

    juillet 8, 2025Mise à jourjuillet 8, 2025Aucun commentaire
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    Evolution montée des eaux, commune du François de 1997 à 2100 si rien n'est fait -Une simulation de Pascal SAFFACHE et Yoann PÉLIS lors d'une conférence organisée par l'Association 3ED - Village VALORA

    Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) vient d’adopter un avis essentiel intitulé « La montée des eaux dans les Outre-mer : quelles stratégies pour s’adapter ? », porté par trois rapporteurs engagés : Pierre Marie-Joseph, chef d’entreprise et président du groupe des Outre-mer, Sabine Roux de Bézieux, présidente de la Fondation de la Mer, et Hélène Sirder, avocate et ancienne vice-présidente de la Collectivité territoriale de Guyane.

    Dans cette tribune, les rapporteurs alertent sur une urgence climatique bien réelle, déjà visible sur nos littoraux : érosion des côtes, submersions marines, salinisation des terres, inondations répétées… autant de signaux d’alarme auxquels les Outre-mer doivent faire face en première ligne. Le CESE plaide pour une adaptation concrète, fondée sur la nature, pensée à l’échelle locale et construite avec les citoyens et acteurs du territoire.

    Nous publions ici l’intégralité de cette tribune, qui appelle à agir dès aujourd’hui pour éviter un coût humain, économique et écologique majeur demain.

    Philippe PIED


    Et pourtant elle monte !

    Erosion du littoral, submersion marine, inondations, salinisation des terres et des nappes phréatiques… Pour mieux répondre aux enjeux de la montée des eaux, le CESE préconise des solutions à mettre en œuvre dès aujourd’hui, en plaçant l’équilibre entre l’humain et la nature au cœur de l’adaptation des territoires.

    « Et pourtant elle monte ! » C’est par cette apostrophe en hommage à Galilée que Mme Sabine Roux de Bézieux, présidente de la Fondation de la mer, Mme Hélène Sirder, avocate, ancienne vice-présidente de la Collectivité territoriale de Guyane, et M. Pierre Marie-Joseph, chef d’entreprise et président du groupe des Outre-mer, rapporteurs de l’avis sur “La montée des eaux dans les Outre-mer : quelles stratégies pour s’adapter ?”, souhaitent attirer l’attention sur ce phénomène dévastateur dont les effets sont déjà bien présents en Outre-mer.

    La montée des eaux est une conséquence directe du changement climatique. Les gaz à effet de serre provoquent un réchauffement global qui entraîne une augmentation du niveau des océans et la fonte des calottes glaciaires. Alors qu’ils n’ont que très peu contribué au réchauffement climatique, les Outre-mer sont en première ligne face à cette montée des eaux : une grande partie de la population, des infrastructures et des activités économiques sont concentrées sur les littoraux où elles sont fortement vulnérables.

    Les conséquences de la montée des eaux toucheront massivement les Outre-mer à l’horizon 2050, et plus encore en 2100, avec des impacts concrets dès la fin de la décennie. Tous les territoires sont concernés. A Saint-Pierre-et-Miquelon, le village de Miquelon-Langlade a commencé sa relocalisation faisant de ses habitants les premiers « réfugiés climatiques » de France. Sur la commune du Prêcheur, en Martinique, la houle a déjà détruit les enrochements de protection des habitations et une relocalisation est envisagée sur les hauteurs. En Guadeloupe, la région de Pointe-à-Pitre, qui concentre les activités portuaires, aéroportuaires et économiques de l’île, est régulièrement inondée. 40 000 personnes sont menacées de submersion marine, soit 10 % de la population. En Guyane, les communes côtières de Cayenne, Awala-Yalimapo, Rémire-Montjoly, Kourou, Mana sont déjà régulièrement inondées et devront en partie déménager. Il y a aussi des phénomènes de crues de plus en plus fréquentes à l’intérieur des terres liées aux fleuves qui inondent les terres basses. La situation est particulièrement inquiétante dans le Pacifique où un tiers des 118 îles de Polynésie française risque de disparaître avant 2100. Les études prévoient la submersion des archipels des Tuamotu et des Gambier, qui contraindra leurs 17 000 habitants à migrer vers d’autres îles. Le gouvernement polynésien prévoit déjà de déplacer progressivement ces populations.

    Face à ces risques, il faut commencer par mettre en œuvre des solutions fondées sur la nature qui protègent les littoraux et retardent les effets de la montée des eaux. Elles permettent aux pouvoirs publics de gagner un temps précieux dans l’élaboration des stratégies d’adaptation, tout en renforçant la biodiversité. Ces solutions consistent notamment à préserver et restaurer les espaces naturels de mangrove, les écosystèmes sableux, les herbiers marins et les zones humides, ainsi que les récifs coralliens,

    Parallèlement, les stratégies nationales d’adaptation au changement climatique, conçues essentiellement au regard d’une approche « hexagonale », devront être transposées aux territoires insulaires ultramarins qui ont des possibilités de recul limitées. Le CESE demande ainsi au ministère chargé de la transition écologique de développer des stratégies spécifiques et transversales aux Outre-mer.

    Les plans d’aménagement, d’urbanisme et de prévention des risques littoraux intègrent encore trop peu la montée des eaux en Outre-mer. Le CESE préconise de mieux les prendre en compte en les intégrant dans les schémas d’aménagement régionaux (SAR). Les témoignages mettent aussi en lumière la solitude des élus locaux et des entreprises face à l’ampleur du défi. Afin de les accompagner et de mettre en œuvre efficacement les politiques d’adaptation, un référent unique devra être chargé au sein des préfectures de faciliter la gouvernance et la coordination des services de l’Etat. Cet interlocuteur unique participera à l’organisation de COP régionales thématiques dans le but de mobiliser l’ensemble des acteurs du territoire.

    Le coût de l’inaction sera quoiqu’il en soit bien plus élevé que celui de l’adaptation. Il faut ainsi planifier un nouvel aménagement du territoire plus durable et résilient, fondé sur des solutions innovantes, adaptées aux contraintes locales, et coconstruites avec la société civile, associations, syndicats et entreprises.

    Le CESE appelle donc à agir dès maintenant en intégrant les conséquences de la montée des eaux dans toutes les décisions publiques et en concevant des politiques d’adaptation de long terme, ajustées aux populations et à chaque territoire.

    Pour LE CESE, les rapporteurs

    Pierre Marie-Joseph, chef d’entreprise et président du groupe des Outre-mer
    Sabine Roux de Bézieux, présidente de la Fondation de la Mer
    Mme Hélène Sirder, avocate, ancienne vice-présidente de la Collectivité territoriale de Guyane

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