. La décision, rendue le 11 septembre par quatre juges contre un, sanctionne également sept de ses proches collaborateurs, dont plusieurs généraux, avec des peines allant jusqu’à vingt-six ans.
Le procès a rappelé le rôle central de Bolsonaro dans une opération secrète visant à instaurer un état de siège et à empêcher l’investiture de Luiz Inacio Lula da Silva, en mobilisant l’appareil d’État et une partie de l’armée.
Ce jugement est considéré comme historique : il rompt avec l’impunité dont bénéficiaient les forces armées depuis la dictature militaire et constitue un jalon majeur pour la démocratie brésilienne. Son retentissement dépasse le Brésil, le verdict ayant été rendu un 11 septembre, date symbolique du coup d’État de Pinochet au Chili.
La condamnation divise profondément la société. Une partie du pays salue une victoire de la justice et célèbre la fin d’une ère d’impunité, tandis que les partisans de l’ancien président dénoncent une persécution politique, misent sur le soutien des États-Unis de Donald Trump et espèrent obtenir une amnistie ou une grâce en cas de victoire électorale de la droite en 2026.
Déjà assigné à résidence et fragilisé par des problèmes de santé, Bolsonaro devrait être incarcéré dans les prochains mois. Mais son camp conserve une forte capacité de mobilisation, laissant entrevoir de nouvelles tensions politiques et sociales au Brésil.




