L’adoption prochaine de la loi de finances 2026 suscite de vives inquiétudes en Martinique. Derrière les chiffres et les ajustements techniques, ce texte cache en réalité des mesures qui risquent d’aggraver la vie chère déjà ressentie au quotidien par la population.
Des mesures budgétaires lourdes de conséquences
Les dispositions prévues visent à réaliser des économies substantielles au niveau national. Mais leur déclinaison dans les territoires ultramarins pourrait se traduire par :
- une réduction des exonérations de charges pour certaines entreprises,
- un resserrement des dispositifs d’aides et de compensations,
- une pression fiscale accrue sur les ménages comme sur les professionnels.
En clair, le coût du travail augmentera pour les petites structures, les prix à la consommation risquent de grimper encore davantage, et la compétitivité locale sera affaiblie.
Une menace directe pour le tissu économique
Les entreprises martiniquaises, déjà fragilisées par les surcoûts liés à l’insularité et aux importations, redoutent une hausse généralisée des charges. Beaucoup craignent que cette loi ne provoque une vague de fermetures, en particulier dans le commerce, l’artisanat et le BTP.
Le consommateur en première ligne
Pour les foyers, la conséquence est claire : la vie quotidienne coûtera plus cher. L’alimentation, les services, les transports, tout risque de subir une inflation supplémentaire, rendant encore plus difficile la gestion des budgets familiaux.
Une inquiétude partagée
Élus, syndicats, associations de consommateurs et chefs d’entreprise s’accordent sur un point : si cette loi s’applique sans aménagement spécifique pour l’Outre-mer, elle risque d’aggraver durablement les inégalités et d’alimenter le sentiment d’abandon.



