Avant même que les lumières ne s’éteignent pour laisser place au cinéma, la Mission locale Nord Martinique (Milnord) a choisi d’ouvrir la journée par un temps fort, profondément humain : une série d’hommages rendus à plusieurs personnalités présentes dans la salle. Des paroles simples, exigeantes et incarnées, portées notamment par Jean-Michel Loutoby, pour rappeler que :
“…derrière les parcours économiques, culturels ou entrepreneuriaux, il y a des femmes et des hommes qui font tenir le territoire, souvent loin des projecteurs mais toujours au service du collectif.”
Ce moment, à la fois solennel et sincère, a permis de saluer des engagements différents mais complémentaires. Celui de Patrick Fabre, figure du quotidien, représentant d’une économie de proximité où la grande distribution devient un maillon essentiel de la continuité sociale et territoriale. Celui d’Emmanuel de Reynal, passeur de sens, entrepreneur et écrivain, pour qui les mots ne sont jamais accessoires mais participent pleinement à l’action et à la responsabilité collective. Celui encore de François-Xavier, homme de l’ombre, architecte du mouvement logistique, dont la rigueur silencieuse assure la fluidité et la solidité de l’activité économique.

À travers chacun de ces hommages, un même fil conducteur s’est imposé : l’entreprise n’est pas seulement un lieu de performance, mais un espace d’apprentissage, de transmission et de responsabilité sociale. À chaque fois, un message clair a été adressé à la jeunesse présente : il existe des parcours utiles, durables et porteurs de sens, où la constance, l’éthique et le travail bien fait comptent autant que la visibilité.
Ce temps d’hommage a trouvé son point d’orgue avec les mots adressés à Bernard Hayot. Plus qu’un salut à une réussite entrepreneuriale, il s’est agi d’une reconnaissance pour un parcours construit dans la durée, depuis des origines modestes jusqu’à un rayonnement international, sans jamais rompre avec le territoire.

En filigrane, une conviction forte a été rappelée :
“…les bâtisseurs durables ne laissent pas seulement des structures économiques, ils laissent des repères, des vocations et des rêves encore debout.”
En ouvrant la journée par ces hommages, la Milnord a donné le ton : ici, le cinéma, l’art et l’économie ne sont pas dissociés de l’humain. Ils s’inscrivent dans une même vision, celle d’un développement qui commence par la reconnaissance des femmes et des hommes qui, chacun à leur place, contribuent à faire grandir la Martinique.



