La venue en Guyane et aux Antilles de l’un des poids lourds du gouvernement, le Ministre de la Justice Gérald DARMANIN, attire l’attention sur deux problèmes d’une particulière gravité.
Le premier problème tient à la difficulté de la France à contrôler la partie américaine de son propre territoire, notamment face aux narcotrafiquants, alors même que le Général, Major Général des Armées envisage, avec une certaine légèreté, d’envoyer mourir de jeunes Français dans un très hypothétique conflit avec les Russes.
Le deuxième problème tient à l’échec patent de la politique pénale de l’Etat depuis près de quarante cinq ans.
Certes il faut se féliciter de l’ouverture récente en Martinique d’un établissement visant à faciliter la réintégration sociale de délinquants en fin de peine; et remercier tous ceux qui se sont investis sur ce dossier, particulièrement la sénatrice de la Martinique.
En revanche, la criminalité, dans la France Entière (Hexagone et Outre-Mers), bat des records.
Depuis 1981, la France a choisi, entre deux principales variantes de politique pénale, la variante « cool » consistant à sanctionner le moins possible, pour éviter la prison aux délinquants considérés comme jamais entièrement responsables de leurs crimes et délits.
L’autre variante, que l’on appelle « tolérance zéro » vise à punir vite et dès le premier délit, y compris les mineurs mal contrôlés par leurs familles.
Moyennant quoi, malgré cette politique constante d’évitement de la prison, les prisons françaises débordent.
Alors que dans les pays de tolérance Zéro, tels que la Hollande ou le Japon, la Norvège ou le Danemark, on ferme des prisons.
La sanction, dans ces pays, est immédiate, certaine, et de nature à tuer toute velléité de récidive.
En France, le budget consacré au Ministère de la Justice atteint à peine, depuis des décennies, O.2% du PIB, quand, dans l’ensemble des pays de l’OCDE, la moyenne est de 0.3 %, c’est -à-dire 50% de moyens en plus à disposition de la Justice, pour la sécurité de chacun d’entre nous.
Rappelons que la sécurité de ses citoyens est la responsabilité numéro 1 de tout Etat. Cette sécurité est confiée à l’Armée en temps de guerre, aux tribunaux en temps de paix.
On trouve assez facilement l’origine de la situation actuelle dans l’un des mots d’ordre-clés de la révolte de Mai 1968 ( « Il est interdit d’interdire »), qui ont fortement inspiré à partir de 1981 aussi bien le Président de la République, François Mitterrand, que le Ministre de la Justice, Robert Badinter.
Des policiers et des gendarmes, las d’être pris entre le marteau et l’enclume, se suicident en silence
Une batterie de lois permissives permet à une majorité de magistrats clairement adeptes de la célèbre « Harangue de Baudot » de mettre en péril permanent notre sécurité, et donc notre liberté, tout en restant dans la légalité.
Si ces nombreuses lois, telles que la loi Taubira de 2014 sur les peines planchers, ne sont pas modifiées dans les plus brefs délais, notre liberté d’aller et venir disparaitra.
Point besoin alors de constructions nouvelles: nos maisons deviendront nos prisons.
Maurice Laouchez
MANMAY, AN NOU GADÉ DOUVAN.




