Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Soraya Warner-Gustave, la gouverneure rotarienne au service de toute la Caraïbe

    janvier 27, 2026

    Voies et perspectives du développement : repenser l’avenir des sociétés contemporaines

    janvier 27, 2026

    COMABAT, 40 ans à bâtir la Martinique

    janvier 27, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Art/Culture
      • Ecologie / Environnement
      • Patrimoine
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Édito de Henri PIED
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Caraïbe
    • Newsletter 
    • Publicité
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Réparer sans occulter : pour une approche globale de la responsabilité dans l’esclavage atlantique. Le Regard de de Gdc.
    Le Regard de Gdc

    Réparer sans occulter : pour une approche globale de la responsabilité dans l’esclavage atlantique. Le Regard de de Gdc.

    novembre 10, 2025Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

     Synthèse analytique sur la question des réparations liées à l’esclavage atlantique et de la responsabilité partagée entre les acteurs historiques.

    Contexte général

    La question des réparations liées à l’esclavage atlantique s’est imposée comme un enjeu central dans les débats internationaux. Portée notamment par la Communauté caribéenne (CARICOM) et plusieurs États africains, elle vise à obtenir reconnaissance et justice pour les crimes commis dans le cadre de la traite transatlantique et du système esclavagiste. Si le principe de réparation fait consensus moral, son application demeure controversée, en raison de la multiplicité des responsabilités historiques et des héritages contemporains.

    Une responsabilité historique élargie

    Entre le XVe et le XIXe siècle, plus de douze millions d’Africains ont été déportés vers les Amériques. Ce phénomène ne peut être compris qu’à travers la notion de système globalisé : monarchies européennes, États, armateurs, banquiers, planteurs et élites africaines ont contribué à une économie transatlantique fondée sur la traite et l’exploitation de la main-d’œuvre servile.

    Cette réalité justifie une approche plurielle de la responsabilité historique, qui ne peut se réduire à une opposition entre victimes et bourreaux. Le crime fut collectif ; la réparation, pour être cohérente, doit l’être également.

    Une lecture binaire à dépasser

    Le débat public demeure souvent enfermé dans une lecture réductrice, opposant descendants de colons et descendants d’esclavisés. Cette approche figée empêche une réflexion rationnelle et universelle sur la réparation. Elle entretient des postures morales irréductibles qui paralysent la construction d’un dialogue apaisé. La justice réparatrice suppose une compréhension partagée de l’histoire et non une réactivation du ressentiment collectif.

     Les apports de la pensée caribéenne

    Plusieurs penseurs caribéens ont élargi la notion de réparation au-delà du champ matériel. Aimé Césaire y voyait un combat contre l’oubli ; Édouard Glissant, une exigence de relation ; et Achille Mbembe, une tentative d’ajustement moral du monde.

    Réparer consiste à restaurer le sens et à reconnaître la dette symbolique contractée envers des millions d’êtres humains déportés. Cette réflexion inclut aussi les inégalités économiques, la dépendance structurelle et les représentations raciales héritées du passé colonial.

    L’après-abolition : réparation ou continuité ?

    Depuis 1848, la France a mis en œuvre diverses politiques d’intégration républicaine dans les anciennes colonies.

    Cependant, ces mesures, souvent assimilatrices, n’ont pas corrigé les déséquilibres hérités du système esclavagiste. Elles ont parfois reproduit une logique paternaliste où l’assistance a remplacé la justice structurelle. Malgré des progrès sociaux (éducation, santé, transferts publics), la dépendance économique demeure forte. La véritable réparation exigerait une transformation durable des rapports économiques et symboliques entre la métropole et les territoires post-esclavagistes.

    Vers une éthique de la coresponsabilité

    Les réparations ne sauraient se réduire à une compensation financière. Elles doivent s’appuyer sur une reconnaissance mutuelle des responsabilités partagées : européennes, africaines et américaines. L’exemple du président béninois Mathieu Kérékou, qui demanda pardon en 1999 pour la complicité africaine dans la traite, illustre cette démarche d’humilité réciproque. Une telle reconnaissance croisée permettrait de redéfinir la réparation comme un processus de vérité, de mémoire et de transformation collective.

    Réparer ne signifie pas punir

    La réflexion sur la réparation liée à l’esclavage atlantique dépasse la seule question des indemnités. Elle engage une réévaluation des relations Nord-Sud, de la mémoire collective et des politiques publiques. Réparer ne signifie pas punir, mais comprendre les interconnexions historiques qui ont façonné le monde moderne. La Caraïbe, de par sa position historique et culturelle, peut devenir un laboratoire du dialogue entre mémoire et avenir.

    Gérard Dorwling-Carter

    Share this:

    • Facebook
    • X

    Articles similaires

    ARTICLES SEMBLABLES

    Un Parlement en surchauffe, une société fatiguée : le grand décalage

    janvier 25, 2026

    Espoir, lucidité et action locale : ce que nous apprend le collectif Sargasses du Robert Le Regard de Gdc

    janvier 13, 2026

    Entreprendre en Martinique et en Guadeloupe : des chiffres inquiétants. Le Regard de Gdc

    janvier 11, 2026
    Ajouter un commentaire
    ECRIVEZ UN COMMENTAIRE Cancel Reply

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Saisie du pétrolier Olina par les États-Unis

    Caraïbe janvier 26, 2026

    Les États-Unis ont saisi le pétrolier Olina dans la Caraïbe, au motif qu’il s’agirait…

    Share this:

    • Facebook
    • X

    Actualités politiques, économiques et sociales de la Caraïbe

    janvier 25, 2026

    Le conseil de transition haïtien aggrave le chaos politique en votant la destitution du Premier ministre.

    janvier 25, 2026

    Exclusif : Le Mexique envisage de suspendre ses livraisons de pétrole à Cuba par crainte de représailles de la part de Trump, selon des sources.

    janvier 25, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS !
    TÉLÉCHARGEZ LE MAGAZINE SPÉCIAL D’ANTILLA
    OFFERT CE MOIS-CI ! EXCELLENTE ANNÉE 2026
    ABONNEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACTEZ-NOUS
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • CONSULTEZ LES ANNONCES LÉGALES

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.